Un parallèle plus tard

Un parallèle plus tard

Un parallèle plus tard

Résumé

Léandre, informaticien travaillant pour une firme privée, accepte de vendre à la mafia de l'information secrète concernant le ministre de la Sécurité publique. Réalisant après coup que son geste a provoqué un attentat contre le politicien, le jeune homme quitte précipitamment Montréal afin d'aller trouver refuge chez sa tante à Havre-St-Pierre, sa ville natale. Invoquant des ennuis de santé auprès de son épouse Claire, restée à Montréal, le jeune homme recherché par la police ne souffle mot à personne de sa situation. Il renoue alors avec ses amis d'enfance, ainsi qu'avec son amour de jeunesse, Ève. Celle-ci, qui vit en couple avec Jomphe, ne lui a jamais pardonné de l'avoir quittée. Tandis que Claire presse Léandre de revenir après avoir reçu la visite des policiers, à Havre-St-Pierre, Jomphe mène sa petite enquête sur lui.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2014-10-24

Classement : Général (déconseillé aux jeunes enfants)

Pays : Canada

Distributeur : Axia Films

Date de sortie en DVD : n.d.

Genre : Drame

Durée : 90 min.

Année : 2014

Site officiel: n.d.

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Sébastien Landry

Montage : Olivier Guillemette,Philippe Gariépy

Scénario : Alexandre Soublière

Photographie : Jean-Philippe Bernier

Musique : David Ratté

ACTEURS

Maxime DumontierSophie DesmaraisLouise RicherPierre RivardFanny M. LecavalierMikaël Gouin

Critique

Un parallèle plus tard: fuit, Léandre, fuit

André 
André Duchesne

Le début de la vie adulte est un thème à la mode au cinéma, notamment au Québec. Normal puisqu'on y explore toutes sortes de sentiments: détresse, incertitude, amour, amitié. Dans ce concert, le réalisateur Sébastien Landry a choisi de poser son regard sur la fuite.

Léandre (Maxime Dumontier), jeune employé d'une firme de sécurité informatique, cultive l'art de la fuite. Il a fui Ève (Sophie Desmarais), un amour d'adolescence, il y a plusieurs années. Devenu jeune adulte, il fuit sa copine Claire, son job et sa vie urbaine après avoir posé un acte criminel qui pourrait lui coûter cher. Il retourne alors à Havre-Saint-Pierre, sa communauté natale où il retrouve Ève et ses amis d'enfance, dont Jomphe (Mickaël Gouin), devenu l'amant éphémère d'Ève. Ce retour aux sources permettra-t-il à Léandre de prendre de front son côté fuyard? Voilà qui reste à voir!

Avec bien peu de moyens, mais beaucoup d'intelligence, Sébastien Landry, qui signe ici son premier long métrage, appuie sur des boutons pour exposer certaines réalités. On pense tout de suite à cette dichotomie entre les codes de vie de Léandre en voie de devenir un Montréalais et ceux de ses amis d'enfance.

Si son personnage principal vit en mode déni, le réalisateur, lui, a su affronter la tempête. Son film, présenté au FNC en octobre 2013, n'était visiblement pas à point. Il s'est remis à la table de montage. Le résultat de la version actuelle est meilleur.

Bon, il y a quand même des imperfections, comme les dialogues qui ne passeront pas à l'histoire, les répétitions ou encore certaines scènes secondaires plaquées dans l'histoire sans y apporter beaucoup d'étoffe. Quant à l'idée d'utiliser une maladie comme représentation métaphorique de cette grosse pierre que traîne Léandre, elle ne nous convainc qu'à moitié.

Il reste que nous sommes ici en présence d'un jeune réalisateur au potentiel prometteur. Il a su filmer sa région natale avec beaucoup d'amour. Quant à sa trame sonore, elle nous a charmés de bout en bout, que ce soit à travers la musique originale de Will Driving West ou les pièces additionnelles de Patrick Watson, Avec pas d'casque ou Bernard Adamus. Avant de faire du cinéma, M. Landry a tâté du clip vidéo, ce qui transparaît.

* * 1/2

Un parallèle plus tard. Drame de Sébastien Landry. Avec Maxime Dumontier, Sophie Desmarais et Mickaël Gouin. 1h30.

Un parallèle plus tard: la tête dans le sable

Éric 
Éric Moreault

Pour son premier film, Sébastien Landry a voulu tourner sur les lieux de son enfance et dans l'urgence. Un bon plan pour le premier élément, mais pas pour le second, le plus important. Il livre un film décousu, qui manque de substance et de vraisemblance, en plus de reposer sur un personnage principal antipathique.

Il se peut qu'inconsciemment, la critique soit un peu plus indulgente avec les films québécois. Mais disons que pour Un parallèle plus tard, il faudrait tout un acte de foi pour accepter la prémisse du film.

Léandre (Maxime Dumontier) travaille dans une firme privée de sécurité informatique. Il vend des informations privilégiées qui conduisent à un attentat à la bombe contre le ministre de la Sécurité publique. Il apprend qu'il a une pierre au rein. Il décide alors de laisser sa blonde en plan à l'hôpital et de se réfugier chez sa tante, à Havre-Saint-Pierre, d'où il est originaire. Non seulement le gars fuit ses responsabilités, mais il se met la tête dans le sable.

Bourré de morphine - ce qui explique, j'imagine, le jeu indolent de Dumontier -, le jeune à la fin de la vingtaine en profite pour renouer avec Ève (Sophie Desmarais), son ancienne flamme qu'il a plantée là au début de ses études universitaires. Sauf que l'ingénue partage maintenant son lit avec Jomphe (Mickaël Gouin), un douchebag version nord-côtière. OK pour la spontanéité et la variation sur le triangle amoureux, mais on est loin de Jules et Jim (Truffaut)...

Mettons que Léandre soit totalement inconscient ou adepte de la pensée magique. Mettons. Reste qu'il a des moeurs douteuses, ne prend pas ses responsabilités et est égocentrique. Comment le spectateur va-t-il s'identifier ou ne serait-ce que s'intéresser à son sort? Pas besoin de répondre.

Dans un autre ordre d'idées, difficile de passer outre les invraisemblances, la pauvreté navrante des dialogues qui sonnent faux et le ridicule de certaines séquences comme celle de la secte satanique sur la plage... Et, en passant, le manque de moyens n'est pas une excuse pour avoir une caméra qui tangue avec les vagues lorsque le trio est sur la terre ferme et personne autour pour les observer. Et pas plus une excuse pour proposer une esthétique de téléfilm.

Un parallèle plus tard a tout de même un point de vue sur la vie à l'autre bout du Québec, l'isolement et le manque de ressources. La photographie de Jean-Philippe Bernier, par moments, est absolument superbe. Mais ce n'est pas assez.

En fait, Landry et son coscénariste Alexandre Gravel Soublière avaient de la matière pour un moyen métrage, gros maximum. Quand on étire la sauce, ça donne toujours un résultat assez fade.

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