Portraits de torréfacteurs: les brûleurs de grains

Guillaume Kittel, de Kittel Compagnie de café... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

Agrandir

Guillaume Kittel, de Kittel Compagnie de café

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pour faire un bon café, tout part du grain qui doit être torréfié à la perfection pour livrer tous ses arômes. Portrait d'artisans torréfacteurs.

Guillaume Kittel: Kittel compagnie de café

Guillaume Kittel possède toujours le petit brûleur à café (« sampler ») dont il s'est servi pour des centaines de tests... dans son condo !

« Ma blonde et moi avions gardé plusieurs livres de nos études et ils ont tous maintenant une forte odeur de café brûlé », raconte-t-il avec un fond de nostalgie dans la voix quand il se souvient de ses débuts dans la torréfaction.

Après des études en finances spécialisées dans la gestion des risques et la croissance des petites entreprises, puis plusieurs années employé de grandes banques, il a décidé de prendre un risque personnel en 2011 en créant sa propre entreprise de torréfaction, Kittel Compagnie de café.

« Nous fêterons ce printemps le cinquième anniversaire de notre entrée en production », expliquait-il, cette semaine, dans le vaste atelier de la rue Fullum. « Pour moi, c'était la réalisation d'un rêve personnel et je suis content de voir que ça marche toujours, cinq ans plus tard. Nous avons eu la chance d'arriver sur la scène montréalaise du café juste au bon moment, quand les choses ont vraiment explosé. »

Plus « discret » que ses collègues de Saint-Henri micro-torréfacteur ou de Dispatch, Guillaume Kittel n'en a pas moins développé de solides relations d'affaires avec une large clientèle. Et son entreprise est toujours en pleine expansion. « Notre production augmente sans cesse, souligne-t-il. Nous avons d'ailleurs récemment fait l'acquisition d'un nouveau brûleur, au Portugal [chez Joper], qui va plus que doubler notre capacité, tout en nous permettant d'améliorer encore la qualité de nos produits. »

Guillaume Kittel mise maintenant sur une équipe très complète, avec notamment trois torréfacteurs : Liam Robichaud, Colin Power et Sebastian Recinos, ce dernier étant issu d'une famille de producteurs d'Amérique centrale. Kevin Floether et Juliette Leblanc font aussi partie de l'équipe tandis que Louis Arteau, l'associé de Kittel, prend aujourd'hui une part plus grande dans la gestion de l'entreprise.

« Le défi est maintenant d'élargir l'offre de services que nous proposons à nos clients, explique Arteau. Nous sommes maintenant impliqués dans l'acquisition et l'entretien de l'équipement, dans la formation du personnel, dans le suivi aussi sur le terrain. C'est essentiel si on veut fidéliser nos clients. »

De nouveaux locaux, voisins de l'atelier, permettront d'offrir ces services et aussi d'expérimenter afin de faire évoluer la gamme des produits Kittel. La passion est toujours la même, et Guillaume s'anime quand il parle de ses prochains arrivages, des cafés qu'il espère mettre bientôt sur le marché.

Et s'il attend avec impatience l'arrivée de son nouveau brûleur, il n'oubliera jamais la version miniature qui traîne dans un coin de l'atelier.

Paul et Holly von Hoyningen Heunes, de Kaito Torréfacteur... (Photo fournie par Kaito Torréfacteur) - image 2.0

Agrandir

Paul et Holly von Hoyningen Heunes, de Kaito Torréfacteur de café

Photo fournie par Kaito Torréfacteur

Des nouveaux venus à découvrir

KAITO

Holly et Paul von Hoyningen Heunes sont originaires de Montréal, mais ils ont vécu plusieurs années à Berlin. De retour au Québec, ils ont créé l'année dernière Kaito Torréfacteur de café dans un superbe atelier à Hudson, à l'ouest de Montréal. On voit de plus en plus leurs produits en ville dans leurs sacs bleus, jaunes ou rouges, un code couleur simple et attrayant adopté afin d'aider l'amateur de café à trouver ce qui lui plaît. « Cela peut être compliqué de démêler les origines et les styles de torréfaction, souligne Holly. Notre code permet de simplifier la vie aux consommateurs, tout en les assurant qu'ils auront toujours des cafés de qualité. » Jeunes parents, Holly et Paul souhaitent développer leur entreprise à leur rythme, et on devine que leur approche du café est aussi, plus largement, un style de vie.

ZAB

Edwin Chareton a travaillé une dizaine d'années dans les cafés montréalais. Et il rêvait de se lancer en affaires. Il aurait pu ouvrir un café, il s'est plutôt offert un superbe brûleur Probat ! C'est ainsi qu'est né ZAB Café l'année dernière, et le brûleur est en production depuis le mois d'août dans un local de Pointe-aux-Trembles. Véritable homme-orchestre, Edwin fait tout lui même : « Il y a une journée pour la torréfaction, une journée pour l'emballage, une journée pour la livraison, une journée pour la paperasse... Je suis très occupé - ma blonde me donne parfois un coup de main ! -, mais je vis de ma passion et j'ai la chance de côtoyer tous mes amis de la scène montréalaise du café. » Avec leurs sacs noirs et une étiquette facile à reconnaître avec un crâne et des branches de caféier, les cafés ZAB ont vite trouvé place chez certains des meilleurs établissements de Montréal.




publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer