Le sort de Louis Leblanc entre les mains de Bergevin

Louis Leblanc veut d'abord et avant tout devenir... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Louis Leblanc veut d'abord et avant tout devenir un joueur régulier dans la LNH, avec le Canadien ou non.

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Le DG du Canadien Marc Bergevin aura beaucoup de pain sur la planche, au cours des prochaines semaines, avec les dossiers de P.K. Subban, d'Andrei Markov et de Brian Gionta, entre autres. Mais il a beau avoir d'autres chats à fouetter, il devra néanmoins prendre une décision dans le cas de Louis Leblanc, qui deviendra joueur autonome avec compensation le 1er juillet.

Ce n'est pas encore certain, à l'heure actuelle, que le Tricolore lui proposera une offre qualificative, mais il serait quand même étonnant que le CH le laisse filer sans rien obtenir en contrepartie. Leblanc ne s'est peut-être pas développé comme on l'espérait lorsqu'il a été sélectionné en première ronde du repêchage de 2009, mais il s'agit tout de même d'un espoir qui a disputé 42 matchs avec le Canadien dès sa première saison professionnelle...

Si Bergevin décide d'aller de l'avant et de lui offrir un nouveau contrat, il devra avoir une conversation franche avec Pat Brisson, l'agent de Leblanc. Si le DG estime que le patineur de Pointe-Claire a une chance raisonnable de percer la formation à moyen terme, tant mieux. Mais si le chemin s'est déjà trop refermé devant Leblanc, les deux hommes pourraient s'entendre pour essayer de le faire passer à une autre équipe.

Vers la date-butoir des transactions, le DG s'était donné jusqu'à la fin de l'année pour bien l'évaluer.

«Mon rêve est encore de jouer avec le Canadien, mais s'il faut que ce soit avec une autre équipe, je veux avant tout jouer dans la Ligue nationale», a d'ailleurs confié Leblanc à La Presse.

Les décisions que prendra Bergevin sur d'autres fronts lui permettront bientôt d'avoir une meilleure idée de la place qu'occupe Leblanc dans sa hiérarchie, en particulier à l'aile droite. Mais il ne faut pas oublier que Leblanc a été repêché sous l'administration de MM. Boivin, Gainey et Gauthier. C'est dire que Bergevin n'a pas de véritable lien affectif envers lui.

«À notre avis, Louis mérite sa chance dans la LNH, mais on va attendre de voir ce qui va se passer après que Marc et moi on se soit parlés», s'est contenté de dire Pat Brisson.

Gagner en constance

Durant la saison 2012-2013, on avait beaucoup épilogué sur le fait que Leblanc n'avait pas eu une relation facile avec Sylvain Lefebvre, l'entraîneur-chef des Bulldogs de Hamilton. Or, le climat s'est assaini cette année.

«Ç'a mieux été que l'an dernier, sauf que ça n'a pas mieux été pour l'équipe. On a encore raté les séries», note l'attaquant de 23 ans.

Lors de leur rencontre de fin de saison, Lefebvre a signalé à Leblanc que celui-ci devait encore gagner en constance et devait prolonger le genre de bonne séquence qu'il a connu en début de saison.

«Ma blessure à la cheville ne m'avait pas aidé l'an dernier, mais cette année, ça allait mieux, j'enchaînais mieux mes matchs, a expliqué Leblanc. J'ai amélioré mon coup de patin et j'ai de meilleurs outils en désavantage numérique. Sur le plan individuel, mes statistiques sont un peu décevantes, mais je me suis amélioré en tant que joueur.»

Vers une nouvelle identité

Leblanc s'est contenté de 13 buts et 28 points en 70 matchs avec les Bulldogs, cette saison, mais il serait judicieux de ne pas s'attarder indûment sur ces statistiques au moment d'évaluer son travail. Car le Canadien voit en lui un joueur potentiel de troisième ou quatrième trio dans la LNH et il entend le préparer à ce rôle, s'il reste à Hamilton l'an prochain.

Leblanc devra donc trouver le moyen de briller dans la Ligue américaine autrement que par ses statistiques. Son acharnement en coin de patinoire et sa façon d'asticoter l'adversaire, par exemple, pourraient lui permettre de se distinguer comme il n'a jamais été amené à le faire aux niveaux inférieurs.

Que ce soit chez le Canadien ou ailleurs, c'est le rôle qu'il devra jouer.

Ce n'est pas toujours facile à avaler.

«Si j'atteins la LNH à temps plein, ce sera peut-être dans un rôle défensif, convient-il. Mais quand tu travailles ton jeu durant l'été, tu pratiques à lancer, tu t'exerces à marquer des buts, pas à travailler tes chips !

«Mais mon but est d'être le meilleur joueur que je puisse à l'intérieur du rôle qu'on va avoir pour moi. J'ai fait ce que j'ai à faire, j'ai confiance en mes moyens et je pense que je peux aider le Canadien ou une autre équipe.»

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