Maintien de la paix: les États-Unis font la leçon à l'ONU

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L'ancien commandant des forces américaines qui ont occupé l'Irak de 2003 à 2011 s'est adressé à des diplomates et militaires des principaux pays contributeurs de troupes réunis dans une caserne historique de la Garde nationale.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le chef d'état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, a donné mardi quelques conseils aux Nations unies pour améliorer leurs opérations de maintien de la paix, au cours d'une visite inédite à New York.

L'ancien commandant des forces américaines qui ont occupé l'Irak de 2003 à 2011 s'est adressé à des diplomates et militaires des principaux pays contributeurs de troupes réunis dans une caserne historique de la Garde nationale.

Il les a invités à pallier les «importantes lacunes en équipement» dont souffrent certaines missions, en Afrique notamment, et à mettre en place des «forces de réaction rapide» pour intervenir sur les conflits avant qu'ils ne deviennent ingérables.

«Mieux vaut prévenir que guérir», a-t-il plaidé. «Le déploiement rapide d'unités dans les 30, 60 ou 90 jours, pour une période limitée, peut aider à résoudre les crises naissantes, à prévenir l'extension des conflits et à sauver des vies innocentes».

L'ONU déploie dans le monde 16 missions de maintien de la paix, avec quelque 126.000 Casques bleus et un budget annuel de plus de sept milliards de dollars.

Ce département, dirigé par le Français Hervé Ladsous, a vu son importance grandir depuis quelques années. Mais sa tâche, en particulier en Afrique (Mali, République démocratique du Congo, Centrafrique, Soudan ou Soudan du Sud), est de plus en plus complexe et dangereuse et il est en butte aux critiques après la révélation d'abus sexuels commis par des Casques bleus.

Un rapport d'experts publié en juin a proposé une série de réformes pour adapter les missions à une nouvelle donne où «les Casques bleus sont de plus en plus souvent appelés à gérer des conflits» et directement menacés.

Pour le général Dempsey, le maintien de la paix doit désormais tenir compte d'«un éventail complexe de menaces et d'un environnement imprévisible», d'où le nécessité d'améliorer la formation des militaires qui y participent.

«Les pays membres doivent faire davantage d'efforts pour mettre en commun leurs ressources, leurs capacités et leurs réflexions», a-t-il estimé.

Cette intervention du plus haut gradé américain, la première du genre, témoigne d'un regain d'intérêt des États-Unis pour les Casques bleus. Le président Barack Obama participera à un sommet sur ce thème le 28 septembre à New York, en marge de la prochaine Assemblée générale de l'ONU.

Les États-Unis financent les missions de paix onusiennes à hauteur de 28% mais ne leur fournissent que 80 policiers, militaires et conseillers. La plupart des Casques bleus viennent du sous-continent indien (Inde, Bangladesh, Pakistan, Népal) et d'Afrique (Éthiopie, Ghana, Sénégal, Nigeria).

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