Cap sur la croissance à Saint-Hyacinthe

Situé dans une zone tampon entre Montréal, Sherbrooke... (Photo Alain Roberge, Archives La Presse)

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Situé dans une zone tampon entre Montréal, Sherbrooke et Drummondville, Saint-Hyacinthe se veut sécuritaire et tranquille et a la capacité d'accueillir de nouveaux citoyens. D'ailleurs, la Ville a mis en place plusieurs initiatives pour convaincre des gens de s'y établir.

Photo Alain Roberge, Archives La Presse

Julie Roy

Collaboration spéciale

La Presse

L'économie tourne à plein régime dans la capitale de l'agroalimentaire du Québec. Tellement que les dirigeants de la Ville de Saint-Hyacinthe mettent tout en oeuvre pour attirer de nouveaux résidants afin de pourvoir les postes vacants. Leur objectif: atteindre 60 000 citoyens d'ici 2020.

Tranquillement, mais sûrement, Saint-Hyacinthe se rapproche de son but. En 2017, on y comptait 54 900 habitants. Un an plus tard, le chiffre est désormais de 55 700 citoyens. Pour attirer de nouveaux habitants, l'administration municipale ne lésine pas sur les efforts. Au printemps dernier, elle a organisé un événement portes ouvertes pour permettre aux gens de découvrir plus de 100 projets immobiliers.

«Toute la fin de semaine, les visiteurs ont pu avoir accès aux promoteurs immobiliers et faire des visites libres. Nous avons eu plus de 1000 visiteurs. Cela a créé un mini-boom. Nous comptons réitérer l'expérience l'an prochain», indique Brigitte Massé, directrice des communications à la Ville de Saint-Hyacinthe.

Autre initiative, la Ville offre un crédit de taxes aux acheteurs de nouvelles maisons et elle travaille en ce moment sur un projet privé afin de pouvoir accorder une aide à l'acquisition et à la rénovation. «Les maisons dans les secteurs vieillissants seront plus nombreuses sur le marché dans les années à venir et nous voulons offrir une mesure incitative pour que les jeunes familles puissent s'y établir», explique Brigitte Massé.

Densifier la zone urbaine

La grande région de Saint-Hyacinthe compte à elle seule 1200 fermes et génère 20 % des revenus agricoles de la province. Le dézonage est par conséquent un enjeu important et délicat. La Ville mise sur la densification et sur la requalification de certains secteurs pour poursuivre sa croissance. «Nous avons des projets immobiliers là où était située anciennement l'usine Goodyear, de même que sur les terrains du golf La Providence qui a fermé ses portes en 2013», souligne Brigitte Massé.

Daniel Guertin, courtier immobilier pour Via Capitale, constate que la densification de la zone urbaine a amené les promoteurs à construire de plus en plus de maisons jumelées et de condos. Un créneau d'habitation qui trouve facilement preneur. «Les résidences pour les personnes de 55 ans et plus sont recherchées. La construction n'est pas terminée que déjà, toutes les unités sont prises. Les condos haut de gamme se vendent aussi très bien. Uniquement au cours des 12 derniers mois, les ventes de copropriétés ont augmenté de 17 %», remarque Daniel Guertin.

Le retour des familles

Les maisons unifamiliales ont elles aussi la cote. Les statistiques font état d'une augmentation des ventes de 11 %, une situation qui favorise les vendeurs. Malgré tout, la municipalité attire encore les familles. Un phénomène qui s'explique facilement, selon Stéphane Arès, courtier immobilier et porte-parole de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) pour la région de Saint-Hyacinthe. 

«Pour la Rive-Sud, Saint-Hyacinthe est encore accessible comparativement à Longueuil, Saint-Hilaire ou Beloeil. Le prix moyen pour une maison y est de 242 580 $.»

Autre avantage, Saint-Hyacinthe est une ville à la campagne avec tous les services urbains comme les hôpitaux, 15 établissements d'enseignement, dont un cégep, un centre des arts, un centre multisport, etc. « On a tout, mais sans la congestion ni les îlots de chaleur. Nous sommes autosuffisants», constate Stéphane Arès.

L'agroalimentaire et les autres

En tant que technopôle de la biotechnologie agroalimentaire, bon nombre d'emplois que l'on déniche à Saint-Hyacinthe se retrouvent dans ce domaine. Des entreprises comme Olymel, Saputo, Spécialités Lassonde, Exceldor, Hershey, entre autres, y sont bien implantées. Le secteur des services prend aussi beaucoup de place et demeure le principal employeur. Toutefois, la ville compte d'importants acteurs en dehors de ces créneaux. Le quatrième employeur d'importance de la ville est d'ailleurs Intact Assurance. «La ville est tournée vers l'agroalimentaire, mais pas uniquement cela. On compte sur notre territoire 231 industries présentes autant dans les textiles techniques, les biotechnologies que l'agroenvironnement, etc. En ce moment, notre taux de chômage se situe à 3,9 % pour la région de la Montérégie et 800 emplois sont à pourvoir», souligne Brigitte Massé.

Cette effervescence économique ne montre pas de signes d'essoufflement. D'ailleurs, après deux ans d'incertitude liée à la fermeture de l'Hôtel des Seigneurs, l'ouverture en 2018 du centre des congrès et de l'hôtel Sheraton apporte un vent de nouveauté. «On reprend notre position de destination privilégiée pour la tenue de congrès. On attire à nouveau la clientèle d'affaires et plusieurs commerçants et restaurants vont s'établir prochainement dans ce secteur. On sent que la ville est dans une ère de dynamisme», souligne Stéphane Arès.

En chiffres

> 55 707: Nombre d'habitants que comptait Saint-Hyacinthe en 2018

> 30 614 $: Revenu médian en 2015

> 98 jours: Délai de vente moyen

> 51 %: Nombre de propriétaires

Sources: Statistique Canada et Centris




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