BarBounya: déjeuner méditerranéen

De la salade de tomates et de concombres... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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De la salade de tomates et de concombres avec de la ricotta, des olives, des noix avec des fruits secs, des confitures et tartinades maison, du kaymak avec du miel: voilà une formidable façon de commencer à déjeuner.

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Aussi convivial qu'ensoleillé, le petit-déjeuner à la turque permet, le temps d'un repas, de tenir la grisaille saisonnière en respect.

De petits plats à partager avec la tablée suivis d'une assiette principale au choix: la chef Fisun Ercan reprend ici la formule popularisée chez Su, son restaurant turc de Verdun. Pour notre plus grand bonheur.

La seule vue des petits plats apportés sur une planche au premier service vous transporte ailleurs. L'assortiment est semblable à celui servi chez Su: de la salade de tomates et de concombres avec de la ricotta, des olives, des noix avec des fruits secs, des confitures et tartinades maison, du kaymak (laitage turc à base de crème) avec du miel.

Voilà une façon bien civilisée de déjeuner, au sens étymologique du terme - c'est-à-dire de rompre le jeûne. Au lieu de se jeter, chacun de son côté, sur sa grosse assiette deux-oeufs-bacon-patates, sans trop traîner parce qu'on est affamé et que ça refroidit vite, on commence en douceur. Le partage des plats et l'alternance du salé et du sucré instaurent d'emblée un rythme plus posé qui laisse toute la place à la conversation. La salade simple mais rafraîchissante, le doux mélange kaymak-miel, la délicieuse tartinade de noix, les confitures maison, le pain maison moelleux servi chaud, tout est fin, savoureux et très agréable.

La sélection de plats principaux, par contre, diffère de chez Su. Le menu du soir de BarBounya est d'inspiration méditerranéenne plutôt que strictement turque, et le brunch est dans le même esprit. Les assiettes ne sont pas toutes aussi exotiques, mais la plupart ont une touche personnelle. Le pain doré brioché, par exemple, n'est pas seulement garni de chocolat, mais aussi de tahini.

Certaines propositions sont très originales, comme ce plat de houmous surmonté d'oeufs brouillés garnis de pastirma, une charcuterie de viande séchée. D'autres sont plus classiques, comme la frittata d'aubergine.

Entre les deux, on trouve des plats comme la cassolette - des oeufs cuits sur un mélange de viande hachée et d'oignon très parfumé. Ou le «porc effiloché», qui se présente plutôt sous l'aspect de morceaux de porc braisé, accompagné de maïs, de poivrons rouges et de courgette.

Tout ce que nous avons essayé était bon et bien exécuté, mais l'allure des plats est inégale.

La plus belle assiette, étonnamment, était une salade. L'assemblage de verdures parsemées de graines de tournesol, de tranches de gravlax de truite rougeoyantes, de moitiés d'oeuf mollet et de longs craquelins maison est spectaculaire dans son bol noir. Les laitues étaient vives, le gravlax fondant, l'oeuf impeccable et les craquelins délicieux: une réussite.

Tous les plats, malheureusement, n'avaient pas la même générosité. La frittata était bien moelleuse et renfermait une bonne quantité de légumes, mais cette petite omelette toute nue avait l'air un peu tristounette.

La portion de houmous garnie d'oeufs brouillés avait aussi l'air un peu perdue dans son assiette. Et la coupe du pastirma, en minuscules languettes plutôt qu'en tranches franches, en faisait plutôt un condiment et ne permettait pas d'apprécier pleinement cette charcuterie ottomane.

La cassolette d'oeufs, avec sa viande hachée et ses morceaux de pommes de terre rôties, et le porc braisé accompagné de légumes et d'un oeuf poché, par contre, étaient aussi réconfortants que rassasiants.

Tous les plats, précisons-le, sont au même prix. La formule a l'avantage d'être simple, mais peut-être est-elle trop limitative pour la cuisine? Il est important d'offrir des choix abordables, mais élargir la gamme de prix donnerait une marge de manoeuvre pour rehausser certains plats, et satisfaire tous les appétits.

> Prix : Fixe, soit 16,50$ pour deux services. Le premier service, à partager, ressemble à ce qu'on trouve en Turquie à l'heure du petit-déjeuner (salade, olives, fruits secs et noix, confitures et tartinades, laitages), le second service est un plat au choix (cassolette d'oeufs, gravlax, frittata, pain doré, etc.).

> À boire: Idéalement, le thé turc, servi dans de jolis petits verres. Pour le reste, on s'en tient à l'essentiel: jus d'agrumes, mimosa, bon café au lait - mais aucune solution de rechange au lait de vache (soya, amande, etc.) n'est offerte pour les lattés.

> Service: Cordial mais inégal. On ne vous demandera pas nécessairement si vous voulez du café, on ne vous apportera pas forcément du sucre.

> Ambiance: Décor de resto-bar à la fois urbain et chaleureux. Toutes les places sont à des tables hautes communales, mais les sièges sont très confortables. La trame sonore (vieux succès rock, funk) peut surprendre en matinée.

>  On aime : Un brunch d'inspiration turque qui réussit à vous dépayser sans vous bousculer.

> On aime moins : Toutes les assiettes ne sont pas aussi enthousiasmantes.

> On y retourne? Oui.

BarBounya

234, avenue Laurier Ouest, Montréal

514 439-8858 

barbounya.com

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