Connor McDavid prêt à faire des flammèches

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En raison de l'arrivée de Connor McDavid, cette saison des Oilers est la plus attendue à Edmonton depuis l'époque de Wayne Gretzky.

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Dean Bennett
La Presse Canadienne
Edmonton

Jeudi prochain, à l'ombre de l'arche qui symbolise la porte de l'Ouest à St. Louis, un jeune homme de 18 ans, huit mois et 25 jours qui a choisi son année de naissance comme numéro de chandail fera ses débuts sous les feux de la rampe.

Connor McDavid - qui porte le chandail numéro 97 et qui dispose de mains incroyables, sans compter sur ses autres qualités offensives - enfilera l'uniforme des Oilers pour le match d'ouverture contre les Blues. Il pourra alors donner un premier aperçu de l'ampleur de son talent, lui qu'on surnomme déjà «La prochaine Merveille».

Le hockeyeur de Newmarket, en Ontario, a dit qu'en ce moment il se concentre seulement sur sa prochaine présence sur la patinoire.

«Je me préoccupe seulement d'un jour à la fois, afin de m'améliorer et de montrer aux entraîneurs et à la direction de quel bois je me chauffe, de façon à gagner leur confiance», a confié McDavid aux journalistes présents au camp d'entraînement.

En raison de McDavid, cette saison est la plus attendue en Alberta depuis l'époque de Wayne Gretzky.

Edmonton était déjà en extase devant McDavid quelques jours seulement après qu'il ait été sélectionné au premier rang de la séance de repêchage de la LNH de juin dernier, lorsque 3000 personnes se sont déplacées sous la chaleur écrasante du mois de juillet afin d'assister à ses premiers coups de patin et ses premiers tirs dans un filet désert au Rexall Place.

Il s'amène donc avec des statistiques mirobolantes amassées dans les rangs juniors (285 points en 166 matchs), et laisse les observateurs les plus sceptiques totalement pantois quant à la façon dont il y est parvenu.

On dirait qu'il accélère alors qu'il se laisse glisser, comme un grand maître qui voit le jeu au ralenti, sans compter qu'il semble avoir huit vitesses, en plus des yeux tout le tour de la tête.

McDavid tente cependant de minimiser les attentes envers lui en offrant des réponses préétablies aux journalistes, livrées sur un ton monocorde.

Le mot qui revient le plus souvent, c'est «plaisir».

«Ce sera plaisant», a dit McDavid lorsqu'on lui avait demandé comment il abordait le tournoi des recrues qui a été disputé le mois dernier à Penticton, en Colombie-Britannique.

«Ce sera plaisant», avait-il répondu lorsqu'on l'interrogeait à savoir ce qu'il attendait d'un match préparatoire contre les Golden Bears de l'Université de l'Alberta.

«C'était plaisant», a-t-il lancé après avoir vécu sa première expérience dans la LNH contre des joueurs aguerris, lors d'un match avec des formations scindées à Calgary.

Le jeune homme qui s'exprime sur un ton très doux est toutefois conscient qu'il dispose peut-être de la baguette magique qui pourrait stopper la démolition et entamer la renaissance d'une concession qui fut la risée de la ligue ces dernières années. Est-il nécessaire de rappeler que les Oilers n'ont pas participé aux séries éliminatoires au cours des neuf dernières années?

Entre-temps, les entraîneurs et les directeurs généraux des Oilers se sont succédés comme les saisons. Le propriétaire Daryl Katz a été dépeint comme étant un grand nostalgique des années glorieuses de la concession albertaine qui éprouvait de la difficulté à se départir des ex-joueurs étoiles comme l'ex-directeur des opérations hockey des Oilers Kevin Lowe et l'ex-directeur général Craig MacTavish.

Pire encore, l'équipe qui arbore un «L» comme dans défaite (loss) au milieu de son logo a laissé une culture perdante gangrener l'organisation.

Alors, est-ce que les Oilers peuvent éviter d'être exclus des séries éliminatoires pour une 10e saison de suite? Le consensus parmi les observateurs est «non». Même l'entraîneur-chef Todd McLellan prône une approche réaliste, répétant aux journalistes: «Nous ne discuterons pas des séries éliminatoires ici. Nous discuterons des bases pour l'avenir.»

Les partisans sont peut-être favorables à cette approche, puisque entre-temps ils pourront se régaler des exploits de McDavid pendant une quarantaine de soirs cet hiver.

Certes, ils rateront peut-être les séries éliminatoires.

Mais ce sera plaisant.

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