Les 10 grands vins de ma vie

« Quel est le plus grand vin que vous ayez jamais bu ? » (PHOTOS FOURNIES PAR LA SAQ)

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Jacques Benoit
La Presse

« Quel est le plus grand vin que vous ayez jamais bu ? »

C'est... là une question que tout amateur un tant soit peu sérieux se fait poser un jour ou l'autre.

Certains hésitent entre plusieurs ou même de nombreux vins, d'autres (je suis du nombre) répondent aussitôt !

C'était à l'automne 2001, à Beaune, en Bourgogne, à l'occasion d'un dîner que donnait la maison Jadot après la dégustation marathon de 60 vins (30 rouges, 30 blancs) dans le courant de la journée.

Le vin en question, dont j'ai fait état la même année, mais dont j'ignorais à ce moment-là que je n'en dégusterais jamais plus de ce niveau, était un bourgogne rouge.

À savoir le Corton 1911 Jadot...

Quand je sus ce soir-là que le grand patron de Jadot Pierre-Henry Gagey et son vinificateur Jacques Lardière allaient servir, entre autres, ce vin, je crus qu'ils avaient perdu la tête, que nous allions boire une momie !

C'était une merveille.

Peu coloré, quasi rose, son bouquet était exquis, subtil, pur et avec un fruité intact, toutes choses que l'on retrouvait en bouche. Une grâce absolue. De quoi en avoir les larmes aux yeux...

Autrement dit, c'était un vin parfait.

Puis, il n'y a pas si longtemps, histoire de me remémorer de grands moments de plaisir tels que le vin peut en donner, j'ai aligné impulsivement, sur un bout de papier, à la suite du Corton 1911, la dizaine d'autres très grands vins dégustés et bus au cours des ans. Et dont je garde un souvenir précis.

Les voici, dans l'ordre où je les ai notés : 

  • Pauillac 1961 Château Latour. Un monument de concentration, mais également d'équilibre, qui fut le plus grand vin de ce millésime considéré, depuis toujours, pour Bordeaux, comme LE millésime du XXe siècle.
  • Pauillac 1945 Château Latour. Grandiose, et qui était d'une jeunesse inaltérable en 1984.
  • Pauillac 1959 Château Lafite-Rothschild. Goûté côte à côte avec le 1961, qu'il surpassait.
  • Vintage 1976 Fonseca-Guimaraens. Porto d'un millésime secondaire... dont Fonseca a encore quelques bouteilles, tout en refusant d'en vendre ! 20 sur 20 comme les vins qui précèdent et ceux qui suivent.
  • Alsace 1990 Riesling Clos Sainte-Hune. Le Riesling dans toute son ampleur et toute sa splendeur. Goûté, et bu, il y a quelques années, à Montréal Passion Vin.
  • Vintage 1963 Borgès & Irmao. Porto d'un très grand millésime.
  • Clos de Bèze 1988 Domaine Armand Rousseau. Exemple parfait du grand vin associant puissance et finesse.
  • Châteauneuf-du-Pape 1979 Silex Domaine des Cabrières. Très dense, puissant - on me dit que ce grand vin tient toujours la route. Coûtait 12,75 $ au début des années 80.
  • Pessac-Léognan 2010 Château Haut-Bailly. « Un monstre », disait... affectueusement la directrice générale de ce domaine, Véronique Sanders, au moment de la dégustation de ce vin du niveau, à mon sens, de premiers grands crus classés.
  • Enfin, le Pauillac 1994 Château Lafite-Rothschild. D'un petit millésime, mais d'une rare complexité et parfait il y a quelques années, aussi à Montréal Passion Vin. « Quand Lafite est réussi, il est insurpassable », disait Henry Wojcik, restaurateur aujourd'hui décédé et grand connaisseur, qui fut mon mentor. Merci, Henry.

Vallée de la Bekaa 2012 Les Bretèches Château Kefraya

16,40 $ (443317)

Vin rouge libanais élaboré avec pas moins de six cépages, dont principalement du Cabernet Sauvignon et de la Syrah, mais également du Cinsault, charnu, et plus que moyennement corsé. Assez peu tannique, ses saveurs sont relevées et particulières, ce vin laissant dans l'après-goût des arômes rappelant les conifères, comme certains Châteauneufs-du-Pape. Élevage en cuves inox. Très bon, et à prix correct. 13,5 % (86 caisses). Garde : 2016-2019 ?

16

Mâcon-Villages 2014 Domaine Perraud

19,55 $ (12284709)

Vin de Chardonnay, comme il se doit, ce Mâcon, non boisé, est on ne peut plus typé, le bouquet étant... très Chardonnay du Mâconnais, plutôt tout d'une pièce, mais doté d'une franchise exemplaire. Vin qui a du corps pour un Mâcon, son goût est net, et il est doté d'une certaine persistance. Savoureux. Fermentation et élevage en cuves inox. 12,5 % (1077 caisses).

15

Vin de Pays de Franche-Comté 2014 Pinot noir Vignoble Guillaume

20,25 $ (11556311)

Rouge clair et donc d'une couleur rappelant la Bourgogne à s'y méprendre, ce vin léger, de Pinot noir, se présente avec un bouquet alléchant, de fruits rouges, avec une note caractéristique de framboises. Peu tannique, il a une bonne persistance, et tiendra sans doute la route un petit moment. 50 % de ce vin est élevé en fûts de réemploi, 30 % en foudres et 20 % en cuves inox. 12,5 % (131 caisses). Garde : 2016-2018 ?

15,2

Minervois 2012 Le Loup Blanc

24,40 $ (10528221)

Vin souple, aux saveurs nettes, tout au plus de corps moyen, il gagnera à être servi assez frais (14-15 degrés). Élaboré avec surtout du Grenache (60 %), plus 40 % de Carignan, il est élevé un an en cuve tronconique de chêne, plus six mois en cuve béton, son bouquet m'ayant semblé marqué par des notes évoquant le cuir et le tabac. Vin produit par des Québécois d'adoption, il est issu de raisins de l'agriculture biologique et biodynamique. Fort bon. 14 % (61 caisses). Garde : 2016-2017.

15

Alto Adige 2014 Chardonnay Gaun Tenutae Lageder

25,45 $ (742114)

Viticulteurs et négociants réputés, les Lageder produisent dans l'appellation Alto Adige (nord-est de l'Italie) des vins, blancs surtout, au fruité pur et remarquable. Exemple, ce vin de Chardonnay, plutôt léger, au bouquet délicat, net, et au fruité engageant, qui a été élaboré en cuves inox et par la suite élevé sur lies fines pour une période de six mois. Rien d'ostentatoire, et c'est délicieux. 13 % (103 caisses). Garde : 2016-2019 ?

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