Les huit vies de la pornstar Vandal Vyxen

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Hugo Meunier
Hugo Meunier
La Presse

Affirmer que Vandal Vyxen ne laisse pas grand monde indifférent serait un euphémisme. Avec son look hautement burlesque, couverte de tatouages de la tête aux pieds, la plus connue - et colorée - des stars pornos québécoises présente actuellement Le Vandal Show à Z, où elle malmène nos préjugés en nous tirant par le bras dans des sous-cultures excentriques pour adultes avertis.

En 8 épisodes de 30 minutes, Vandal Vyxen (Myriam Crépeau de son vrai nom) explore les univers de la porno, des drag-queens, du BDSM, sans oublier un bal masqué sexy et un viril show de lutte. Tourné sous forme de documentaire, Le Vandal Show nous présente l'exubérante pornstar - et femme d'affaires - sous son vrai jour, ainsi que les gens qui l'entourent.

Une image sans filtre qui angoisse même la principale intéressée, interrogée récemment après la diffusion du premier épisode. «Les gens vont en apprendre beaucoup sur moi, notamment plusieurs moments intimes où je ne suis pas mon personnage», confie Vandal Vyxen, qui ajoute ne pas être trop stressée par le montage de l'émission, avant de se rétracter aussitôt. «Oui, très, en fait, mais ça ne sera pas de la faute de l'équipe [Fair Play], qui veut rendre ça le plus intéressant possible», souligne-t-elle.

Myriam Crépeau trouve particulièrement gênant de se regarder à l'écran, elle qui ne visionne jamais les vidéos pornos dans lesquelles elle joue. «Ça me rend nerveuse, je demande l'opinion rapidement des gens qui m'entourent.»

Et la famille, qui, d'ailleurs, jouera son propre rôle dans la série? «Ma famille, c'est moins pire parce qu'elle me connaît par coeur», souligne-t-elle.

Le projet est né à l'époque de l'émission Classé XXX, dans laquelle Vandal et plusieurs autres actrices nous transportaient dans les coulisses du monde de la porno. «C'est la même équipe et j'aimais l'aspect docu-réalité. J'ai commencé à développer des idées le jour même et ça semblait vraiment génial!», lance Vyxen, qui avoue être tombée amoureuse de l'équipe. «Je suis surtout contente de savoir que les gens vont découvrir des choses, des univers diversifiés. Je ne suis pas le point principal, le but est vraiment de faire connaître d'autres univers à travers moi», explique l'animatrice, citant par exemple le fétichisme et le sadomasochisme, des univers moins connus envers lesquels elle entretenait elle-même quelques réserves.

Pour l'heure, Vandal vit le moment présent à fond, loin de savoir si son émission servira de tremplin vers d'autres projets du genre. «Je ne m'arrange pas pour qu'il m'arrive ce qu'il m'arrive. En ce moment, j'essaie juste de suivre la puck, j'enjoy et je fais ce que je peux chaque jour. Et j'adore ça!»

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