Sur le divan avec Marie Chouinard

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Porte-parole du 30e Festival intercollégial de danse qui se tient jusqu'à dimanche soir au cégep Saint-Laurent, Marie Chouinard entrera dès lundi en studio pour créer deux nouvelles pièces.

La chorégraphe se réjouit de découvrir ce week-end le travail des 350 danseurs de tout le Québec venus présenter leurs créations, dans des styles allant de la danse contemporaine au jazz en passant par le popping et le hip-hop. «Il faut se laisser émerveiller par ce qu'ils vont présenter. Ce qui est génial, c'est que les jeunes vont pouvoir aussi participer à des ateliers», explique-t-elle.

Mais à quoi aspirait Marie Chouinard à leur âge? «Je ne voulais pas du tout devenir danseuse! Je trouvais les spectacles de danse tellement ennuyants! Mais j'adorais mon professeur de ballet classique que j'ai suivi pendant sept ans. Je ne savais pas quoi faire dans la vie et c'est le hasard qui m'a amenée à créer des mouvements. Je suis devenue danseuse et chorégraphe par accident!», lance-t-elle en riant.

Aujourd'hui, sa compagnie tourne dans le monde entier pour présenter son répertoire. La chorégraphe se rendra même au Brésil l'an prochain pour enseigner avec deux de ses danseurs les mouvements de Body Remix à une compagnie de São Paolo qui reprendra cette pièce.

Marie Chouinard présentera également son solo In Museum en juin à Prague, Budapest et Lyon; elle devrait aussi le danser au Japon dans un an et demi.

Elle entrera lundi en studio pour entamer la création de deux nouvelles pièces et ressuscitera une chorégraphie jamais présentée. «Elle date d'il y a 10 ans. Quand j'y repense, je me dis qu'il y a vraiment quelque chose à faire avec ça!», précise celle qui travaille actuellement à adapter l'installation Corps célestes, créée en collaboration avec Luc Courchesne à la SAT l'an dernier. «On veut la présenter dans les musées du monde entier, alors on fait des tests dans un petit dôme en tissu gonflable transportable», indique-t-elle.

Q/R

Quel autre métier auriez-vous aimé faire?

Peut-être peintre ou écrivain. Je me suis souvent posé la question quand j'étais petite, mais je n'ai jamais vraiment trouvé la réponse. Je voulais être religieuse pour être dans la grâce!

Votre première fois sur scène?

Je me souviens qu'avant de monter sur scène, j'étais dans un petit local à attendre mon tour et j'ai ouvert ma fenêtre. Il neigeait de gros flocons et j'ai mis ma main dehors. C'était pour moi comme un signe de bonne chance qui est resté gravé dans ma mémoire.

Une pièce que vous auriez aimé créer?

Un ballet de William Forsythe. La première fois que j'ai vu son travail, je me suis dit: «Quelle intelligence!» Je l'admire, mais ce n'est pas ce que j'aimerais créer.

Une série qui vous allume?

Pour une raison bien particulière, 30 vies, parce que mon fils, Théodore Chouinard-Pellerin, y joue le rôle de Sammy. Moi qui ne regardais pas la télé, tous les soirs à 19 h, je suis devant mon téléviseur!

Un film qui a vous marquée?

Le dernier film que j'ai vu, Nymphomaniac de Lars von Trier. J'ai aimé le jeu de Charlotte Gainsbourg, l'humour et surtout la mise en scène.

La chanson qui vous rappelle le plus votre enfance?

On avait un disque chez nous de Guy Béart, L'eau vive. Ça disait: «Ma petite est comme l'eau vive. Courez, courez, vite si vous le pouvez. Jamais, jamais, vous ne la rattraperez.» Maman mettait cette chanson dans le salon puis partait dans la cuisine, et j'avais l'impression que cette voix d'homme chaude chantait pour moi.

La chorégraphie dont vous êtes la plus fière?

Le sacre du printemps, car je l'ai créée il y a 20 ans et on la danse encore. Ma dernière aussi, Henri Michaux, que je trouve formidable. J'aime bien le solo que je fais présentement, In Museum. C'est mon préféré parmi tous ceux que j'ai faits dans ma carrière. Je suis très près des gens et je leur parle avant de leur faire une petite danse. Chaque création a été comme un amour total: je ne peux pas dire qu'une m'a rendue plus heureuse que l'autre.

Votre prochaine sortie culturelle?

Je vais aller à la galerie DHC/ART de Phoebe Greenberg pour voir l'exposition des artistes britanniques Jake et Dinos Chapman, qui se tient jusqu'au 31 août.




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