Des courses ProTour seront disputées à Montréal et Québec

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La licence ProTour garantit la présence des 18 meilleures équipes cyclistes au monde.

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Montréal et Québec accueilleront l'élite du cyclisme masculin dès septembre 2010, a discrètement annoncé l'Union cycliste internationale (UCI) dans un communiqué émis à la mi-juin. L'organisation de l'événement va bon train et son budget est garanti pour les cinq prochaines années, affirme le promoteur Serge Arsenault.

«Les finances sont assurées à 100%», a indiqué M. Arsenault lors d'un entretien téléphonique avec La Presse, la semaine dernière.

«Les entreprises qu'on dirige vont assez bien pour être capables de cautionner et garantir la réalisation des événements pendant cinq ans», a précisé le propriétaire du Groupe Serdy, qui détient entre autres le canal Évasion, diffuseur du Tour de France.

M. Arsenault donnera davantage de détails lors d'une conférence de presse prévue dans trois semaines. Mais il soutient avoir déjà une promesse d'appui financier de la part des villes de Montréal et de Québec ainsi que du gouvernement du Québec. «Il est fort possible que cette garantie d'aide financière soit comblée par les participations d'autres commanditaires», a dit le promoteur, ajoutant plus tard que les «portes s'ouvrent, et très rapidement».

L'événement, ambitieux, comporte deux courses ProTour, la plus importante sanction sportive octroyée par l'UCI, jusqu'alors inédite en Amérique. La licence ProTour garantit la présence des 18 meilleures équipes cyclistes au monde.

La première course sera disputée vendredi le 10 septembre sur le circuit du mont Royal, «qui est au cyclisme ce que Kitzbühel est au ski alpin», dixit M. Arsenault. Le centre-ville de Québec accueillera ensuite le peloton de quelque 140 coureurs pour une autre course présentée le dimanche 12 septembre. Ces dates ont été choisies exceptionnellement pour ne pas entrer en conflit avec les Championnats du monde de vélo de montagne de Mont-Sainte-Anne, prévus du 30 août au 5 septembre.

À partir de 2011, les deux courses se dérouleront lors de la fin de semaine de la fête du Travail. D'année en année, les deux métropoles québécoises alterneront à titre de présentatrice de la première course.

Jamais l'UCI n'avait accordé de licence ProTour à une course nord-américaine, malgré des demandes en ce sens. «Il fallait avoir un peu de culot. Il y a 34 villes européennes qui attendent depuis cinq ans pour l'obtenir», a mentionné M. Arsenault, qui a effectué plusieurs séjours en Europe pour convaincre les dirigeants de l'UCI, dont quelques-uns sont des amis.

La perte du Grand Prix de Formule 1 a été le déclencheur d'une démarche amorcée il y a huit mois, a raconté M. Arsenault. Il attribue en grande partie sa veine à la volonté de l'UCI de se mondialiser. «Le cyclisme ne peut plus rester un sport européen s'il veut rester parmi les grands», a-t-il fait valoir. La réputation des courses organisées sur le mont Royal (Mondiaux de 1974, Jeux olympiques de 1976 et les Coupes du monde de 1988 à 1992, dont M. Arsenault était l'organisateur) a aussi fait pencher la balance.

Les deux courses seront bonifiées par une semaine complète de festivités, incluant une course réservée aux coureurs canadiens et américains de moins de 23 ans. M. Arsenault prévoit un événement «rassembleur» en forme de «trait d'union» entre Montréal et Québec. «Ce sera gros», a-t-il conclu.

 




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