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Phil Mickelson passe tout près de signer une page d'histoire

Phil Mickelson a joué une excellente première ronde... (Photo Craig Brough, REUTERS)

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Phil Mickelson a joué une excellente première ronde de 63 (-8) à l'Omnium britannique, jeudi.

Photo Craig Brough, REUTERS

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Paul Newberry
Associated Press
Troon, Royaume-Uni

Phil Mickelson a pointé son fer droit vers le trou et était prêt à entrer dans l'histoire des championnats majeurs, jeudi à l'Omnium britannique. Il a finalement eu le coeur brisé, malgré une ronde de 63.

Le roulé de 16 pieds semblait parfait jusqu'au dernier moment et il a finalement effleuré le côté droit de l'ouverture. La balle a suivi le bord de la coupe et s'est arrêtée de l'autre côté du trou. Mickelson a placé sa main contre son front, ébahi. Son cadet, Jim «Bones» Mackay, s'est laissé tomber sur le dos.

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«Je voulais pleurer», a dit Mickelson. Mais il n'y a pas eu de larmes au Royal Troon, pas après une ronde exceptionnelle même selon les standards élevés de «Lefty». Mickelson détient trois coups d'avance sur Patrick Reed et Martin Kaymer après une journée presque parfaite en bordure de la mer d'Irlande.

Mickelson s'est approché de l'histoire grâce à des oiselets aux 16e et 17e trous, passant à huit coups sous la normale. Au cours des 43 dernières années, il y a eu 27 rondes de 63 lors des tournois majeurs. Personne n'a réussi une ronde de 62.

Mickelson le savait. Il savait aussi qu'il n'aurait probablement pas de meilleure occasion dans sa carrière quand son coup de fer-6 a abouti à 16 pieds de la coupe au 18e trou.

«Ce roulé au 18e trou était une occasion d'écrire une page d'histoire, a-t-il rappelé. Je le savais, et avec un pied à faire, je pensais avoir réussi. Je voyais la balle aller directement dans la coupe. Je m'apprêtais à aller la chercher et j'ai ressenti une poussée d'adrénaline parce que je croyais avoir réussi un 62. Puis mon coeur a éclaté en mille morceaux quand la balle a dévié et fait le tour de la coupe.»

Ce qui aide à faire oublier la douleur, c'est qu'on était seulement jeudi. La dernière victoire de Mickelson remonte à 2013, à l'Omnium britannique à Muirfield.

Son roulé au 18e a rappelé celui qui avait fait le tour de la coupe à l'Omnium de Phoenix il y a trois ans, quand il aurait pu remettre une carte de 59. Mais cinq joueurs ont déjà réussi des rondes de 59 dans l'histoire de la PGA.

«Celui-là va me suivre pendant longtemps parce que c'est un élément historique des tournois majeurs, a noté Mickelson. J'avais l'occasion d'être le premier à jouer 62. Je ne pense pas avoir une autre chance et c'est ce qui est décevant.»

Mickelson se retrouve tout de même en bonne compagnie.

Jack Nicklaus avait raté un roulé de moins de trois pieds pour un 62 à l'Omnium des États-Unis en 1980 à Baltusrol. Greg Norman avait besoin de franchir 30 pieds en deux roulés pour un 62 à l'Omnium britannique en 1986 à Turnberry, mais il avait finalement complété le trou en trois roulés. Tiger Woods avait vu son roulé de 15 pieds pour un 62 faire le tour de la coupe au Championnat de la PGA en 2007 à Southern Hills. Nick Price avait vu son roulé pour un 62 bondir hors de la coupe au Tournoi des Maîtres en 1986.

Quand on lui a demandé pourquoi personne n'avait réussi de 62 en Grand Chelem, Mickelson est revenu sur son roulé.

«Il y a une malédiction, a-t-il dit. La balle aurait dû rentrer.»

Parmi les sept golfeurs précédents à avoir amorcé un tournoi majeur avec une ronde de 63, seulement Nicklaus à l'Omnium des États-Unis en 1980 et Raymond Floyd au Championnat de la PGA en 1982 ont éventuellement triomphé.

Le Royal Troon sera peut-être un peu moins accueillant d'ici la fin de la semaine. On prévoit de forts vents et de la pluie vendredi, particulièrement en matinée, quand Mickelson et Kaymer seront en action. Mais Mickelson est prêt pour tout.

«Un des défis quand vous connaissez une ronde comme celle-là, c'est que ça change vos attentes dans votre tête et c'est quelque chose que je vais devoir tenter d'ignorer, a-t-il expliqué. Nous avons encore trois rondes à jouer. Les conditions seront différentes demain (vendredi). Ce sera très difficile.»

Huit Américains font partie du top-11 sur le tableau des meneurs à Royal Troon. En remontant à Arnold Palmer en 1962, l'Omnium britannique a toujours été remporté par un Américain lorsque disputé au Royal Troon, en six occasions.

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