Ben Crenshaw fera ses adieux au Masters

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Ben Crenshaw

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Paul Newberry
Associated Press
Augusta

Tiger Woods et Jordan Spieth se trouvaient déjà sur le 18e vert, prêts à effectuer quelques coups roulés. Ben Crenshaw, lui, était dans l'allée, à une centaine de verges d'eux, après avoir expédié son coup de départ près d'un arbre. Oui, le temps est venu pour «Gentle Ben» de tirer sa révérence.

«J'aurais probablement dû cesser de jouer il y a deux ou trois ans», a grogné Crenshaw, mercredi, alors qu'il se trouvait à proximité du chalet du Augusta National après avoir complété neuf trous.

Le double vainqueur du Masters rangera finalement ses bâtons, à l'âge de 63 ans, après une dernière participation au tournoi en compagnie de Carl Jackson, son cadet de longue date.

À chaque trou, ils ressasseront leurs plus beaux souvenirs. Le premier Veston vert en 1984. Ce triomphe complètement inattendu en 1995, lorsque Crenshaw a fondu en larmes après avoir calé son dernier roulé tout en ayant une pensée pour son mentor, Harvey Penick, décédé quelques jours plus tôt.

La scène était touchante - Crenshaw plié en deux, le visage enfoui dans ses mains, pendant que Jackson venait de derrière pour lui donner une amicale et réconfortante tape dans le dos.

«Une vie entière va défiler devant moi», a déclaré Jackson.

Le dernier Tournoi des Maîtres de Crenshaw sera son 44e, le même nombre que Sam Snead. Seulement quatre golfeurs ont foulé les prestigieuses allées du Augusta National plus souvent que lui - Gary Player, Arnold Palmer, Doug Ford et Raymond Floyd. De la prestigieuse compagnie.

«Il y a déjà un bon bout de temps que j'ai commencé à penser à cette semaine», a admis Crenshaw, qui n'a jamais été du genre à cacher ses émotions. Et il faut s'attendre à ce qu'il verse quelques larmes avant la fin de son dernier tournoi.

«Je vais passer au travers du mieux que je le pourrai.»

La dernière ronde d'entraînement de Crenshaw à Augusta National aura réuni, pour ainsi dire, trois époques de golfeurs. Le vétéran vieillissant était accompagné par Woods, le trentenaire qui tente de retrouver sa touche magique, et par Spieth, la vedette montante qui, à l'âge de 21 ans, est déjà l'un des meilleurs joueurs de la PGA.

«C'est la vie, a fait remarquer Crenshaw, philosophe. Ces gars-là sont tellement forts, tellement jeunes, tellement ambitieux. Nous nous souvenons tous des jours où nous nous sentions ainsi.»

Le soir précédent, Crenshaw a organisé une ronde d'entraînement avec Spieth, un compatriote du Texas qui occupait le premier rang sur le neuf d'aller lors de la dernière journée, l'an dernier, avant de glisser au classement. Puis, après avoir appris que Woods n'avait pas de partenaires, ils lui ont demandé de se joindre à eux.

Après avoir négocié le neuf de retour, Crenshaw a mangé, s'est reposé un peu, et s'est dirigé vers le tournoi annuel de normale-3. Il a joué en compagnie de Jack Nicklaus et de Gary Player, servant de substitut de prestige pour Arnold Palmer, qui se remet toujours d'une opération à une épaule. Mais le légendaire Palmer s'est pointé sur le premier tertre dans le but de lancer de sympathiques insultes.

«Beau coup, Ben!», lui a dit Palmer, lorsque Crenshaw a raté le vert à son premier coup.

Les deux hommes riaient de bon coeur.

«Vous savez à quel point cet endroit est spécial, a déclaré Crenshaw. J'aime tout de cet endroit. Ç'a toujours été le cas.»

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