Les DG de la LNH réviseront les nouveaux règlements

La prolongation à trois-contre-trois s'est révélée très efficace... (Photo Sergei Belski, USA Today)

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La prolongation à trois-contre-trois s'est révélée très efficace afin de réduire le nombre de matchs qui se rendent en tirs de barrage.

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne
Toronto

Les directeurs généraux de la LNH devraient réviser les nouveaux règlements et discuter de la controversée politique compensatoire lors de l'embauche d'un entraîneur appartenant à un club adverse lors de leur rencontre annuelle du mois de novembre, mardi.

Pour la première fois, la ligue a instauré la prolongation à trois-contre-trois et permis à un entraîneur de contester la décision d'un arbitre dans les cas où il y a de l'obstruction sur le gardien ou un hors-jeu à la ligne bleue. Le commissaire adjoint de la LNH Bill Daly ne s'attend pas à ce que des modifications soient immédiatement apportées.

«Ces règlements seront appliqués sous leur forme actuelle pour le reste de la saison, a déclaré Daly lundi. Je ne crois pas que des conséquences inattendues découlent de ces règlements. Et je crois qu'ils fonctionnent, et nous nous attendions à ce qu'ils fonctionnent.»

Lors de cette réunion il y a un an, les directeurs généraux avaient éliminé le resurfaçage à sec de la patinoire avant la période de prolongation, une mesure qui avait été adoptée afin d'augmenter les chances de marquer en surtemps et de réduire la fréquence des séances de tirs de barrage. Comme l'avait mentionné le directeur général des Red Wings de Detroit Ken Holland à l'époque, le resurfaçage à sec de la patinoire s'était révélé «un cadeau empoisonné» puisqu'il brisait le rythme des rencontres. En conséquence, on l'a éliminé presque immédiatement.

D'autre part, les directeurs généraux devraient déterminer s'ils permettent aux arbitres et juges de lignes d'offrir à un entraîneur la possibilité de contester une décision en partenariat avec les responsables de la reprise vidéo à Toronto, ou si la ligue devrait avoir le droit de l'exiger elle-même, comme c'est le cas lorsque la rondelle traverse la ligne des buts. Présentement, les arbitres étudient la reprise vidéo sur une tablette installée au banc des pénalités.

Lors des 214 premiers matchs de la saison, les entraîneurs ont contesté 32 décisions. Sept des 23 contestations faites pour obstruction contre le gardien ont permis de renverser la décision initiale prise sur la patinoire, alors que quatre des neuf appelées pour un hors-jeu ont été corrigées.

Les entraîneurs sont partagés quant à l'utilité de ce nouveau système. Mike Babcock, des Maple Leafs de Toronto, a souligné que plus de buts sont annulés, alors que la LNH tente d'augmenter leur nombre.

La prolongation à trois-contre-trois ne sera pas éliminée non plus, puisqu'elle s'est révélée très efficace afin de réduire le nombre de matchs qui se rendent en tirs de barrage. Des 42 rencontres qui ont nécessité la prolongation en date de dimanche, 29 d'entre elles ont été tranchées avant la fusillade - pour un taux d'efficacité avoisinant 69%.

La saison dernière, seuls 44,4% des matchs qui se sont rendus en prolongation se sont conclus avant la séance de tirs de barrage.

«Quand vous analysez ce que nous tentons de faire avec ce nouveau règlement, vous réalisez que ça marche extrêmement bien», a mentionné Bettman lors d'un discours offert à la conférence Prime Time Sports Management.

Des têtes d'affiche du circuit, dont le défenseur des Jets de Winnipeg Dustin Byfuglien et le capitaine des Sénateurs d'Ottawa Erik Karlsson, ont publiquement décrié la prolongation à trois-contre-trois.

«Me déranger, non, c'est un peu trop fort, a dit Bettman. Si je possédais une pâtisserie, je ne suis pas certain que je ferais la promotion de mes petits gâteaux si je savais qu'ils n'étaient pas bons. Le fait est que la réaction est remarquablement positive, et que tout le monde a le droit à son opinion.»

De plus, Bettman a sa propre opinion sur la politique compensatoire de la LNH, qui a défrayé les manchettes au cours des derniers mois. Une équipe doit offrir un ou des choix au repêchage si elle embauche un entraîneur qui est déjà sous contrat avec une autre formation, même si celui-ci a été congédié entre-temps.

Par exemple, les Blue Jackets de Columbus devront offrir un de leurs trois prochains choix de deuxième ronde aux Canucks de Vancouver pour avoir conclu une entente avec John Tortorella pendant la saison, même s'il a été congédié après la campagne 2013-14.

«Il y avait de toute évidence des réserves lorsque cette politique a été instaurée, a admis Daly. Le commissaire n'était pas très chaud à l'idée d'adopter ce règlement, et il était très sceptique quant à son application dans la réalité, et je crois que les effets de cette politique n'ont pas toujours été aussi tangibles que ce que nous anticipions. C'est un point sur lequel nous devrons de toute évidence nous pencher.»

Daly a précisé qu'une modification à ce règlement serait adoptée au plus tôt le 1er janvier, soit un an après son instauration.

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