Mile-Ex: une création à son image

Le salon donne sur l'avant de la maison...... (Photo fournie par Re/Max)

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Le salon donne sur l'avant de la maison... qui est en fait une cour intérieure!

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Pierre Deschênes

Collaboration spéciale

La Presse

Le nom du quartier est une contraction de Mile End et de Parc-Extension, deux secteurs contigus à plusieurs arrondissements. Le Mile-Ex, peuplé d'artistes et d'architectes, tutoie aussi la Petite Italie. Autant dire qu'il s'agit d'un coin à l'identité multiple qui attire une clientèle tout aussi diversifiée.

La façade sur rue de la maison.... (Photo fournie par Re/Max) - image 1.0

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La façade sur rue de la maison.

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Au fond du couloir, un pan de mur... (Photo fournie par Re/Max) - image 1.1

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Au fond du couloir, un pan de mur vitré fait circuler la lumière jusque dans la salle de bains derrière.

Photo fournie par Re/Max

C'est cette mixité qui a séduit Jean (prénom fictif), Montréalais d'origine. Avant son arrivée, l'un des voisins était le toqué Normand Laprise ; aujourd'hui, c'est une directrice de théâtre ; un peu plus loin habite une dame qui est née dans la maison qu'elle occupe encore, 101 ans plus tard ! 

Les anciennes manufactures côtoient les petits ateliers, les maisons d'architectes, les petits duplex qui ont « besoin d'amour ». Les gourmets y trouvent leur compte avec les restos des alentours, la mythique épicerie Milano et le légendaire marché Jean-Talon. Ce tourbillon improbable plaît à Jean qui est lui-même un entrepreneur assez particulier : sans être un chef à la mode, il est le créateur de plusieurs restaurants respectés. Homme au profil bas, il aime le bel ouvrage, la qualité et l'originalité.

TIRER PARTI DU LIEU

Dans ce secteur de la ville, les maisons sont adossées à la rue et disposent de cours extrêmement profondes. La plupart en profitent pour y garer leur voiture, s'installer des cabanons pour le rangement ou jouir d'un coin de verdure. Jean, lui, a vu le potentiel de ce long lot et a plutôt choisi d'ériger une copropriété horizontale. Il a fait construire deux maisons indépendantes, mais reliées entre elles comme l'exige le règlement municipal. 

Dans son cas, le passage se fait par un tunnel souterrain qui ressemble davantage à un abri nucléaire, dans le sens qu'on ne l'utilise pratiquement pas. Jean accède à son domicile par une entrée cochère fermée par une porte de largeur normale, mais d'une hauteur de près de 10 pieds. Autre singularité : elle est en acier galvanisé. Le ton est donné pour le visiteur.

UNE ARCHITECTURE PEU BANALE

Jean avait une idée précise de ce qu'il voulait. Comme pour tous les restaurants qu'il a conçus, il s'implique dans l'aménagement. Cette fois-là, il a fait les plans en compagnie d'Annie Lebel d'in situ atelier d'architecture. 

Par amour pour les matériaux, Jean a opté pour une maison où les planchers sont tous en béton poli, mais chauffants, la plupart des murs, en contreplaqué de sapin de Douglas, le plafond du premier étage, en platelage d'acier aux ondulations caractéristiques. 

Pour en rajouter une couche, notre concepteur-propriétaire de restos a utilisé des recettes éprouvées dans ses établissements. L'îlot de la cuisine est recouvert d'inox poncé à la toupie, la couleur qui recouvre ses poutres d'acier exposées et ses poteaux de soutènement, entre autres, est un gris très neutre. 

Autre particularité de l'implantation, la chambre à coucher se situe au rez-de-chaussée alors que la cuisine et la salle à manger sont à l'étage.

Il faut dire que les grandes fenêtres et le lanterneau procurent une belle lumière et une ventilation impeccable à cet étage où il passe beaucoup de temps, à recevoir ou à travailler dans un bureau qu'il s'est aménagé à deux pas de la cuisine.

UN HOMME DE PROJETS

Toujours à l'affût, Jean vit comme il travaille : dans l'amour des belles (et bonnes) choses, recherchant l'emplacement qui le fera vibrer et en exécutant l'ouvrage de manière méticuleuse. Pas étonnant qu'il mette en vente cette maison qu'il habite depuis environ trois ans, car d'autres sirènes l'appellent : un nouvel immeuble de deux étages, encore situé en ville, va, par ses bons soins, changer d'image.

La propriété en bref

Prix demandé : 825 000 $

Année de construction : 2013

Pièces : 4 dont 1 chambre et 1 salle de bains

Comprend : plaque de cuisson à induction Bosch, four Bosch, lave-vaisselle Bosch et réfrigérateur encastré Blomberg

Évaluation municipale : 394 200 $

Impôt foncier : 3153 $

Taxe scolaire : 649 $

Surface habitable : 1325 pi2

Courtier : Frédéric Mainville, Re/Max 2001 inc., 514 992-4387

http://www.centris.ca/fr/maison~a-vendre~rosemont-la-petite-patrie-montreal/27007947




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