Les Sénateurs ne chercheront pas à venger Anderson

Craig Anderson présente un pourcentage d'efficacité de 97,6 %... (PHOTO JEAN-YVES AHERN, USA TODAY)

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Craig Anderson présente un pourcentage d'efficacité de 97,6 % depuis le début de la série.

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(Ottawa) Quand Craig Anderson est arrivé dans ce long corridor qui mène à la porte du vestiaire, samedi matin au Centre Canadian Tire, il est arrivé en souriant, d'un petit pas joyeux, et en affichant un air totalement détaché. Bref, Craig Anderson n'a pas l'air de se rendre compte de ce qu'il est en train d'accomplir avec sa bande.

Ou peut-être qu'il n'est tout simplement pas un gars nerveux de nature?

«Notre gardien de but est un gardien de but étoile, il nous donne de la confiance et ça nous rend la vie plus facile», a résumé le défenseur Marc Methot en le regardant du coin de l'oeil.

C'est un peu le plus grand défi du Canadien de Montréal en vue du match numéro six de cette série, dimanche soir à Ottawa: tenter de briser le moral d'un gardien dont le moral est fait d'acier.

Depuis son entrée en scène lors du troisième match de la série, Craig Anderson a mené les Sénateurs à deux victoires de suite, et avec un retard de 2-3 dans la série, le miracle d'un retour ne paraît plus si impossible.

«Je ne sais pas comment les joueurs du Canadien se sentent. Le match de vendredi fut un match difficile, et s'ils avaient obtenu une couple de buts en partant, ça aurait changé les choses. Nous ne sommes pas sortis du trou, il faut se démener encore...»

Craig Anderson

Les Sénateurs et Anderson jouent beaucoup la carte de la pression, ces jours-ci, en prenant bien soin de préciser que cette fameuse pression, c'est le camp montréalais qui la subit. Ainsi, Craig Anderson n'a pas été surpris de voir arriver Brandon Prust devant lui en fin de match vendredi soir, une décision qui a provoqué le duel de bâtons que l'on sait.

«Je présume que ça va être leur plan de match. Ils ont bien réussi à aller au filet lors des deux derniers matchs... Je ne m'attends pas à ce que ça change.

«C'est oeil pour oeil, dent pour dent, j'imagine. Est-ce que j'aime qu'on me darde comme ça dans le ventre? Non, mais en même temps, je suis bien protégé à cet endroit, et j'ai aussi pu moi-même donner quelques bons coups de bâton, alors, on a réglé ça entre nous.»

Un geste inacceptable, selon Methot

Craig Anderson a bien rigolé en repassant la scène du duel avec Brandon Prust dans sa tête samedi matin, mais ses coéquipiers, eux, ont trouvé ça moins drôle.

«Ça se peut que les joueurs du Canadien soient frustrés, a expliqué Marc Methot. Mais je ne suis pas d'accord avec ce jeu-là. J'ai joué avec Prust, dans le junior. C'est un bon gars, un bon coéquipier. Mais dans notre ligue, ce n'est pas vraiment acceptable de frapper un gardien comme ça. Craig, c'est l'un de nos meilleurs joueurs. Je pense que c'est à la ligue d'y voir et de prendre des décisions.»

Selon Methot, les Sénateurs ne vont pas se mettre à crier vengeance devant leurs partisans dimanche soir.

«Il faut garder notre concentration, gagner des matchs et jouer avec discipline. Il ne faut pas écoper de pénalités. Ce qui est arrivé vendredi soir, c'est des diversions, mais on est chanceux que notre gardien ne soit pas blessé.»

Marc Methot

Pour les Sénateurs, le défi est de taille, mais il n'est pas différent du défi qu'ils se chargent de relever depuis deux mois, eux qui étaient bien loin du fil d'arrivée lors de la course aux séries dans l'Est, et qui ont su remonter la pente soir après soir.

Pour les Sénateurs, le défi est de taille, mais il ne change pas trop: gagner, ou bien rentrer à la maison.

Rien de nouveau.

«La pression est de toute évidence sur eux, a ajouté Marc Methot. En arrivant en séries, on n'avait rien à perdre. Nous étions les négligés, on s'est présentés juste pour tenter de voler la série. Avec deux victoires de suite, ça nous donne une nouvelle vie, et nous commençons à croire que nous pouvons nous sauver avec la série et réussir à l'emporter. Je crois qu'on a le vent en poupe...»

Pas satisfaits

Même s'ils sont de retour devant leurs partisans, même s'ils sont sur une lancée après un retard de 0-3 dans la série, les Sénateurs sont encore bien conscients du travail qui reste à faire. «À vrai dire, nous ne sommes aucunement à l'aise, a tenu à dire l'attaquant Jean-Gabriel Pageau. On accuse un retard de 2-3. C'est certain qu'on croit encore en nos chances, on a tiré de l'arrière au cours des deux derniers mois lors de la course aux séries... Il faut continuer à travailler. On est contents de ce qu'on a réussi jusqu'ici, mais on n'est pas encore satisfaits.»

Aucun blessé

L'entraîneur Dave Cameron a tenu à rassurer les fans du club: non, il n'y a aucun blessé chez les Sénateurs après le match de vendredi soir au Centre Bell. «Il y a des gars qui sont amochés, mais on s'attend à pouvoir compter sur tout le monde [ce soir]», a-t-il répondu.

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