Ski de fond: Browne se contente du 43e rang au 10 km style libre

«Mon premier cinq kilomètres a super bien été,... (Photo Franck Fife, Agence France-Presse)

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«Mon premier cinq kilomètres a super bien été, j'étais bien partie en me positionnant dans le top-20. Mais je suis peut-être partie trop vite et j'ai frappé un mur dans le deuxième cinq kilomètres», a raconté Cendrine Browne.

Photo Franck Fife, Agence France-Presse

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Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
PyeongChang

Cendrine Browne a réussi le départ canon qu'elle souhaitait, mais elle a rapidement frappé un mur, jeudi, lors de l'épreuve de ski de fond féminin de 10 kilomètres style libre des Jeux olympiques de PyeongChang.

Browne s'est classé au 21e rang au premier intervalle à 1,6 km, mais elle s'est finalement contentée du 43e rang, loin derrière la Norvégienne Ragnhild Haga. Cette dernière a décroché une première médaille d'or en carrière en devançant sa plus proche rivale par 20,3 secondes.

Haga a augmenté le rythme à mi-parcours et elle a dominé ses adversaires au Centre de ski fond d'Alpensia, franchissant la ligne d'arrivée en un temps de 25 minutes et 0,5 seconde (25:00,5).

La Suédoise Charlotte Kalla, championne dans cette discipline aux Jeux de Vancouver en 2010, a obtenu l'argent. Elle avait remporté la première médaille d'or des Jeux de Pyeongchang, en skiathlon de 15 km, il y a cinq jours.

«Quand je suis arrivée à la dernière descente, je me disais: 'C'est la descente la plus importante de ta vie. Tu es mieux de ne pas tomber', a raconté Haga. J'ai tout donné parce que je craignais que Kalla soit encore plus rapide en fin du parcours. J'ai saisi ma chance et je suis pleinement satisfaite de ma course.»

La Norvégienne Marit Bjoergen et la Finlandaise Krista Parmakoski ont partagé la troisième marche du podium en vertu d'un chrono de 25:32,4. Il s'agit d'une 12e médaille en carrière pour Bjoergen, laissant la skieuse de 37 ans à une seule du record de 13 détenu par le biathlète norvégien Ole Einar Bjoerndalen.

«Marit est une de mes idoles de jeunesse, a mentionné Parmakoski. C'est spécial de lutter avec elle [...] et je crois que nous sommes toutes les deux contentes d'avoir gagné le bronze.»

La Canadienne Emily Nishikawa, de Whitehorse, au Yukon, a pris la 32e position grâce à un temps de 27:41,5. Dahria Beatty, aussi de Whitehorse, et Anne-Marie Comeau, de Saint-Ferréol-les-Neiges, ont respectivement terminé aux 37e et 62e échelons.

Browne et Comeau étaient déçues de leur performance, qui donnent un avantage à Nishikawa et Beatty pour qu'elles soient les deux représentantes de l'unifolié au sprint par équipes.

«Mon premier cinq kilomètres a super bien été, j'étais bien partie en me positionnant dans le top-20, a raconté Browne, qui est âgée de 24 ans et qui est originaire de Saint-Jérôme. Mais je suis peut-être partie trop vite et j'ai frappé un mur dans le deuxième cinq kilomètres. J'ai descendu de 20 positions. J'ai quand même tout donné et je n'ai rien à me reprocher.»

Browne s'entraîne au centre national à Saint-Ferréol-les-Neiges sous la supervision de Louis Bouchard, l'entraîneur d'Alex Harvey.

«De voir [Harvey] avoir du succès sur la scène internationale et de partager le même entraîneur, le même plan, c'est super motivant pour moi, a reconnu Browne. Je le vois tous les jours, été comme hiver. Je peux voir comment il gère tout ça, ce qu'il fait pour avoir du succès.»

Bouchard portait un jugement moins sévère que sa protégée après la course, jeudi. Après tout, elle en est à ses premiers Jeux et il s'agit pour elle d'une occasion d'apprentissage.

«Ils sont deux athlètes à des stades différents de leur développement, a-t-il dit en comparant son travail auprès de Browne par rapport à celui auprès de Harvey. Cendrine est encore au stade d'apprentissage, tandis qu'Alex est autonome. Il est sur le circuit depuis tellement longtemps. Avec Cendrine, c'est plus éducatif. Avec Alex, c'est plus un appui.

«Il faut partir vite pour être dans le top-30 ou le top-20 et c'est ce qu'elle a fait, a ajouté Bouchard en analysant la course de Browne. Après, elle a perdu un peu d'énergie. C'est normal qu'elle soit déçue après coup. Mais quand tu analyses sa course, elle peut être contente. Elle a essayé et c'est ça le sport. Il faut essayer de se dépasser.»

De son côté, Comeau, qui est originaire de Saint-Ferréol-les-Neiges mais qui s'entraîne avec l'équipe du Rouge et Or de l'Université Laval, a aussi mis les choses en perspectives. Après tout, elle a surpris tout le monde en gagnant sa place au sein de l'équipe olympique en janvier.

«Ce n'était pas ma meilleure course, mais je suis simplement contente d'être aux Jeux olympiques et de prendre de l'expérience, a dit la fondeuse âgée de 21 ans. Je ne suis pas totalement satisfaite, mais je ne peux pas me permettre de me déprimer avec ça.»




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