Équipe Canada aura à composer avec Jagr et la foule

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Jaromir Jagr célèbre son but gagnant contre la Finlande, jeudi.

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Carol Schram
La Presse Canadienne
Prague, République tchèque

La passion des amateurs de hockey tchèques peut être contagieuse. Même l'attaquant canadien Tyler Seguin a cédé à cette ferveur lorsque Jaromir Jagr a marqué le but victorieux pour guider le pays hôte à une victoire de 5-3 contre la Finlande en quarts de finale du Championnat du monde.

«Je regardais le match et, là où j'étais pour dîner, tout le monde scandait le nom de Jagr, a raconté Seguin à l'issue de l'entraînement de l'équipe canadienne, vendredi.

«J'ai commencé à le faire moi aussi et j'ai filmé le tout. Jar-o-mir Jagr!»

Seguin ne scandera pas le nom de Jagr samedi, quand le Canada affrontera les Tchèques lors d'une demi-finale qui attirera certainement une foule partisane à l'O2 Arena de Prague.

Déjà un héros national pour sa conquête de deux coupes Stanley, de deux médailles d'or en Championnat du monde et sa médaille d'or avec l'équipe olympique tchèque aux Jeux de Nagano en 1998, le vétéran de 43 ans avait annoncé sa retraite de la compétition internationale après la quatrième position de l'équipe tchèque au Championnat du monde de l'an dernier.

Il est revenu sur sa décision après une solide fin de saison 2014-2015 dans la LNH, quand il a amassé 18 points en 20 matchs après son transfert aux Panthers de la Floride à la date limite des échanges.

Le défenseur canadien Aaron Ekblad venait d'avoir deux ans quand Jagr et les Tchèques ont éliminé le Canada en tirs de barrage en demi-finales à Nagano.

Ekblad a admis qu'il était «d'abord un peu impressionné par la grande vedette» lorsque Jagr est arrivé en Floride en mars, «mais de voir à quel point c'est un gars gentil, combien il est patient et un bon professeur avec tous les jeunes joueurs, dont moi-même, il s'est avéré un atout pour toute l'équipe.»

«C'est un gars solide, a ajouté Seguin, qui a joué en compagnie de Jagr avec les Bruins de Boston à la fin de la saison 2012-2013. Pas seulement lors de l'avantage numérique mais sur beaucoup de leurs jeux, le système des Tchèques passe par Jagr ou Voracek [l'attaquant des Flyers Jakub]. Nous devons savoir où ils sont sur la patinoire et nous assurer de les surveiller.»

Le Canada a limité Jagr à une simple passe lors de la victoire de 6-3 contre les Tchèques en ronde préliminaire.

«Ç'a été un match très difficile, a reconnu Ekblad. Je m'attends à quelque chose de semblable.

«Je ne parle pas du résultat. Je parle de la façon dont ils travaillent dur. Ils forment une très bonne équipe et ils ont obtenu plusieurs occasions de marquer contre nous. Nous allons tenter de limiter leurs occasions.»

Même si le Canada mène le tournoi avec une moyenne de 7,25 buts par match, l'entraîneur-chef Todd McLellan affirme que son groupe continue d'insister sur la défensive.

«Nous avons été chanceux parce que, lorsque nous nous sommes retrouvés en difficulté, nous avons obtenu des buts pour nous en sortir, a soutenu McLellan. Mais je pense que la compétition se resserre à partir de demain et cela va être beaucoup plus difficile.

«Nous ne pouvons pas simplement croire qu'il suffit de marquer des buts pour obtenir la victoire.»

Et bien entendu il faudra composer avec le bruit de la foule à l'O2 Arena en demi-finale. Jordan Eberle des Oilers d'Edmonton a déclaré qu'il a hâte de vivre l'expérience.

«Quand la foule crie, siffle, saute et tout le reste, nous avons du plaisir sur la patinoire, a-t-il dit. Même en marchant autour, on peut voir que les gens aiment le hockey. Ils sont passionnés, comme au Canada. Nous allons avoir beaucoup de plaisir.»

Les Tchèques auront beau avoir le soutien indéfectible de la foule, le Canada demeure l'équipe à battre avec une fiche parfaite à ses huit premiers matchs du tournoi.

Questionné à savoir si cela ajoute de la pression sur son équipe, McLellan a répliqué: «Ça vient avec le chandail.

«Oui, il y a de la pression. Mais plusieurs joueurs de l'équipe ont déjà connu ce type d'événement, les Jeux olympiques, les finales de la Coupe Stanley. La pression est présente dès l'instant où vous acceptez la responsabilité d'endosser l'uniforme.»

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