Tour de France: Marcel Kittel s'impose encore au sprint

Marcel Kittel célèbre en franchissant la ligne d'arrivée.... (Photo Christian Hartmann, Reuters)

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Marcel Kittel célèbre en franchissant la ligne d'arrivée.

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Jean Montois
Agence France-Presse
Pau, France

L'Allemand Marcel Kittel, vainqueur pour la cinquième fois depuis le départ, a dépassé son record personnel dans le Tour de France après la 11e étape, mercredi à Pau.

Le roi du sprint s'est imposé aisément, de plus d'un demi-vélo, devant le Néerlandais Dylan Groenewegen, qui a tenté, mais en vain, de profiter de l'aspiration.

Le Britannique Chris Froome (Sky) a gardé son maillot jaune de meneur à la veille de l'étape-reine des Pyrénées et l'arrivée à l'altiport de Peyragudes.

Pour son malheur, le Polonais Maciej Bodnar a été repris par le peloton à seulement 250 mètres de la ligne, après une échappée de plus de 200 kilomètres.

Bodnar s'est retrouvé en tête dès la sortie de la ville-départ d'Eymet avec l'Italien Marco Marcato et le Belge Frederik Backaert.

Le trio a été contrôlé à distance par le peloton, à moins de cinq minute. Bodnar a distancé ensuite ses compagnons à 28 kilomètres de l'arrivée et a résisté longtemps jusque dans les artères de Pau (14 secondes aux 3 kilomètres).

Bodnar donne l'exemple

Vrai rouleur, le Polonais a donné l'exemple à suivre. Il a aussi redonné le sourire à l'équipe Bora, décapitée après la sortie par la petite porte du champion du monde, le Slovaque Peter Sagan (exclusion), et la chute du grimpeur polonais Rafal Majka (abandon).

La réussite de son coup de force a été compromise par la collaboration d'autres équipes avec la Quick-Step de Kittel. Les Lotto, pour l'Allemand André Greipel, et les Katusha, au profit du Norvégien Alexander Kristoff, ont roulé leur part, dans l'espoir hypothétique de voir leur sprinteur rivaliser.

À Pau, ni Greipel (7e) ni Kristoff (12e) n'ont joué les premiers rôles. Derrière Kittel, qui a pu s'autoriser à lever le bras bien avant la ligne, et Groenewegen, le Norvégien Edvald Boasson Hagen s'est classé troisième devant l'Australien Michael Matthews et le Britannique Dan McLay.

Kittel, âgé de 29 ans, compte désormais 14 étapes du Tour à son palmarès depuis 2013.

Depuis le départ de Düsseldorf, il n'a été battu qu'une seule fois dans un sprint massif, par le champion de France Arnaud Démare, à Vittel (4e étape).

Jusqu'à présent, l'Allemand avait gagné au mieux quatre étapes d'un même Tour, en 2013 et 2014.

Le record de victoires d'étape dans un seul Tour est de 8 succès. Il est partagé par le Français Charles Pélissier (1930) et les Belges Eddy Merckx (1970, 1974) et Freddy Maertens (1976).

Plusieurs chutes se sont produites dans cette étape de 203,5 kilomètres. Si l'Italien Dario Cataldo, touché à un poignet, a été contraint à l'abandon, deux coureurs haut placés au classement général, le Danois Jakob Fuglsang (poignet) et le Français Romain Bardet (genou), ont pu repartir sans trop de dommage apparent. L'Espagnol Alberto Contador (coude) a lui aussi chuté à l'approche des 20 derniers kilomètres.

Jeudi, l'étape-reine des Pyrénées arrivera sur l'altiport de Peyragudes, après six ascensions (dont le Port de Balès classé hors catégorie) et 214,5 kilomètres à partir de Pau.

La ligne est installée au bout de la piste de près de 400 mètres de long. La pente atteint jusqu'à 16% dans un cadre grandiose.

Peyragudes a déjà accueilli le Tour en 2012, l'année du succès de l'Espagnol Alejandro Valverde dans un site proche mais moins pentu. Chris Froome avait pris la deuxième place après avoir ostensiblement attendu le futur vainqueur du Tour, son coéquipier Bradley Wiggins.




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