Bronze au relais 4x200 style libre: «beaucoup d'émotions»

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De gauche à droite : Katerine Savard, Taylor Ruck, Brittany MacLean et Penny Oleksiak.

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(Rio de Janeiro) Katerine Savard s'est penchée pour prendre la main de Penny Oleksiak. Comme une maman ferait pour s'enquérir de l'état de santé d'un enfant qui vient de trébucher. Le phénomène de 16 ans venait de signer un autre exploit. Son deuxième de la soirée.

Voyez la course des nageuses canadiennes

Il était passé minuit à la piscine olympique et les nageuses canadiennes étaient encore à la fête. Elles venaient de gagner une médaille. Une autre. Celle-ci était moins attendue : le bronze au relais 4 x 200 m style libre. Mais il semble que plus rien n'arrête cette joyeuse bande.

Stoïque, Oleksiak, auteure d'un dernier relais d'anthologie, cherchait d'abord à reprendre son souffle après avoir mené son équipe vers son quatrième podium à Rio, un troisième pour elle en cinq jours. Une heure et demie plus tôt, la Torontoise s'était classée deuxième pour la finale du 100 m style libre de ce soir, un record des Amériques à la clé (52,71 secondes !).

C'est là que ses trois collègues se sont mises à y croire. « On s'est dit : "Elle a juste à refaire ça et peu importe comment elle revient, elle va faire un temps incroyable au 200" », a raconté Savard, qui a lancé le relais.

Les quatre nageuses sont sorties de la chambre d'appel en dansant, avec l'intention d'avoir du plaisir. Les Américaines (or) et les Australiennes (argent) étaient intouchables, mais le bronze était à prendre.

Savard a gardé son pays dans la course (6e) avant que Taylor Ruck, un autre prodige de 16 ans, aussi médaillée au relais 4 x 100 m, et le vétéran Brittany MacLean ne le ramènent au troisième rang devant la Chine. Oleksiak n'allait pas laisser filer cette position.

«Une opportunité différente»

Anxieuse, Savard a quand même gardé les mains devant la bouche pendant un bon moment... « J'ai vécu beaucoup d'émotions, a dit l'athlète de Pont-Rouge. Si on m'avait dit il y a quelques mois que je gagnerais une médaille au crawl, je ne l'aurais jamais cru. »

Sur le podium, Savard et MacLean ne savaient pas comment réagir.

« On ne savait pas s'il fallait qu'on rie, qu'on pleure. Pour Brittany et moi, c'était nouveau. On s'est dit : "Ah, mon Dieu, les autres filles, elles sont plus habituées !" », a lancé Katerine Savard.

Emily Overholt et Kennedy Goss recevront aussi une médaille de bronze pour avoir nagé en préliminaires, où le Canada a enregistré le sixième temps. L'insertion d'Oleksiak et de MacLean, fiévreuse en matinée, a complètement changé la donne pour cette équipe féminine jamais à bout de ressources.

Savard a vécu la plus grande déception de sa carrière en ne se qualifiant pas au 100 m papillon, son épreuve de prédilection, au profit d'Oleksiak. Quelques mois plus tard, la voilà sur un podium olympique.

« Ce n'est pas la même chose », a-t-elle dit en prenant quelques secondes pour regarder sa médaille de bronze. « Le 100 m papillon, je l'ai trouvé difficile. C'est encore difficile. Après les essais, je me suis dit : "Rien n'arrive pour rien." Ça m'a donné une opportunité différente. » Et elle l'a saisie.

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