Affiche censurée par la STM: les Grands Ballets ne remplaceront pas l'image

L'affiche du premier spectacle des Grands Ballets Canadiens représente... (Photo Sasha Omyshchenko, fournie par les Grands Ballets Canadiens)

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L'affiche du premier spectacle des Grands Ballets Canadiens représente une femme portant des marques de sang et un clou qui transperce son pied.

Photo Sasha Omyshchenko, fournie par les Grands Ballets Canadiens

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le nouveau directeur artistique des Grands Ballets Canadiens de Montréal, Ivan Cavallari, n'a aucune intention de remplacer une publicité controversée de son prochain spectacle, censurée par la Société de transport de Montréal (STM).

L'image représente une femme ensanglantée, un clou transperçant son pied, et a été créée pour le tout premier spectacle d'Ivan Cavalleri à Montréal, Stabat Mater, prévu en octobre.

La STM juge que l'imagerie n'est pas acceptable, affirmant qu'elle ne répond pas aux normes canadiennes de la publicité.

«Dans le cas des Grands Ballets Canadiens, il a été établi que l'affiche pouvait inciter à la violence, notamment en raison du sang et de l'aiguille dans le pied. Il faut comprendre que la STM déplace un large public varié de tous âges et nous devons être sensibles à cette réalité», écrit la porte-parole de la STM, Amélie Régis, par courriel.

La STM a par ailleurs proposé aux Grands Ballets de soumettre une nouvelle image.

Le directeur artistique refuse, toutefois, assurant que l'affiche originale n'a aucun lien avec la violence.

Il ajoute que les éléments de base de l'image représentent la musique, composée par Giovani Battista Pergolesi au XVIIIe siècle, et illustrent la souffrance d'une femme qui vient tout juste de perdre son enfant. Pour lui, il n'y a donc pas de controverse.

«J'y retrouve une certaine grâce aussi, même dans la douleur que ça peut exprimer. Je trouve que la douleur peut unifier le monde, dans le sens où quand on souffre, on s'aime mieux, et c'est un peu le message que j'essaie de donner avec cette image. Je m'éloigne complètement de la violence, mais au contraire, j'utilise la souffrance pour dire (que) quand on souffre, on n'a plus de couleur, on n'a plus différentes racines, mais on est tous pareil. Dans la douleur, on est ensemble», explique-t-il en entrevue avec La Presse canadienne.

Il invite par ailleurs le public à assister au spectacle, présenté du 11 au 28 octobre, et à se faire une idée par lui-même.




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