Red Wings: la machine à développer les talents

Tomas Tatar a jusqu'ici amassé 41 points, soit... (Photo Ross D. Franklin, archives AP)

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Tomas Tatar a jusqu'ici amassé 41 points, soit 2 de plus que la saison dernière... obtenus en 73 matchs. Le jeune slovaque vient au troisième rang des compteurs de l'équipe, derrière Henrik Zetterberg et Pavel Datsyuk (13).

Photo Ross D. Franklin, archives AP

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(DETROIT) Dans l'entourage des Red Wings, on se souviendra de la campagne 2013-2014 comme de celle de l'éclosion de Gustav Nyquist. Et avec 40 points jusqu'ici, l'attaquant suédois est en train de prouver qu'il n'était pas un feu de paille.

Au rythme où vont les choses, on pourrait bien se souvenir de 2014-2015 pour l'éclosion d'un autre avant européen, Tomas Tatar.

Derrière les «indélogeables» Henrik Zetterberg (49 points en 54 matchs) et Pavel Datsyuk (42 en 43) vient Tatar, dont la fiche montre 41 points. C'est déjà deux points de plus que ses 39 de l'an passé... obtenus en 73 matchs.

Mieux encore, avec 23 buts en 54 matchs, il est en voie d'inscrire 35 filets. Malgré leurs succès des dernières années, les Red Wings n'ont vu aucun des leurs atteindre la trentaine depuis Marian Hossa en 2008-2009. Il faut même remonter à la Deuxième Guerre mondiale pour la dernière séquence de cinq saisons sans marqueur de 30 buts chez les Wings!

Tout ça pour dire que ça se passe plutôt bien pour Tatar, le 60e joueur repêché en 2009, au Centre Bell. Mais le principal intéressé attribue ses succès à son utilisation accrue, même s'il joue à peine plus d'une minute par match que l'an dernier (15: 34 par match).

«Je joue beaucoup plus que l'an passé, j'ai plus de minutes, soutient-il. L'an passé, dans les 40 derniers matchs, on a eu plusieurs blessés, j'ai joué davantage et j'ai produit. Mais en première moitié de saison, c'était dur, j'étais dans le troisième ou le quatrième trio et je devais mériter mon poste. Cette année, je joue dans les deux premiers trios, rarement dans le troisième et l'équipe en général va bien.»

«Il est compétitif, il travaille fort, ajoute son entraîneur-chef, Mike Babcock. Quand vous regardez notre groupe, nos jeunes sont un facteur de nos succès. Ils deviennent parfois un peu fous avec la rondelle et ça nous force à jouer en repli, on doit corriger ça! Mais ils sont compétitifs.»

Suivre la procédure

Avant d'en arriver à de tels succès, Tatar a compris qu'il devait suivre la recette maintes fois éprouvée par les Wings: un passage par Grand Rapids, dans la Ligue américaine, où il a disputé 265 matchs. C'est l'étape que sont en train de franchir les Québécois Xavier Ouellet et Anthony Mantha.

Pour Tatar, il n'était pas question de rester en Slovaquie, où il jouait déjà avec les «hommes» l'année de son repêchage.

«Dès que tu es repêché, c'est toujours mieux d'être près de l'organisation, estime-t-il. Je ne voulais pas être en Europe, sans avoir personne de l'équipe à qui parler. Donc, j'ai été à Grand Rapids, ils venaient me voir, ils pouvaient me parler et en plus, j'ai amélioré mon anglais. Je crois que c'était la bonne décision.»

Venant d'un journaliste de Montréal, la question n'était pas innocente. C'est qu'un espoir slovaque du Canadien, Martin Réway, a quant à lui opté pour un retour en Slovaquie cette saison pour parfaire son apprentissage, une décision qui a fait jaser.

«Martin est un de mes très bons amis, prévient Tatar. Je peux comprendre sa décision. Il ne pouvait pas aller dans la Ligue américaine en raison de son âge et je ne crois pas qu'il avait quelque chose à gagner à retourner dans le junior [à Gatineau]. Les dirigeants du Canadien étaient peut-être fâchés envers lui, mais il peut toujours revenir l'an prochain et jouer dans la Ligue américaine s'il n'a pas sa place dans la LNH. C'est sa décision, je la comprends, mais je ne sais pas si ça va l'aider ou lui nuire.»

Le pipeline qui ne s'épuise jamais

Il y a une quinzaine d'années, les Wings avaient réalisé deux miracles en dénichant Datsyuk et Zetterberg bien au-delà du 150e rang au repêchage. Que ce soit dû au flair des recruteurs ou à un travail impeccable de développement, on parle de deux coups de maître.

Avec le développement de Nyquist et de Tatar, les Wings ont réussi deux autres bons coups. Tatar est techniquement un choix de 2e tour, mais au 60e rang, on parle pratiquement du 3e tour. Nyquist, lui, a été le 121e joueur nommé au micro en 2008.

Babcock, lui, profite pleinement du bon travail qui est fait en amont, d'autant plus que depuis l'an 2000, les Wings ont eu droit à seulement trois choix dans le top 20 du repêchage! Et il a bien résumé la situation de son point de vue d'entraîneur.

«Regardez cette année, il y aura deux équipes très heureuses au repêchage, dit-il, faisant allusion à celles qui repêcheront Connor McDavid et Jack Eichel. Mais il n'y aura pas d'entraîneurs heureux, car ils n'auront plus d'emploi! Si tu veux garder ton emploi, tu ne peux pas repêcher aussi haut.»

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