Les joueurs du Wild ont été sonnés par les Hawks

Marco Scandella aux côtés du gardien Devan Dubnyk... (Photo Ann Heisenfelt, AP)

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Marco Scandella aux côtés du gardien Devan Dubnyk

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Dave Campbell
Associated Press
ST. PAUL, Minn.

Pour une troisième année consécutive, les joueurs du Wild du Minnesota ont été évincés des séries éliminatoires par les Blackhawks de Chicago. Cette défaite leur a laissé un goût tout aussi amer que les précédentes.

«En ce moment, nous formons une bonne équipe, a analysé l'entraîneur-chef Mike Yeo, et nous devons trouver un moyen pour devenir la meilleure formation.»

Compte tenu du rendement du Wild en deuxième moitié de saison et lors de la première ronde des séries contre les Blues de St. Louis, son élimination en quatre matchs face aux Blackhawks a été difficile à digérer.

«Il faudra du temps. C'était une année spéciale et un groupe spécial, a affirmé le gardien Devan Dubnyk après la défaite de 4-3 lors du quatrième match, jeudi soir.

«Ça me semble bizarre de savoir que nous avons fini de jouer.»

Pour le Wild, cette troisième confrontation en autant d'années avec les Blackhawks se voulait une occasion idéale pour montrer que l'équipe avait progressé, après des éliminations en cinq matchs en 2013, et en six rencontres l'an dernier. Mais le Wild aura finalement régressé, même s'il a dominé les Blackhawks au chapitre des tirs au but, 131-113.

«Donnons-leur un peu de crédit aussi. Il s'agit d'une équipe talentueuse à l'attaque qui vous fait payer vos erreurs», a fait remarquer l'ailier droit Jason Pominville.

Yeo se demande si ses joueurs ne se sont pas trop fiés à leur propre force de caractère, bonifiée par leur bond de la 12e position au classement général de l'Association Ouest, au moment de l'acquisition de Dubnyk le 14 janvier, jusqu'au 7e échelon. Durant cette période, le Wild a égalé un record de la LNH en gagnant 12 matchs de suite à l'étranger.

«C'est un processus d'apprentissage, a noté Yeo. Il n'y a pas de doute que nous étions satisfaits de notre façon de jouer, de la manière dont les choses se sont déroulées en première ronde. Il semble que nous avons eu de la difficulté à nous ajuster, et nous tirions de l'arrière à chaque match.»

Le Wild n'a jamais détenu l'avance contre les Blackhawks, qui ont habilement bloqué les corridors de passes et de tirs une fois qu'ils avaient marqué le premier but. Ils ont également dû utiliser leur habile jeu de transition pour s'emparer de rondelles libres et lancer des poussées à deux contre un ou trois contre deux, qu'ils ont plusieurs fois transformées en buts opportuns.

À l'exception de leur performance sans lustre lors du deuxième match, les joueurs du Wild ont généré plus de chances de marquer que les Blackhawks. La différence aura été la touche finale autour des filets, de la part des joueurs payés pour produire.

Patrick Kane a obtenu cinq buts lors de cette série, et sept autres attaquants ont marqué une fois, incluant les trois membres du premier trio, formé de Jonathan Toews, Marian Hossa et Brandon Saad. Chez le Wild, seulement six attaquants ont trouvé le fond du filet, et aucun d'entre eux n'a touché la cible plus d'une fois.

Thomas Vanek n'a marqué aucun but en dix matchs éliminatoires. Mikko Koivu a terminé les séries avec un ratio de moins-4. Pendant une séquence de 177 minutes et 11 secondes, de la deuxième période du premier match jusqu'au deuxième vingt de la quatrième rencontre, le seul but du Wild a été l'oeuvre du défenseur Matt Dumba.

«Nous ne comptons peut-être pas, en ce moment, sur un joueur pouvant amasser 100 points par année, mais nous avons des joueurs qui peuvent contribuer à l'attaque, a fait remarquer Yeo. Ils jouent d'une certaine façon, et ça nous permet de réussir, en tant qu'équipe.»

Avec l'addition de Vanek l'été dernier, l'acquisition de Chris Stewart à la date limite des transactions et le retour au jeu de Jason Zucker, le Wild n'avait jamais pu compter sur autant de profondeur. Mais en fin de compte, il lui manquait encore un ou deux éléments pouvant lui permettre de se rendre jusqu'au précieux trophée.

«Lorsque vous subissez un balayage, vous avez le sentiment qu'il faut faire des changements, reconnaît Vanek. Mais quand je compare avec les équipes avec lesquelles j'ai joué, je pensais sincèrement que nous avions quelque chose de spécial. Il y a beaucoup de joueurs de caractère ici, et nous avons connu une belle séquence. Mais c'est certain que nous ne voulions pas que ça se termine de cette façon.»

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