Bust a Move : danser dans l'arène

Dès vendredi, la TOHU se transformera en véritable arène dans laquelle 250 des... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

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Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

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Dès vendredi, la TOHU se transformera en véritable arène dans laquelle 250 des meilleurs danseurs du Canada, des États-Unis et de France s'affronteront à travers six styles de danse de rue. Au programme, des batailles de danse (un contre un ou deux contre deux) de deux minutes au cours desquelles les danseurs devront improviser dans leur style respectif sur la musique lancée par le DJ.

Créé il y a 10 ans par Alexandra Landé, surnommée Spicey (coach spécialisée en danses urbaines pour Cirque du Soleil), Bust a Move (BAM) est passé d'un petit évènement rassemblant quelques initiés dans un club montréalais à un véritable festival attirant près de 2000 personnes, auquel participent des juges de haut calibre comme Bruce Ykanji, fondateur du Juste Debout (rencontre internationale de danses hip-hop en France), et Toni Basil, chanteuse et chorégraphe du succès Mickey, mais également membre du groupe The Lockers fondé par nul autre que le créateur de ce style, Don Campbell, dit Campbellock.

«Nous grandissons tranquillement et on est maintenant la plus grande compétition du genre au Canada. Depuis l'an dernier, nous sommes un festival. On organise également à partir de jeudi un atelier sur la santé physique qui explique comment éviter des blessures et se tenir en forme pour les danseurs. Il y aura aussi, samedi, un groupe de discussion intitulé Bridging the Gap, sur la situation de la danse de rue dans le monde», explique Alexandra Landé.

Dimanche, la compagnie de danse Bboyiz, qui se consacre à la promotion et à la préservation du fondement et de l'essence de la danse de rue, clôturera le festival au Théâtre Outremont avec Izm, pièce rassemblant 10 des artistes les plus talentueux du Canada, consacrée au b-boying.

Petit lexique des danses de rue

Fondatrice du festival Bust a Move à Montréal, la plus grande compétition internationale de danses urbaines au Canada, Alexandra Landé, dite Spicey, a expliqué à La Presse comment différencier les six différents styles de danse de rue qui s'affronteront au cours de la compétition.

> B-boying - toprock

«Le B-boying provient réellement de la rue. C'est une forme de danse extrêmement compétitive qui comporte des mouvements au sol [downrock], de la danse debout [toprock et uprock] et plusieurs acrobaties. Le b-boying est plus connu sous le nom breakdancing. Les break-boys, comme les a surnommés Dj Kool Herc, dansaient à la partie rythmique endiablée des musques funk, donc sur le break de la musique, d'où vient le terme b-boys. Les combats de b-boying se passaient dans les rues, sur le béton. C'est la danse de rue qui demande le plus de force physique et de résistance musculaire.»

> Locking

«Le locking, ou campbellocking, a été inventé par un jeune homme très timide, Don Campbell, surnommé Campbellock, en 1969. Il s'est inspiré de la musique funk pour créer le locking, qu'il a d'ailleurs inventé par accident en tentant d'imiter une danse appelée le «funky chicken». En 1973, Don fonde The Campbellockers, plus connu sous le nom The Lockers. Pendant quelques années, le groupe connaît un succès fou et fait des performances dans des émissions telles que le Jimmy Carson Show et The Carol Burnett Show

> Popping

«Sam Solomon, surnommé Boogaloo, invente une danse appelée «boogaloo» en 1975 à Fresno, en Californie. Il est inspiré par les Lockers, qu'il a vus à la télévision. Il décide d'appeler son premier groupe The Electric Boogaloo Lockers pour leur rendre hommage. Par la suite, il crée le popping, dont la base de tous les mouvements est axée sur le «pop», contraction musculaire des muscles du corps. Après un certain temps, Boogaloo Sam laisse tomber le mot Lockers pour former The Electric Boogaloos. Par la suite, plusieurs autres styles de danses funk ont été créés par d'autres danseurs très prometteurs.»

> Danse house

«La house a été créée à Chicago, en Illinois. Le nom est inspiré d'une grosse boîte de nuit appelée The Warehouse, où la musique et la danse house font fureur dans les années 70. Même si la house prend naissance à Chicago, New York a une énorme influence sur cette musique et sa danse. [...] La musique house est un mélange de sons électroniques, de synthétiseur et de musique disco. La base de la danse house est le «Jack», mouvement continu du bassin de haut en bas, ainsi que des jeux de pieds sur le rythme de la musique.»

> Danse hip-hop

«Forme de danse plus récente, qui prend naissance dans les clubs de New York. Ont dit souvent que la danse hip-hop est la plus jeune des danses de rue et qu'elle a beaucoup été influencée par toutes les autres formes de danses urbaines, surtout les danses soul des années 70. La danse hip-hop a suivi le mouvement hip-hop de près et s'est transformée à mesure que la musique l'a fait. C'est une danse sociale urbaine organisée, selon Buddha Stretch, un des pionniers de cette danse.»

> Waacking

«Le waacking est une danse qui s'inspire de la musique funk et disco. Apparue dans les discothèques gaies de Los Angeles à la fin des années 60, la danse servait à imiter l'attitude et le glamour des actrices de l'époque. Avec l'arrivée du hip-hop, le waacking est devenu plus funk. Après un désintérêt pour cette danse dans les années 90, elle connaît un regain avec la mode des sons électros des années 2000.»

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