À Pékin, un restaurant de nouilles patriotiques

Pékin dispute à Tokyo la souveraineté sur les... (Photo FRED DUFOUR, AFP)

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Pékin dispute à Tokyo la souveraineté sur les îles Diaoyu, que le Japon appelle Senkaku.

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Agence France-Presse
PÉKIN

Un restaurant de nouilles tout juste ouvert à Pékin a choisi d'afficher ouvertement son nationalisme en se baptisant du nom d'un archipel âprement disputé au Japon, dans un décor militariste plébiscité par les clients.

Accoudé au comptoir, qui reproduit la forme du premier porte-avion chinois, le patron du bistro Les nouilles malatang des îles Diaoyu, affirme néanmoins que les «amis Japonais» sont les bienvenus.

Lu He est vêtu d'un treillis militaire et sa femme Zhang Yanchunzi, cofondatrice du lieu, porte un uniforme d'officier de l'Armée populaire de libération.

Pékin dispute à Tokyo la souveraineté sur les îles Diaoyu, que le Japon appelle Senkaku. Ce différend territorial sur cet archipel inhabité, en mer de Chine orientale, empoisonne les relations entre les deux pays voisins et rivaux.

La décoration du bistro de pâtes traditionnelles ne laisse pas de doute sur la ferveur nationaliste des patrons: fausses mitrailleuses, drapeaux chinois, avions miniatures suspendus au plafond et, au milieu de la salle, une réplique du seul porte-avion chinois, le Liaoning.

«Nous tenons à marquer nos positions», proclame Lu He, main sur le coeur derrière un faux gilet pare-balles.

«Les îles Diaoyu appartiennent à la Chine, et nous le revendiquons avec toute notre passion patriotique».

Sa femme acquiesce: «Les îles Diaoyu appartiennent à la Chine. Cette phrase, nous l'avons dans la tête depuis tout petit, c'est très important pour moi et pour le peuple chinois».

Quand l'AFP s'y est rendue, le restaurant était bondé, une bonne vingtaine de clients patriotes aspirant des nouilles épicées, devant les gigantesques photos des îles couvrant deux murs de l'établissement.

Certains convives dégustaient aussi des «grenades de Diaoyu» (beignets de bananes) ou «l'artillerie lourde de Diaoyu» (boulettes de patates douces).

M. Lu est lui-même en conflit avec les gérants des locaux où est installé son bistro, qu'il accuse d'avoir retiré un panneau publicitaire pour ne pas heurter des locataires japonais.

«D'autres (restaurants) affichent ''Interdit aux chiens et aux Japonais''», se défend le patron. «Mais ici les étrangers sont les bienvenus, même nos amis japonais».

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