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Alexander Radulov: «Mon approche a changé complètement»

Arrivé à Montréal samedi soir, Alexander Radulov a... (La Presse, Martin Chamberland)

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Arrivé à Montréal samedi soir, Alexander Radulov a rencontré les médias montréalais pour la première fois, lundi midi, dans le vestiaire de l'équipe au Complexe Bell.

La Presse, Martin Chamberland

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Alexander Radulov jure avoir changé. La nouvelle acquisition du Canadien a quitté l'Amérique en 2012 avec la réputation d'un vilain garnement.

Radulov a soulevé l'ire de son entraîneur des Predators de Nashville, Barry Trotz, en séries éliminatoires après un couvre-feu raté et affiché un certain désintérêt sur la glace par moments. Personne n'a insisté pour qu'il demeure avec l'équipe.

Quatre ans plus tôt, en 2008, il a abandonné les Predators précipitamment pour la KHL après un début de carrière pourtant prometteur. On n'a jamais vraiment compris à l'époque les motivations de ce choix de première ronde en 2004.

«En vieillissant, on réalise que le temps file. Quand je suis parti la première fois pour la KHL, j'étais jeune, la situation était différente. Ça reste en moi et je dois vivre avec les conséquences. Les meilleurs joueurs sont ici en Amérique du Nord. C'est ma chance de revenir dans la Ligue et de finalement gagner la Coupe.»

Radulov a reconnu ses torts à son deuxième passage à Nashville. «Je ne mentirai pas, j'ai raté ce couvre-feu. Mais je ne suis pas d'accord avec la façon dont l'histoire a été rapportée. C'est du passé. J'ai vieilli, j'ai une famille, dont un enfant de 9 mois, je n'ai plus envie de sortir [rires]. Je dois prendre soin de moi et être en forme à 100% chaque jour.»

Marc Bergevin a fait ses recherches avant de lui offrir un contrat et les propos du patron de Radulov à Moscou, Sergei Fedorov, l'ont rassuré. L'ancienne gloire des Red Wings a parlé de Radulov comme d'un grand leader et d'un bourreau de travail.

«Merci à Sergei Fedorov, a répondu du tac au tac l'ailier du Canadien avec un éclatant sourire. Merci à Sergei. Nous avions une jeune équipe et je devais assumer du leadership, mener par l'exemple, autant sur la glace qu'à l'extérieur. Mon approche a changé complètement. Je réagis de façon différente avec l'âge.»

Même s'il a eu à faire acte de contrition, les rires ont fusé lundi midi lors de ce baptême médiatique de Radulov à Montréal. Par moments, la nouvelle acquisition du Canadien nous rappelait même Alex Kovalev en entrevue.

Alors que plusieurs joueurs grincent des dents à l'idée de rencontrer les journalistes, la nouvelle acquisition du Canadien y nage comme un poisson dans l'eau.

Il a été drôle, sympathique, franc, direct. Un «kid kodak» dans l'âme fait sur mesure pour le marché montréalais!

«Bonjour à tout le monde, comment ça va?», a-t-il d'ailleurs lancé en français d'entrée de jeu avec un large sourire, visiblement heureux de se retrouver dans le vestiaire du Canadien avec le chandail numéro 47 sur le dos.

Les Red Wings de Detroit et les Panthers de la Floride, entre autres, l'ont courtisé, mais Radulov dit avoir choisi le Canadien pour la ferveur des fans.

«Les gens sont de grands passionnés ici. J'ai passé mes deux premières années en Amérique à Québec. Ça n'était pas la LNH, mais j'ai vécu une grande expérience. Nous avons gagné la Coupe Memorial et les fans étaient les plus heureux du monde après notre victoire. Qu'est-ce qui peut battre ça? En plus, Montréal est une ville de hockey, ils veulent gagner chaque année. C'est pourquoi j'ai choisi le Canadien. Je veux me battre pour gagner la Coupe Stanley ici.»

La pression? «J'aime la pression. Il y avait de la pression en Russie en raison de mon contrat et de la situation de l'équipe. Quand j'ai discuté contrat avec Marc [Bergevin], il m'a rappelé que c'était particulier de jouer pour le Canadien en raison des exigences élevées des médias et des fans. Ça me convient parfaitement, car je déteste perdre...»

Radulov a accepté une somme intéressante, 5,75 millions de dollars, mais pour un an seulement.

«Tout le monde veut une entente à long terme, mais j'ai été absent de la LNH longtemps, alors je comprends la situation. J'ai eu de bonnes discussions avec Marc [Bergevin], au téléphone et en personne à New York, et je suis heureux. J'espère qu'ils sont heureux aussi. Je veux prouver à la direction, aux fans et à mes coéquipiers qu'ils ont eu raison de croire en moi. J'avais d'autres offres, mais on s'en fout, je suis ici et content d'être ici.»

Avant de rencontrer les médias lundi midi, Radulov est passé par le bureau de son entraîneur Michel Therrien. «On a parlé de quelques trucs, il m'a demandé si j'étais plus à l'aise à l'aile droite ou à l'aile gauche. J'ai passé les quatre dernières saisons à droite et j'y suis plus à l'aise, mais je jouerai où il me demandera. Pourvu que l'équipe gagne.»

Radulov, 65 points en 53 matchs dans la KHL la saison dernière, 71 points l'année précédente, 9 de plus qu'Artemi Panerin cette saison-là, dit ne pas avoir discuté de la composition de trios avec son coach.

«Il y a beaucoup de talent ici, [Max] Pacioretty, [Brendan] Gallagher, [Alex] Galchenyuk, sans oublier [Shea] Weber en défense. Il y a assez de bons joueurs pour être bien servi.»

Radulov a vite vécu son premier bain de foule, dès sa sortie de l'avion, samedi soir. «Je cherchais un endroit où regarder le combat d'UFC entre Diaz et McGregor car l'hôtel ne le présentait pas. Je me suis retrouvé à la Cage aux sports du Centre Bell, j'étais appuyé contre un mur car c'était rempli et les gens ont commencé à venir me saluer!»

Notre homme a déjà hâte au premier match de la saison au Centre Bell. «Juste à penser à la présentation des joueurs, j'en ai des frissons...»

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Patrick Roy et Alexander Radulov ont remporté ensemble... (Photo archives Reuters) - image 2.0

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Patrick Roy et Alexander Radulov ont remporté ensemble la Coupe Memorial en 2006 avec les Remparts de Québec.

Photo archives Reuters

«[Patrick] va trouver un nouvel emploi rapidement»

«J'ai été surpris, a d'abord expliqué Radulov sur la démission surprise de Patrick Roy, il y a une dizaine de jours. Il lui restait encore un an de contrat. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais il va trouver un nouvel emploi rapidement, c'est un grand entraîneur et un grand ami.

«Il a fait beaucoup pour moi. Il m'a enseigné beaucoup de choses à mon arrivée, c'est un émotif comme moi, mais on s'entendait bien, j'ai même habité chez lui la deuxième année à Lac-Beauport. Nous en avons parlé [d'une possibilité de se joindre à l'Avalanche], mais la meilleure situation pour moi était à Montréal et j'en suis heureux.»

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