La voix junior, dans la cour des grands

Je ne sais pas si j'aurai autant de plaisir à suivre La voix junior... (Photo fournie par OSA Images et TVA)

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Je ne sais pas si j'aurai autant de plaisir à suivre La voix junior que sa version régulière, mais la première de dimanche à TVA ne manquait pas de jeunes candidats du calibre de bien des chanteurs adultes. Une recette infaillible qui aura certainement fait chavirer des coeurs hier soir.

On a d'ailleurs senti les «coachs» plus émotifs dans cette version junior, particulièrement Marie-Mai. Moins de gags parmi leurs commentaires, ou même de citations mémorables comme en sort souvent Éric Lapointe. Mais des yeux qui brillent, ça oui. Alex Nevsky, qui avait été mentor pour Marc Dupré, vivait son baptême de «coach» avec la folie d'un adolescent.

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Parlant de coeur qui chavire, j'ai été complètement charmé par les deux Cubains, Zion-Luna Ribeaux Valdez, 13 ans, et sa petite soeur de 10 ans, Camila. En parfaite harmonie, leur duo en espagnol était d'une justesse à faire pâlir bien des professionnels. Avec eux entre autres, Marie-Mai a d'ailleurs pu former la plus solide des trois équipes dimanche.

Parmi ses autres bonnes recrues figure Mathilde Robitaille, 12 ans, de St-Hyppolite, qui a éclaté en larmes (de joie) après son interprétation de Carmen, de son idole Stromae. «Il y a quelques années, j'ai écrit une chanson qui s'appelait Qui prendra ma place? Ben ça pourrait facilement être toi», lui a dit une Marie-Mai impressionnée. Même bon coup pour la romantique Leticia Jimenez, 11 ans, de Montréal. Elle a charmé le trio de coachs avec sa Dernière danse, forte en tremolos, mais d'une puissante voix, qu'on aurait crue venant d'une adulte.

La compétition avait bien commencé avec Rafaël Dolan-Bachand, 11 ans, de Boucherville, et sa voix presque sans faille dans I Know What You Did Last Summer de Shawn Mendes et Camila Cabelo. Alex Nevsky lui a promis une sortie aux glissades d'eau mais le garçon a choisi Marc Dupré. Nom à surveiller que celui de Charles Bernard, de Québec, en pleine mue à 14 ans, qui a fait belle figure avec Dancing on my Own, du répertoire de Robyn. Une voix avec de la texture, décrochée par l'équipe de Marc Dupré. Autre candidate de Québec de la même équipe, Annabelle Huot, 9 ans, une fan des Penguins de Pittsburgh. La plus jeune de la soirée a opté pour un air d'opéra, O mio babbino caro de Puccini. Bref, le répertoire était varié.

L'Ontarienne Rachel, 14 ans, avait à peine poussé une note ou deux de la celtique My Lagan Love, s'accompagnant de sa harpe, que les candidats se retournaient aussitôt. «Tu ressembles pas mal à quelque chose qui descendrait du ciel», s'est extasié Alex Nevsky, choisi par la candidate. Beaucoup aimé la voix de Juliette Huot - eh oui, comme la défunte comédienne -, 10 ans à peine, touchante dans Le retour de Don Quichotte de Michel Rivard. Il s'en est fallu de peu pour que personne ne la remarque, avant qu'Alex Nevsky décide d'appuyer sur son bouton rouge, à quelques secondes de la fin. Après l'avoir fait avec Markos, on nous a servi la même méthode avec Brenden MacGowan, caché durant une bonne partie de son interprétation de House of the Rising Sun. On a cru à une voix de fille, mais c'était pourtant un garçon de 13 ans qui est apparu derrière le rideau, qu'Alex Nevsky a relevé comme une cape sur le dos de son nouveau candidat, unilingue anglophone.

Aucun des trois coachs ne s'est retourné pour Étienne Poliquin, 12 ans. Absolument charmant, le garçon énergique a toutefois oublié ses paroles dans Angela de Gerry Boulet, en plus de paraître essoufflé durant sa prestation. Jordan Turcotte-Meunier, 12 ans, n'a pas eu plus de chance avec sa chanson d'Elvis, Trouble. Toujours risqué de choisir une chanson d'un coach, comme l'a fait Mathilde Johansson, 13 ans, avec Encore une nuit de Marie-Mai. Dans les trois cas, la justesse était en cause.

Charles Lafortune, qui a déjà donné dans les jeunes talents avec L'école des fans, passe à un niveau supérieur avec La voix junior. Pas un seul moment on le sent différent avec les candidats, traités avec le même ton bienveillant que les adultes, à la différence peut-être que les exclus ont été traités avec plus de considération. Après tout, on a affaire à des enfants. Dans tout ce qu'on a vu, ou de ce qu'on a voulu nous montrer, rien de malsain, des familles qui semblaient appuyer leurs candidats sans leur imposer une pression indue. En espérant que les apparences correspondent à la réalité.

L'émission venait à peine de commencer qu'on annonçait deux dates de spectacles, la première au Centre Vidéotron le 10 décembre, l'autre au Centre Bell le 18 décembre, qui réuniront les 85 candidats de la saison.

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