La Suède remporte le 60e concours Eurovision

Mans Zelmerlow... (Photo Kerstin Joensson, AP)

Agrandir

Mans Zelmerlow

Photo Kerstin Joensson, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Christophe SCHMIDT
Agence France-Presse
VIENNE

La Suède, habituée des succès au concours Eurovision, a de nouveau remporté samedi soir la compétition musicale aux 200 millions de téléspectateurs, grâce à Mans Zelmerlow, un interprète de 28 ans déjà très connu dans son pays.

C'est la sixième fois que le pays d'ABBA -vainqueurs en 1974- remporte le concours, et la première fois depuis 2012. Seule l'Irlande a fait mieux (7 victoires).

Mans Zelmerlow et Heroes, sa chanson aux rythmes pop, ont devancé de 52 points la beauté russe Polina Gagarina, avec laquelle il avait longtemps été au coude à coude.

Le trio italien Il Volo finit troisième, devant le Belge Loïc Nottet.

Le tiercé final a donné raison aux parieurs, qui l'avaient pronostiqué dans cet ordre.

La France, dernière en 2014, a fait à peine mieux cette année: la chanteuse Lisa Angell a fini 25e sur 27 avec N'oubliez pas, une chanson sur la Première Guerre mondiale qui paraissait en décalage avec le reste du programme.

L'Autriche, vainqueur sortant avec la diva barbue Conchita Wurst et hôte de la compétition, a fait pire encore et partage le bonnet d'âne avec l'Allemagne.

Chanteur, musicien, présentateur à la télé et aussi un peu danseur, Mans Zelmerlow est omniprésent sur les écrans suédois depuis sa participation à l'émission de télé-crochet Idol, en 2005.

Le jeune homme au physique avantageux, fils d'un médecin et d'une professeure d'université, est né à Lund (sud). La chronique de ses amours fait les délices de la presse locale.

L'an dernier, il avait qualifié l'homosexualité de «déviance», avant de faire amende honorable. Début mai, il avait dit au quotidien gratuit Metro qu'il pouvait «absolument» envisager d'entretenir une relation avec un homme s'il se sentait «attiré».

La chaîne publique autrichienne ORF a mené sans le moindre accroc une soirée marquée par une ouverture spectaculaire, lors de laquelle Conchita Wurst a gagné la scène suspendue dans les airs par des fils.

Le vainqueur a été désigné pour moitié par un vote du public et pour l'autre moitié par des jurys professionnels. Ni l'un ni l'autre de ces collèges ne pouvait voter pour le candidat de son pays.

En 60 éditions, l'Eurovision a vu défiler bien moins de classiques que de chansonnettes sans prétention, jouant la carte de la bonne humeur un peu naïve et, souvent, du second degré.

Souvent moquée, la compétition a su défier le temps. Elle a reçu samedi à Vienne un certificat Guinness de «plus ancien télé-crochet annuel» de l'histoire de la télévision.

Pour le Belge Jean-Paul Philippot, président de l'Union européenne de radiotélévision (UER/EBU), l'Eurovision est «le contraire» des autres télé-crochets, tels que The Voice.

«C'est la plus grosse audience, non pas pour un format qu'on décline pays par pays, mais pour une émission dans laquelle chaque pays envoie sa carte postale», a-t-il affirmé à l'AFP.

Si les bluettes à grand renfort de violons s'empilent au palmarès, les bizarreries ont aussi toujours eu leur place au programme.

La géopolitique s'immisce toujours aussi un peu dans la soirée. L'an dernier, en pleine crise ukrainienne, les candidates russes avaient été copieusement sifflées.

Un écueil que Polina Gagarina a évité avec succès, avec sa chanson il est vrai très consensuel sur la beauté de l'amour.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer