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Burlington a tout pour plaire. Un joli lac. Des... (Photo Stacey Cramp, Archives The New York Times)

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Burlington a tout pour plaire. Un joli lac. Des plages accessibles et gratuites. De bonnes tables et des produits locaux franchement intéressants.

Photo Stacey Cramp, Archives The New York Times

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La Presse

Voici des idées pour des escapades de dernière minute et des sorties pour prolonger, un brin, la saison estivale.

Burlington en famille

Violaine Ballivy

Burlington, on y est allés 1 fois, 2 fois, 10 fois, et toujours avec le même plaisir, car elle a tout pour plaire, cette petite ville du Vermont. Un joli lac. Des plages accessibles et gratuites. De bonnes tables et des produits locaux franchement intéressants. Et surtout, un dynamisme certain. Vous y êtes déjà allés en amoureux ou entre amis? Voici quatre bonnes raisons d'y retourner avec les enfants.

1. Les fermes Shelburne

Les fermes Shelburne tiennent davantage du château de conte pour enfants que du bâtiment agricole habituel: c'est un domaine immense (5,6 km2!), dessiné par nul autre que l'architecte Frederick Law Olmsted, celui-là même qui signa l'aménagement du mont Royal et de Central Park, au début du XXe siècle. Depuis près de 50 ans, on s'y consacre à sensibiliser la population aux principes de l'agriculture durable, avec un programme bien rempli pour les enfants. Sitôt arrivés, ils pourront nourrir les poules, apprendre à traire une vache ou à faire du fromage, alouette: les éducateurs sont nombreux et attentionnés. L'endroit est parfait pour un pique-nique, dans l'herbe ou sur le bord du lac Champlain. Un petit casse-croûte vend des sandwichs préparés sur place, avec des ingrédients produits exclusivement à la ferme, pain et fromage inclus.

Prévoyez au moins une demi-journée.

2. L'aquarium Echo

Qu'est-ce qui se cache dans le lac Champlain? Les enfants le découvrent justement dans le gros bâtiment niché sur ses berges, le centre Echo, à la fois aquarium et centre des sciences, où sont hébergées plus d'une soixantaine d'espèces animales locales. Ouvert en 2003, il s'adresse particulièrement aux enfants, avec plusieurs expositions interactives et ateliers où ils auront le plaisir de se salir un peu les mains: bref, on s'y amuse ferme, et ce, dès 2 ans. Un regret? Il faut payer un supplément pour assister aux films présentés, en 3D et en anglais, mais il y a amplement de quoi s'amuser sans cela.

Prévoyez 1 h 30.

3. Le lac Champlain

Incroyable mais vrai, des touristes reviennent de Burlington sans même avoir vu le magnifique lac Champlain, scotchés qu'ils sont restés dans les boutiques de la rue Church. S'il n'y avait qu'une raison d'y aller, c'est pourtant celle-ci, immense étendue d'eau bleutée où les gamins s'amusent, sans fin, à lancer des cailloux au plus loin de leurs petits bras, à barboter dans les vagues, à construire des châteaux de sable éphémères. La promenade en bois, près du centre-ville, est parfaite pour admirer les couchers de soleil, alors qu'on profitera plutôt des plages publiques pendant la journée, avec d'autant plus de plaisir si on a apporté (ou loué) des vélos pour filer sur la piste cyclable menant au chapelet d'îles du lac Champlain.

4. Manger

Le Vermont est à l'avant-garde aux États-Unis dans le mouvement «de la ferme à la table», et la preuve en est bien visible à Burlington. On y mange bien, très bien même: les produits locaux sont presque systématiquement mis de l'avant sur les menus, et les produits biologiques, faciles à trouver. Mieux: on mangera sainement sans trop de peine et les enfants sont généralement bienvenus dans les restaurants. On pense à plusieurs adresses où l'addition est raisonnable, comme Skinny Pancake, une crêperie près de la marina qui tend de surcroît à être «zéro déchets» et dont le menu convient autant aux enfants qu'à leurs parents (crêpes salées, sucrées, carte des bières). Plus près du centre-ville, un arrêt s'impose à l'American Flat Bread, une excellente pizzeria sur feu de bois doublée d'une microbrasserie, puis chez August First, divine boulangerie aux brunchs spectaculaires (table de jeux pour les petits). Enfin, pour les pique-niques, un passage à la coopérative de l'Onion River comblera tout le monde, entre autres avec son offre intéressante de prêt-à-manger et de produits biologiques.

La Vallée heureuse du mont Élan... (Photo tirée de Facebook) - image 2.0

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La Vallée heureuse du mont Élan

Photo tirée de Facebook

Camper dans la nature

La saison de camping peut s'étirer jusqu'à l'Action de grâce. Voici trois campings situés à deux heures ou moins de la métropole pour planter sa tente avant que les nuits ne deviennent trop fraîches.

Nathaëlle Morissette

1. Cantons-de-l'Est

La Vallée heureuse du mont Élan

Tranquillité. C'est l'un des premiers mots qu'a utilisés Andrée Boisvert pour décrire son camping. «Ici, c'est petit, vous ne retrouverez pas de petit train», illustre-t-elle. Et les propriétaires, qui offrent 50 emplacements - espaces de camping et petits chalets - ne veulent pas transformer leur petit coin de nature en parc d'attractions. Ils souhaitent préserver la quiétude de cette vallée où serpente un petit ruisseau.

Activités: Randonnée pédestre, baignade (piscine chauffée), piste d'hébertisme, Frisbee Golf (jeu qui consiste à lancer un disque dans un panier de métal)

Situation géographique: Le camping est situé à environ 200 km de Montréal et à 189 km de Québec.

Coût par nuitée: 32 $ (camping sauvage)

2. Laurentides

Camping et cabines du Sommet Morin-Heights

Ici, il y en a pour tous les goûts: terrains pour les tentes et les véhicules récréatifs ainsi que la location de maisonnettes entièrement équipées pour ceux qui préfèrent le camping de «luxe». Véritable repaire pour les familles, l'endroit a été aménagé avec une aire de jeux et se situe à une quinzaine de minutes du Parc aquatique du Sommet Saint-Sauveur. Les propriétaires de chiens peuvent également venir camper avec leur animal favori, à condition qu'il soit en laisse.

Activités: Parcours d'arbre en arbre, piscine à proximité, glissades d'eau à proximité

Situation géographique: Le camping est situé à environ 90 km de Montréal et à 320 km de Québec.

Coût par nuitée: 37 $ (sans service)

3. Mauricie

Parc de la rivière Batiscan

Le parc de la rivière Batiscan a de quoi plaire à différents types de campeurs. Il dispose de 170 emplacements divisés en 3 secteurs. «On offre vraiment trois ambiances différentes», souligne Nicole Robert, directrice générale de ce parc de la Mauricie. Le secteur Barrage, idéal pour les familles, donne accès à des sites semi-aménagés ainsi qu'à des terrains avec deux ou trois services. Aire de jeux, terrain de volley-ball, salle de découvertes animée par des biologistes se trouvent également à proximité. Le secteur Murphy, dans la municipalité de Saint-Stanislas, dispose également d'un secteur semi-aménagé avec services. Le secteur Grand Bassin, pour sa part, est beaucoup plus rustique. Terrains éloignés. Toilettes sèches. Pour campeurs avertis. Sinon, on y trouve également des tentes prêtes pour camper.

Activités: Baignade dans la rivière, location de canots et de kayaks, parcours dans les arbres pour adultes et enfants, via ferrata et grande tyrolienne.

Situation géographique: Le camping est situé à environ 180 km de Montréal et à 114 km de Québec.

Coût par nuitée: 31,35 $ (camping semi-aménagé) ou 26,15 $ (camping rustique)

Vue d'un promontoire naturel à une dizaine de... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 3.0

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Vue d'un promontoire naturel à une dizaine de mètres au-dessus de l'eau, les chutes montrent leur grande puissance.

Photo Bernard Brault, La Presse

Découvrir les puissantes chutes de Sainte-Ursule

Pierre-Marc Durivage

À seulement 20 minutes de Louiseville, entre Montréal et Trois-Rivières, le lisse profil des basses-terres du Saint-Laurent est soudainement brisé avec fracas par les chutes de Sainte-Ursule. Un endroit qui vaut le détour pour un pique-nique et une randonnée.

En fait, le parc cache encore ses atouts quand on arrive dans le stationnement. Les chutes ne sont nulle part en vue. En quittant le modeste pavillon d'accueil, on commence toutefois à percevoir un grondement sourd et profond. On comprend pourquoi quand on arrive au pied de la passerelle: on se trouve au sommet de la chute principale, qui plonge sur 70 m pour permettre à la rivière Maskinongé de poursuivre son cours vers le fleuve Saint-Laurent.

On est tout de suite tenté de grimper sur le petit pont en arche pour regarder la chute de plus près, mais on nous recommande de patienter et d'emprunter le sentier qui descend sur la gauche. Au pied de la première cascade, on se retrouve face à un escarpement rocheux au sommet duquel est perché un belvédère qu'il faut absolument visiter. On se retrouve droit devant la chute, qui s'engouffre dans une étroite gorge ; le débit est franchement impressionnant, à tel point que le regard se perd dans le perpétuel mouvement du remous.

En reprenant le sentier, on arrive bientôt à la deuxième passerelle, suspendue au-dessus des cataractes. Elle nous permet de gagner l'île formée à l'ouest par l'ancien lit de la rivière Maskinongé, qui reprend vie au printemps et lors des périodes de crue occasionnelles.

On remonte ensuite le sentier qui nous permet de rejoindre la plateforme d'observation d'où il est possible d'admirer le spectaculaire pont ferroviaire construit en 1900. D'une longueur de 346 m et haut de 56 m, c'était à l'époque le plus long ouvrage du genre au Canada.

Avant de revenir à notre point de départ par la première passerelle, il faut faire un petit détour par le trottoir de bois aménagé sur pilotis le long de la rive ouest de la chute principale. Au bout se trouve une autre plateforme, celle-là juchée presque directement au-dessus des puissantes cascades. Attention toutefois, le crachin de la chute rend les planches particulièrement glissantes.

On consulte au passage les affiches qui nous informent de la présence au sommet de la première chute d'une ancienne usine de pâte à papier en service de 1882 à 1907 - seuls les vestiges des fondations de pierre sont encore visibles, cachés sous la végétation. Certains écriteaux auraient besoin d'être rafraîchis, mais on peut encore décoder l'essentiel de l'information.

En plus de la boucle principale, plusieurs autres sentiers ont été aménagés en forêt, le réseau de randonnée faisant au total près de 5 km. «On recommande aux visiteurs de diviser leur journée en deux parties, suggère la coordonnatrice du Parc des chutes de Sainte-Ursule, Nancy Paillé. Bien des gens se contentent de faire le tour de la chute en traversant sur l'île, mais ils ratent toute la section de sentiers qui fait plus de 3 km en forêt. On y trouve une prucheraie ancestrale, ainsi qu'une faune et une flore très riches. Il y a aussi une grande variété de champignons; les mycologues adorent parce qu'ils peuvent faire la cueillette sans frais supplémentaires.»

Deux aires de pique-nique sont accessibles pour casser la croûte entre deux promenades, la première près du pavillon d'accueil et de la vaste aire de jeux pour enfants, alors que l'autre est tout en bas des chutes, près d'une petite plage, encore très agréablement fréquentable en septembre.

Passer la nuit

On pouvait jusqu'à cette année passer la nuit près des chutes dans l'un des cinq chalets aménagés tout juste en amont. Mais faute d'investissement, ils fermeront leurs portes définitivement le 10 octobre prochain. Si tous les chalets sont loués pour le week-end, à moins d'annulations de dernière minute, le lieu permet toutefois aux campeurs de passer la nuit sur place dans leur véhicule récréatif. Il existe également, dans un rayon de moins de 40 km, un vaste choix d'hébergement, que ce soit à Trois-Rivières, Saint-Alexis-des-Monts ou Berthierville.

Il reste quelques semaines à peine pour profiter... (Photo Martin Tremblay, La Presse) - image 4.0

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Il reste quelques semaines à peine pour profiter des terrasses, des plages, des «villages» éphémères et autres activités estivales dans la métropole.

Photo Martin Tremblay, La Presse

Sortir à Balconville

Il reste quelques semaines à peine pour profiter des terrasses, des plages, des «villages» éphémères et autres activités estivales dans la métropole. Voici quelques suggestions pour agrémenter son «staycation».

Ève Dumas

Kayak ou surf à pagaie (SUP) au parc des Îles-de-Boucherville

Il y a 8 km de sentiers nautiques autour des Îles, ce qui permet de pagayer pendant quelques heures au moins, que ce soit en canot, en kayak ou en surf à pagaie. Le parc des Îles-de-Boucherville se prête également à la marche et au vélo, avec ses 21 km de sentiers. Pour la baignade, on se rend à la plage municipale de Longueuil, réaménagée depuis l'été dernier, au bout de l'île Charron, juste à côté. Celle-ci sera fermée pour la saison à compter de mardi. Aussi bien en profiter s'il fait beau!

Une journée sur le canal de Lachine

Au Centre nautique du canal de Lachine, on peut louer kayaks, pédalos, bateaux électriques et rabaskas pour se promener sur l'eau à son rythme. Les «sorties du samedi» et les cours d'initiation au kayak (mercredi et dimanche) permettent de sillonner le canal avec un guide. Pourquoi ne pas ensuite poursuivre ses activités nautiques en prenant un verre au Canal Lounge, bateau-buvette ouvert de 16 h à 23 h, tous les jours sauf le lundi?

Parasol

Le restaurant éphémère à l'arrière du Maïs est encore ouvert pour quelques semaines seulement. Il faut profiter des dernières belles bouchées d'été des chefs Jeff Downs et William Cody, préparées sur le gril dans la ruelle. Les petits pois aux fleurs de sureau ont fait fureur sur les réseaux sociaux (et dans la bouche de ceux qui les ont goûtés!). Les plats de poisson et de fruits de mer étaient aussi délectables. Réservations fortement recommandées.

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