Google: bras de fer avec les éditeurs allemands

Les médias veulent être rémunérés pour l'utilisation faite... (Photo Francois Lenoir, archives Reuters)

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Les médias veulent être rémunérés pour l'utilisation faite par Google dans son moteur de recherche des phrases d'attaque de leurs articles («snippets») et de leurs photos comme miniatures («thumbnails»).

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Agence France-Presse
Berlin

Google poursuit son bras de fer avec les éditeurs de presse allemands sur la propriété intellectuelle, et demande désormais à l'autorité de la concurrence de confirmer qu'elle ne va pas le poursuivre, a-t-on appris lundi.

Le géant américain a envoyé une lettre au gendarme allemand de la concurrence, l'Office anti-cartel, pour demander une déclaration écrite de sa part, établissant officiellement qu'il ne le poursuivrait pas, a expliqué à l'AFP un porte-parole de Google Allemagne.

Un porte-parole de l'organisme a également confirmé à l'AFP la réception d'une telle lettre.

En conflit ouvert avec plus de 200 médias allemands, rassemblés dans la coalition VG Media, Google souhaite ainsi couper court aux équivoques.

VG Media compte parmi ses membres des éditeurs très influents comme Funke ou Axel Springer, qui publient le quotidien le plus lu d'Europe Bild et le journal conservateur Die Welt. La coalition a déposé une requête en juin auprès d'une cellule d'arbitrage dédiée rattachée au tribunal régional de Munich contre Google et d'autres moteurs de recherche, pour non-respect de la propriété intellectuelle.

Les médias veulent être rémunérés pour l'utilisation faite par Google dans son moteur de recherche des phrases d'attaque de leurs articles («snippets») et de leurs photos comme miniatures («thumbnails»).

Ils se sont également tournés vers le gendarme de la concurrence mais celui-ci avait estimé en août n'avoir pas assez d'éléments pour ouvrir une enquête. Il avait expliqué «surveiller le comportement de Google».

Depuis cet épisode, le géant américain estime que «l'Office anti-cartels a répété et expliqué publiquement qu'il ne tenait pas pour nécessaire une intervention contre Google sur la propriété intellectuelle».

VG Media entretient en revanche «l'impression inverse», assure Google, qui veut donc mettre les choses à plat avec un avis officiel du gendarme de la concurrence.

Ce genre de réclamations n'est «pas inhabituel», a expliqué à l'AFP le porte-parole de l'Office anti-cartels. La demande de Google est en cours d'examen, a-t-il ajouté, sans qu'aucun délai précis de réponse ne soit fixé.

Dans le cadre de ce bras de fer, Google avait annoncé son intention de ne plus montrer les «snippets» et les «thumbnails» problématiques dans son moteur de recherche. Cette décision devait toucher tous les éditeurs de presse représentés par VG Media dès le 9 octobre, mais le géant américain leur a accordé un délai jusqu'au 23 octobre.

En clair, les internautes ne verraient apparaître dans le moteur de recherche que les titres des articles des médias visés, sans aucun autre élément pour les mettre en valeur. 170 sites d'éditeurs de journaux doivent être touchés, ainsi que 20 sites de télévisions et 59 sites de radios. Parmi eux, des sites très fréquentés comme bild.de, bunte.de ou hoerzu.de.




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