LNH: fin du supplice pour les bars

L'Union des tenanciers de bars du Québec estime... (Photo: Bernard Brault, archives La Presse)

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L'Union des tenanciers de bars du Québec estime que ses membres ont vu leur chiffre d'affaires fondre de 20%.

Photo: Bernard Brault, archives La Presse

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Les bars et restaurants de Montréal peuvent enfin respirer. Après avoir été pendant des mois les victimes collatérales du conflit de travail dans la LNH, ils applaudissent l'entente de principe qui devrait permettre au hockey de reprendre de plus belle.

Le propriétaire du bar Chez Serge n'a pas dormi de la nuit. «Normalement, je rentre tard après le travail et je me couche vers 6 h du matin, raconte Paulo Branco. Mais là, j'ai suivi le règlement du conflit à l'aube (hier) et je ne pouvais pas fermer l'oeil. C'est une grosse nouvelle pour nous.»

Son bar du boulevard Saint-Laurent est l'un des favoris des amateurs de hockey. M. Branco estime d'ailleurs avoir perdu 30% de ses revenus à cause du lock-out. Comme des dizaines d'autres tenanciers, il a dû rivaliser d'imagination pour attirer les clients. Il a finalement mis à profit le taureau mécanique qui trône dans son bar. «On a commencé les mercredis bikini rodéo, explique M. Branco. C'est une compétition et la gagnante remporte 2000 $.»

Les bikinis et le rodéo ont aidé, mais étaient loin de remplacer le hockey. «Un soir de match, c'est comme 10 soirs en un. Les gens arrivent vers 19h alors qu'ils se pointent normalement à 23h30 dans les bars de Montréal.»

L'Union des tenanciers de bars du Québec estime que ses membres ont vu leur chiffre d'affaires fondre de 20% depuis le mois d'octobre. Elle impute cette baisse au conflit de travail dans la LNH. «C'est une baisse dramatique», dit le président de l'Union, Peter Sergakis.

M. Sergakis est aussi propriétaire de la chaîne montréalaise de restaurants La Station des Sports. «On n'avait pas le choix de mettre 10% des employés à pied et de couper les heures d'un autre 30%, explique le restaurateur. Là, il y a des employés qui m'appellent avec la fin du lock-out pour me demander s'ils vont récupérer leurs heures. La réponse est oui.»

La monoculture du sport

Même son de cloche du côté de La Cage aux Sports, plus importante chaîne de bars sportifs du Québec. Son président, Jean Bédard, estime que les affaires ont reculé de 10% avec le lock-out. «Ç'a été une année 2012 difficile pour le sport au Québec. À partir de janvier dernier déjà, le Canadien était sorti des séries, puis en septembre il n'y a plus eu de hockey», rappelle M. Bédard.

Les 54 établissements La Cage aux Sports espèrent maintenant récupérer ce qu'ils ont perdu. «Là, les matchs vont tous être plus importants. Il va y avoir une course aux séries, croit Jean Bédard. On souhaite pouvoir récupérer ce qu'on a perdu avant les Fêtes.»

Le lock-out aura permis de constater encore une fois à quel point l'économie montréalaise repose sur le hockey. Contrairement à d'autres villes, la métropole ne compte qu'une seule équipe professionnelle de grande envergure. «J'étais dans un restaurant de Boston samedi soir, raconte Jean Bédard. Le serveur était un fan de sport et il me disait: «C'est moins pire à Boston, on a les Red Sox, les Patriots... Mais vous autres, le hockey, c'est tout!»»

Pour le meilleur et pour le pire...

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