Tour de France: Van Avermaet devance Sagan au sprint

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Greg Van Avermaet, à droite, s'est imposé dans un sprint face à Peter Sagan.

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Jean MONTOIS
Agence France-Presse
RODEZ

Le Belge Greg Van Avermaet a privé le Slovaque Peter Sagan de la victoire, vendredi à Rodez, dans la 13e étape du Tour de France marquée par une très forte chaleur, jusqu'à 40 degrés pendant la course.

Pour la quatrième fois depuis le départ, Sagan, l'un des gros salaires du peloton, a dû se limiter à la deuxième place dans une étape sans conséquence pour le classement général toujours conduit par le Britannique Chris Froome.

Van Avermaet s'est imposé dans un sprint jugé après une montée courte et pentue de 570 mètres (à 9,6 %). Sagan, le seul à garder sa roue, n'a pu le remonter complètement.

«Je perds par ma faute. Je suis fâché. J'ai attendu, attendu... J'aurais dû relancer et je me suis rassis sur la selle», a regretté celui qui est surnommé «Hulk», le super-héros qui devient vert quand il est énervé.

Devancé virtuellement au classement par points par l'Allemand Andre Greipel après le sprint intermédiaire, Sagan a récupéré son maillot vert après l'arrivée.

«Si j'avais gagné, j'aurais marqué plus de points», a grogné le Slovaque, non sans raison.

Van Avermaet, 30 ans, s'est imposé pour la première fois sur le Tour. Le Belge, qui a accumulé les places d'honneur dans les classiques, s'est notamment classé au printemps troisième du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix.

«L'arrivée m'était favorable, je l'avais notée. J'ai lancé de loin et ce n'était pas facile de contenir Sagan que je sentais dans ma roue. Je n'étais pas sûr de gagner», a déclaré le vainqueur du jour.

Sur la ligne, un autre coureur belge, Jan Bakelants, a pris la troisième place, à 3 secondes, devant l'Allemand John Degenkolb, à 7 secondes.

La lourde chute de Péraud

Froome s'est classé 6e devant l'Italien Vincenzo Nibali et l'Espagnol Alberto Contador.

«C'était une journée caniculaire. On a tous souffert de la chaleur dans le groupe. Toutes les dix-quinze minutes, il faut prendre des bidons», a souligné l'Anglais après en avoir terminé avec cette étape dite de transition.

«Ce sont des transitions qui font mal», a relevé le Français Thibaut Pinot, qui va toutefois de mieux en mieux malgré la température très élevée.

L'échappée lancée dès le départ de cette étape de 198,5 kilomètres a réuni six coureurs, le Belge Thomas De Gendt, le Néerlandais Wilco Kelderman, l'Australien Nathan Haas et les Français Cyril Gautier, Alexandre Geniez et Pierre-Luc Périchon.

Le groupe a pu prendre jusqu'à 4 min 45 sec d'avance, mais le peloton, mené par les équipiers de John Degenkolb, a contrôlé l'écart. Le renfort de deux autres équipes (Tinkoff puis Orica) en tête du peloton a réduit l'avantage de l'échappée comprenant le «local», Alexandre Geniez, natif de Rodez, à moins de 2 minutes aux 20 kilomètres.

La tentative solitaire de Haas muselée, ses compagnons se sont expliqués dans un faux-plat montant à 14 kilomètres de l'arrivée. De Gendt, Kelderman et Gautier se sont dégagés à ce moment-là et ont entretenu l'espoir jusqu'à l'approche de la ligne. Le trio n'a été repris qu'à... 350 mètres de la ligne.

Pour Jean-Christophe Péraud, l'étape a été encore plus éprouvante. Le Français a chuté lourdement à quelque 64 kilomètres de l'arrivée.

Le dauphin de Vincenzo Nibali dans le Tour 2014 a poursuivi la course malgré ses nombreuses blessures (hanche, main, coude, avant-bras) aggravées par le contact du goudron brûlant.

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