Vote crucial pour l'avenir des Coyotes

Les élus vont se prononcer sur la proposition... (Photo: AP)

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Les élus vont se prononcer sur la proposition de Greg Jamison, qui veut racheter l'équipe en difficulté à la LNH, mais qui demande en retour à Glendale de lui verser 300 millions sur 20 ans pour gérer l'aréna Jobing.com.

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(Glendale, Arizona) Les élus de Glendale doivent tenir un vote crucial pour l'avenir des Coyotes demain soir lors du conseil municipal, dans un contexte où de plus en plus de voix s'élèvent pour remettre en question le plan de sauvetage proposé pour maintenir l'équipe en Arizona.

Six conseillers municipaux vont se prononcer sur une ébauche d'entente avec l'ancien PDG des Sharks, Greg Jamison. Celui-ci propose de racheter l'équipe en difficulté à la LNH, mais demande à Glendale de lui verser 300 millions sur 20 ans pour gérer l'aréna Jobing.com.

Le suspense est à son comble puisque le conseil est parfaitement divisé sur la question; trois élus ont déjà fait savoir qu'ils approuveraient l'entente, deux prévoient la rejeter, alors que la conseillère Yvonne Knaack, qui détient la balance du pouvoir, refuse obstinément de dévoiler ses intentions avant demain soir.

Scrutin municipal

Le vote survient quelques semaines après des élections municipales qui ont vu l'arrivée d'un nouveau maire très critique de ce plan de sauvetage. «On aime tous les Coyotes, mais on ne peut sacrifier notre mode de vie pour qu'ils puissent maintenir le leur», a lancé Jerry Weirs à la suite de son élection, le 6 novembre dernier.

L'une des conseillères les plus favorables au plan de sauvetage et soutien acharné des Coyotes, Joyce Clark, a par ailleurs été battue lors de cette même élection. Son remplaçant, Sam Chavira, se montre quant à lui critique par rapport à l'ébauche d'entente.

Puisque le maire et les conseillers élus au début du mois de novembre n'entrent en fonction qu'en janvier, ce sont les anciens conseillers qui vont trancher demain soir une situation que dénoncent plusieurs citoyens de Glendale. «Je ne comprends pas que des conseillers battus puissent se prononcer sur une entente qui lie Glendale pendant les 20 prochaines années!», dénonce Ken Jones en entrevue téléphonique. Habitant de Glendale depuis plus de 30 ans, Jones a commencé à s'engager politiquement il y a trois ans «devant l'incurie des élus qui sont en train de mettre Glendale en faillite».

Glendale en difficulté

Le vote survient alors que les finances de la ville sont au plus mal. Des employés ont dû être mis à pied, les heures des bibliothèques ont été réduites et l'agence de notation Moody's a récemment réduit la cote de crédit de Glendale.

L'un des artisans de l'entente a d'ailleurs fait volte-face dans les derniers jours. Le directeur général de Glendale, Horatio Skeete, estime que le plan serait trop coûteux pour la municipalité, nécessiterait des compressions de 6 millions et la mise à pied de 200 employés municipaux dans les cinq prochaines années. «On ne peut pas se le permettre», a-t-il tranché selon le quotidien Arizona Republic.

Le feu vert du conseil demain soir serait un coup de pouce majeur au rachat des Coyotes par Jamison et au maintien de l'équipe à Phoenix. Son rejet pourrait repousser le vote jusqu'à l'entrée en fonction du nouveau conseil et du maire Weirs.

«Si Yvonne Knaack voulait vraiment bien faire, elle pourrait faire deux choses mardi soir, croit Ken Jones. Elle pourrait carrément voter non. Ou elle pourrait voter pour que le vote soit repoussé à janvier afin que le nouveau conseil se prononce. Ce serait bien plus juste.»

Contactée par La Presse, la conseillère sortante Joyce Clark n'a pas voulu commenter: «Je ne fais aucun commentaire aux médias canadiens», a-t-elle lancé avant de raccrocher.

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UN VÉRITABLE FEUILLETON

> 1995 : Le propriétaire des Suns de Phoenix, dans la NBA, réunit des investisseurs et met la main sur les Jets de Winnipeg, alors en grave difficulté financière. L'équipe déménage en Arizona pour la saison 1996-1997.

> 2001 : Financièrement, l'équipe ne fait pas beaucoup mieux à Phoenix qu'à Winnipeg. Les propriétaires, lassés de perdre de l'argent, vendent les Coyotes à l'homme d'affaires local Steve Ellman et à Wayne Gretzky pour 90 millions.

> 2003 : Les Coyotes, qui jouaient au domicile des Suns à Phoenix, déménagent dans la banlieue de Glendale et investissent le tout nouveau Jobing.com Arena. L'amphithéâtre a été construit par Glendale, qui y a injecté 180 millions d'argent public.

> 2005 : Les Coyotes sont revendus à l'homme d'affaires Jerry Moyes, en partie propriétaire des Diamondbacks de l'Arizona.

> 2009 : Criblée de dettes, l'équipe est mise en faillite par Jerry Moyes. Elle est reprise par la LNH qui se met en quête d'un nouveau propriétaire prêt à maintenir les Coyotes en Arizona. La Ligue s'oppose notamment au rachat par le millionnaire canadien Jim Balsillie, qui voulait déménager l'équipe à Hamilton.

> 2011 : Après plusieurs tentatives de vente infructueuses, la LNH pense avoir trouvé le bon candidat en Greg Jamison. Le PDG des Sharks de San Jose propose de reprendre l'équipe en difficulté, mais demande à la Ville de Glendale de le payer pour gérer l'aréna.

> 2012 : Le 6 novembre, les électeurs de Glendale élisent un nouveau maire très critique du projet de Jamison, qui entrera en fonction en janvier. Demain soir, l'ancien conseil municipal et l'ancienne mairesse doivent se prononcer sur l'entente qui prévoit que Glendale paie 300 millions à Jamison sur une période de 20 ans.

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