Auston Matthews ne compte pas bouder l'hymne national

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La Presse Canadienne
Toronto

Auston Matthews a déclaré que les athlètes américains ont le droit de protester durant l'hymne national des États-Unis, mais qu'il ne comptait pas les imiter pour autant.

L'attaquant étoile des Maple Leafs de Toronto, qui est natif de l'Arizona, trouve qu'il est irrespectueux de s'agenouiller, de s'asseoir ou de manifester de toute autre façon pendant que le Star-Splangled Banner est joué avant les matchs.

Il estime qu'il s'agit d'un manque de respect envers les militaires, qui «se battent pour le drapeau». Matthews a rappelé qu'un de ses oncles, ainsi que d'autres membres de sa famille et des amis ont servi dans les forces armées.

«Je ne crois pas que je pourrais participer à ce genre de manifestations», a-t-il affirmé.

Au moins 200 joueurs de la NFL ont manifesté de diverses façons pendant l'interprétation de l'hymne national, dimanche - la plupart en s'agenouillant - en guise de protestation contre les inégalités raciales aux États-Unis. Le mouvement a pris de l'ampleur à la suite des propos du président Donald Trump, qui a suggéré aux propriétaires d'équipes de «sortir ces fils de pute du terrain» et de congédier tout manifestant.

Matthews, qui a admis ne pas suivre de près la politique, a toutefois indiqué qu'il comprenait les joueurs d'utiliser cette tribune pour envoyer un message.

Il a aussi appuyé la démarche des Penguins de Pittsburgh, qui ont accepté l'invitation de la Maison-Blanche, qui souhaite souligner leur conquête de la dernière coupe Stanley. Il a ajouté que si les Leafs se trouvaient dans la même position, l'équipe «accepterait probablement» de s'y rendre.

Les joueurs de hockey ne sont pas reconnus pour prendre position dans la sphère politique et sont demeurés plutôt discrets au cours de cette plus récente controverse impliquant le président américain. L'attaquant des Jets de Winnipeg, Blake Wheeler, un Américain, avait toutefois un message pour Donald Trump, dimanche.

«Peu importe de quelle façon vous vous sentez par rapport à tout cela, ce sont littéralement les principes sur lesquels les États-Unis ont été fondés. Voyons, M. le président», a-t-il écrit sur Twitter.

Du côté des Raptors de Toronto, le président Masai Ujiri s'est dit très à l'aise à l'idée de voir de ses joueurs donner leur opinion, ajoutant que personne n'allait être congédié pour cela.

Ujiri a dit qu'il est à «110%» derrière ses joueurs. «Personne ne sera congédié ici. Vous pouvez me citer.»

Trump en rajoute

Le président Trump en a rajouté lundi, indiquant sur Twitter qu'il était fier des pilotes de la série NASCAR parce qu'aucun d'entre eux, pas plus qu'aucun membre des écuries, n'avait protesté pendant l'hymne national avant la course, dimanche.

«Très fier du NASCAR et de ses partisans. Ils ne veulent rien savoir de manquer de respect au pays ou au drapeau - ils l'ont dit haut et fort!» a écrit le président sur le réseau social, lundi.

Plusieurs propriétaires d'écuries avaient indiqué qu'ils ne voulaient pas que les membres de leur équipe protestent. Richard Childress, qui a longtemps été le propriétaire de l'écurie de Dale Earnhardt, a dit qu'il paierait le trajet de retour en autobus aux contestataires.

Membre du Temple de la renommée, Richard Petty a pour sa part déclaré: «Quiconque ne se lève pas pour l'hymne national devrait être expulsé du pays. Point final. Qu'est-ce qui leur a permis d'atteindre ce statut? Les États-Unis.»

Par contre, Dale Earnhardt fils, le plus populaire pilote de la série, qui prendra sa retraite à la fin de la saison, a donné son appui aux manifestations sans violence.

«Tous les Américains ont le droit de manifester de façon pacifique. Ceux qui rendent impossible les manifestations pacifiques rendront les révolutions violentes inévitables - JFK», a-t-il écrit sur Twitter.

D'autres voix du monde du sport ont rappelé que la liberté d'expression était garantie par la Constitution américaine. C'est notamment le cas de Michael Jordan.

À la suite de la décision du président Trump de retirer son invitation à la Maison-Blanche aux vainqueurs de 2017, les Warriors de Golden State, l'ex-super vedette de la NBA a indiqué au Charlotte Observer que «ceux qui exercent leur liberté d'expression de façon pacifique ne devraient pas être diabolisés ou ostracisés».

Jordan n'a pas nommé Trump dans sa déclaration.

L'Association des joueurs du Baseball majeur a également réagi.

«Nous allons toujours respecter et appuyer les droits constitutionnels et la liberté d'expression de nos joueurs», a indiqué son directeur exécutif, Tony Clark, dans un communiqué transmis au MLB Network.

«À moins que, ou jusqu'à ce qu'il y ait une discussion sur cette question, pourquoi ceux qui se sentent concernés ne pourraient-ils pas avoir voix au chapitre? L'espoir que l'on peut percevoir dans ces manifestations pacifiques constitue une façon collective de répondre aux défis conflictuels et culturellement déchirants qui se présentent à nous... et qui sont maintenant abordés aux plus hauts niveaux.»

- Avec l'Associated Press




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