Dale Weise, le Matt Beleskey de cette année?

Dale Weise... (La Presse Canadienne)

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Dale Weise

La Presse Canadienne

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Le nom de Dale Weise est sur toutes les lèvres. Avec 8 buts à ses 11 derniers matchs, tout ce qu'il touche se transforme en or.

Mais depuis quelques jours, un autre nom est souvent associé à Weise. C'est celui de Matt Beleskey, un attaquant des Bruins de Boston que l'on verra au Centre Bell ce soir.

À la fin de la saison 2013-2014, Beleskey était perçu chez les Ducks d'Anaheim comme un bon employé de soutien, sans plus. Mais l'an dernier, il a explosé avec 22 buts en saison et huit autres en 16 matchs éliminatoires. En l'espace d'un an, Beleskey avait complètement changé sa marque de commerce.

À 27 ans - et au meilleur moment possible -, il a connu la saison la plus productive de sa carrière, ce qui lui a valu un contrat de cinq ans avec les Bruins qui lui rapporte en moyenne 3,8 millions par année.

Se pourrait-il que Dale Weise soit le Matt Beleskey de cette année?

Devante Smith-Pelly, qui a eu les deux hommes comme coéquipiers, voit très bien le parallèle.

«Ce sont deux joueurs qui, tôt dans leur carrière, ont été cantonnés à des quatrièmes trios et à qui l'on ne demandait pas de marquer, soutient Smith-Pelly. Mais quand l'occasion s'est présentée à Matty de devenir un attaquant du top 6 et d'assumer un rôle plus offensif, je savais qu'il avait ce qu'il fallait.

«Je connais Weise depuis moins d'un an, mais si je me fie à ce que je vois de lui en matchs comme à l'entraînement, il a les habiletés pour contribuer de la même façon.»

Au bon moment

À l'instar de Beleskey l'an dernier, Weise se positionne bien en début de saison pour surpasser ses sommets personnels de 10 buts et 29 points. Il semble lui aussi en voie d'éclore juste au moment où ça peut devenir payant.

«N'importe quel joueur qui se dirige vers l'autonomie a cela qui lui trotte quelque part dans la tête, admet le principal intéressé. Mais j'essaie de ne pas trop y penser. Je veux surtout aider mon équipe à gagner des matchs. Avec le succès collectif vient le succès individuel.»

Aucun consensus scientifique au fil des ans n'a permis d'avancer que les athlètes élevaient leur rendement durant la saison précédant leur accession à l'autonomie. Au hockey, il y a évidemment des exemples de joueurs qui ont profité de cette saison charnière pour connaître leurs meilleurs moments. Certains ont poursuivi sur leur lancée, d'autres se sont avérés des feux de paille.

La faveur de Therrien

À Montréal, Weise a gagné la confiance de Michel Therrien. Ce dernier a appris à garder la bride serrée avec l'ailier droit afin d'éviter qu'il ne s'engourdisse dans son rôle. L'attaquant affiche aujourd'hui beaucoup plus de régularité.

«J'ai toujours aimé sa manière de jouer, confiait Therrien plus tôt cette semaine. J'aime son potentiel. Il est en train de s'établir. Il était employé dans un rôle beaucoup plus secondaire à ses débuts dans la Ligue nationale, mais je pense qu'il est en train d'arriver à une autre étape dans sa carrière.

«Il comprend mieux le jeu, il a pris de la maturité et il joue avec beaucoup de confiance. C'est l'une des raisons pour lesquelles je l'utilise en avantage numérique.»

Cette année plus que jamais, Weise s'avère un joueur qui peut être utilisé à toutes les sauces et sur n'importe quel trio.

«C'est un attaquant qui pourrait intéresser plusieurs équipes parce qu'il est tellement polyvalent, soutient son agent Allain Roy. Les équipes ont besoin de ce genre de joueur qui peut évoluer dans plusieurs situations, entre autres à cause des contraintes du plafond salarial.»

Évolution et maturité

Avant la saison dernière, Beleskey n'avait jamais marqué plus de 11 buts en une saison dans les rangs professionnels. Le pari à long terme des Bruins est risqué si Beleskey ne poursuit pas sur sa lancée.

La même question pourrait se poser dans le cas de Weise.

Bien sûr, Allain Roy est mal placé pour dire que son client connaît une saison hors de l'ordinaire. Il croit en lui et en son potentiel.

«Il y a des joueurs qui connaissent une certaine évolution, d'autres dont le rendement demeure constant, souligne l'agent. Dans le cas de Dale, il connaît une progression assez constante depuis trois ou quatre ans, et surtout depuis qu'il a quitté Vancouver.»

Devante Smith-Pelly rappelle que l'âge de 27 ans constitue souvent l'apogée d'une carrière, le moment où celui qui a peut-être été promené d'un bout à l'autre de l'alignement comprend tout ce qu'il doit faire pour produire.

Tomas Fleischmann, qui a lui aussi joué avec Beleskey à Anaheim, croit également que l'âge entre en ligne de compte.

«À 27 ans, on est à notre sommet, dit-il. Je me souviens qu'à cet âge-là, tout me paraissait plus facile!»

Fini les batailles

En plus de la hausse de leur production offensive et de leur habileté à saisir leurs chances en séries, Weise et Beleskey ont en commun d'avoir pratiquement éliminé les combats de leur palette. Après une saison de huit combats en 2011-2012 et une autre de six lors de la campagne écourtée de 2012-2013, Beleskey ne s'est battu qu'une fois l'an dernier.

Weise, lui, s'est battu trois fois en 10 matchs avec les Rangers de New York, 19 fois en 152 rencontres avec les Canucks de Vancouver... et seulement trois fois en 111 matchs depuis qu'il s'est joint au Tricolore.

Dans les deux cas, le moment est venu où ils ont réalisé que de tels gestes n'étaient plus nécessaires pour conserver leur place dans l'alignement.

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