Kristopher Letang: objectif 82 matchs

Kris Letang ne ménage pas les efforts en... (Photo André Pichette, La Presse)

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Kris Letang ne ménage pas les efforts en prévision de la prochaine saison. «Je ne pourrais pas m'entraîner plus fort», dit le défenseur des Penguins, victime d'un accident vasculaire cérébral la saison dernière.

Photo André Pichette, La Presse

Un accident vasculaire cérébral, des commotions cérébrales, une blessure à un coude et même un empoisonnement alimentaire...

La simple lecture du bilan médical de Kristopher Letang au cours des dernières années constitue en soi une introduction à la médecine. Et le défenseur des Penguins de Pittsburgh en a assez, d'autant qu'il s'agit bien plus d'une série de malchances que des conséquences d'un joueur qui ne prend pas soin de son corps.

«Je me suis toujours entraîné. Est-ce que je peux m'entraîner plus fort? Ce n'est pas vraiment possible. Si je ralentis l'entraînement, je ne serai pas à la hauteur. C'est de la malchance, mais on a mis ça de côté», a raconté Letang, justement rencontré après un entraînement en gymnase, hier.

Au cours des trois dernières saisons, le Québécois a raté 89 des 212 matchs des Penguins: 31 la saison dernière, 13 lors de la campagne 2013 écourtée et 45 en 2011-2012. C'est 42% des rencontres de son équipe durant cette période, un chiffre énorme pour un joueur à qui l'on confie en moyenne 25 minutes par match depuis 2011.

D'autant plus que, lorsqu'il est en santé, Letang participe activement à l'attaque, comme en font foi ses 102 points en 123 matchs au cours des trois dernières saisons.

«J'espère juste avoir une saison de 82 matchs, mais tu ne sais jamais, rappelle-t-il. Si je me fais planter de dos dans la bande en partant et que je me brise une vertèbre... je ne sais pas, on touche du bois. Mais quand on s'engage à jouer au hockey, on sait que ce genre de chose peut arriver.»

Une équipe métamorphosée

Ce sont des Penguins bien différents qui attendent Letang quand il renouera avec Sidney Crosby et ses coéquipiers à Pittsburgh, à la mi-septembre.

Sur la patinoire, l'équipe a dit adieu à James Neal, un attaquant qui a enfilé 88 buts depuis 2011-2012, mais qu'un chroniqueur de Pittsburgh a décrit comme «impopulaire» parmi ses coéquipiers, en raison de son «arrogance». Jussi Jokinen, compagnon de trio d'Evgeni Malkin la saison dernière, a également plié bagage.

En revanche, l'équipe a fait le constat qu'elle ne marquait pas assez de buts devant le filet et a mis la main sur Patric Hornqvist, dans la transaction qui a envoyé Neal aux Predators de Nashville. Elle a obtenu un autre attaquant, Nick Spaling, qui ajoutera de la profondeur au troisième trio, en plus de Blake Comeau et Steve Downie. Christian Ehrhoff s'est ajouté à une brigade défensive qui a perdu Brooks Orpik et Matt Niskanen.

À la base de tous ces changements, un nouveau directeur général, Jim Rutherford, et un nouvel entraîneur-chef, Mike Johnston, que Letang a déjà rencontré.

«Il est venu à Montréal pour nous rencontrer individuellement, raconte Letang. Il a déjeuné avec Marc-André Fleury et est venu souper avec moi le soir même.

«Ce sera complètement différent. Dan [Bylsma] était jeune et énergique. Mike va laisser aller notre créativité. Il y a eu plusieurs changements, mais des fois, du changement, c'est bon.»

Les Penguins ont gagné seulement quatre des neuf séries éliminatoires auxquelles ils ont participé - les neuf avec l'avantage de la patinoire - depuis leur conquête de la Coupe Stanley en 2009. Une statistique qui remet en perspective les récents succès de l'équipe en saison.




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