Paul Byron et la confiance des années juniors

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Auteur de son 19e filet de la saison mardi soir contre les Blackhawks de Chicago, Paul Byron a lui-même un peu de mal à croire ce qui lui arrive , lui qui n'est plus qu'à un seul but du cap des 20.

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Avant de débarquer à Montréal cet été, Andrew Shaw est allé consulter la fiche de chacun des joueurs de sa nouvelle équipe pour en apprendre un peu plus sur eux. C'est pourquoi il est l'un des rares à ne pas se surprendre de ce qui arrive à Paul Byron.

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En trois saisons dans l'uniforme des Olympiques de Gatineau, Paul Byron a amassé 211 points en 184 matchs, dont 99 points lors de sa dernière année dans les rangs juniors.

Photo Archives Le Quotidien

« Je suis allé regarder les fiches de tous les gars pour savoir d'où ils viennent, pour avoir quelque chose à leur dire en arrivant ici, a raconté l'attaquant. Et puis, j'ai vu les chiffres de Paul Byron au hockey junior. Je crois qu'il a connu une saison de 98 points... »

On pardonnera à Shaw cette petite défaillance de la mémoire - Byron a en fait connu une saison de 99 points à sa dernière année junior à Gatineau -, mais on comprend le fond de sa pensée : le Paul Byron explosif de cette saison n'est pas une surprise pour ceux qui le connaissent un peu, même de loin.

« Je ne l'ai jamais croisé au hockey junior, il jouait au Québec et moi en Ontario, mais ses chiffres me disent qu'il est un gars qui marquait souvent chez les juniors », a ajouté Shaw, hier midi, à Brossard.

« Cette saison, il doit peser quelque chose comme 160 livres et il réussit quand même à aller marquer des buts devant le filet, à ce poids-là. C'est incroyable quand on y pense ! »

- Andrew Shaw, à propos de Paul Byron

C'est incroyable en effet, et de plusieurs façons.

Incroyable parce que ses 19 buts le placent au deuxième rang des marqueurs du club, derrière les 33 buts du capitaine Max Pacioretty. Incroyable aussi parce qu'avec sa moyenne salariale de 1,1 million de dollars par saison, Byron fait assurément partie des bonnes aubaines sur la planète LNH.

« BELLE SURPRISE »

Au moment où le Canadien se prépare pour une cruciale série de deux matchs en deux soirs contre les Sénateurs - le premier choc est prévu pour demain soir dans la capitale -, Byron a lui-même un peu de mal à croire ce qui lui arrive, lui qui n'est plus qu'à une seule réussite du cap des 20 buts.

« C'est une belle surprise, c'est sûr, j'ai travaillé vraiment fort cet été, et ça va bien pour moi, a-t-il expliqué hier. Je veux continuer comme ça. Je trouve que 20 buts, c'est une grosse marque. Y'a pas beaucoup de joueurs qui réussissent à marquer 20 buts dans une saison.

« Je ne pense pas avoir fait quelque chose de différent dans mon jeu. C'est juste que les buts, ça vient avec la confiance. L'entraîneur me donne beaucoup de temps de jeu, et j'essaie de faire ce que je peux avec cette chance que l'on m'offre. Plus tu marques, plus l'entraîneur te fait confiance. »

Avec ses 35 points en 69 matchs, Paul Byron est en train de vivre la meilleure saison de sa carrière chez les pros, et de loin. Le secret bien gardé commence à l'être un peu moins. « Il est l'un des plus rapides de la ligue, avec Nick Leddy, Viktor Stalberg et Chris Kreider, probablement », estime Andrew Shaw.

« Il a cette vitesse explosive que tout le monde voudrait avoir. »

- Andrew Shaw

On ne le répétera sans doute jamais assez, mais l'acquisition de Byron, soumis au ballottage par les Flames de Calgary en octobre 2015, demeure à ce jour l'un des bons coups du directeur général Marc Bergevin, qui a vu quelque chose que plusieurs autres ont raté.

« Encore une fois, je pense que ça revient à la taille du gars, a ajouté Andrew Shaw. À Calgary, ce n'était pas la place pour Paul. Son jeu, c'est la vitesse et eux, ils ne jouent pas de cette manière.

« Mais des fois, tu te retrouves avec différents entraîneurs, tu te retrouves à jouer dans différents systèmes de jeu, et ça peut changer les choses. Il a retrouvé la confiance qu'il avait dans les rangs juniors. »




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