Ô lit!: mon lit, mon univers

Ô lit! atteint un équilibre subtil entre évocation,... (Photo: Suzanne O'Neil, fournie par la production)

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Ô lit! atteint un équilibre subtil entre évocation, dramaturgie et didactisme.

Photo: Suzanne O'Neil, fournie par la production

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Aline Apostolska
La Presse

Fidèle à sa vocation, soit l'initiation du jeune public à la danse contemporaine, la chorégraphe Hélène Langevin présente Ô lit!, son nouveau spectacle qui se déroule, donc, au lit. Autour de cet objet universel, le spectacle s'adresse aux enfants de 4 à 14 ans... au moins. Une nouvelle réussite pour la compagnie Bouge de là.

Hélène Langevin a su parfaire l'art de s'adresser aux jeunes dans des pièces très élaborées, de haute qualité technique et chorégraphique, mais sans jamais les infantiliser ni traiter la production au rabais.

Créer pour les enfants n'est pas l'enfance de l'art. C'est même parfois beaucoup plus complexe et compliqué que la création destinée aux adultes, car il y a plus de contraintes et d'enjeux.

Lit en métamorphose

Avec ses interprètes, qui participent tous au processus de création, Ô lit! atteint un équilibre subtil entre évocation, dramaturgie et didactisme.

Les enfants sont invités à revisiter leur propre relation à leur lit et à leur chambre, comme deux univers intimes et hautement représentatifs d'eux-mêmes et de leur évolution.

En quatre tableaux qui représentent chacun un âge précis ainsi que les activités associées à ce stade de maturation, le lit, unique (gros) décor au milieu de la scène, se métamorphose, entraînant le public dans une remontée des souvenirs, en même temps que dans une découverte de la danse contemporaine et de son fonctionnement.

En 55 minutes, les cinq danseurs passent de l'état de bébé qui ne marche pas à celui de l'enfant qui se défoule sur son ourson, mais qui se fait aussi raconter des histoires. Ils incarnent ensuite l'enfant solitaire qui partage sa chambre avec des héros. Enfin, le lit se déploie, se reconstruit en instrument de musique pour le hip-hop et le rock chers aux ados. Une interprétation sentie sur la musique de Bernard Falaise et Éric Forget et les éclairages de Caroline Ross.

Dans Ô lit!, la danse contemporaine se fait rassembleuse, onirique et distrayante à la fois.

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Les 1er et 2 février, 15 h, à l'Agora de la danse.




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