Velours: la vie est belle pour Katherine Levac

Katherine Levac délaisse les personnages qui l'ont fait... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Katherine Levac délaisse les personnages qui l'ont fait connaître pour raconter sa vie dans son premier spectacle, intitulé Velours. 

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La PresseStéphanie Vallet 4/5

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C'était soir de première hier au Théâtre Maisonneuve pour l'humoriste franco-ontarienne. Intitulé Velours en référence notamment à son existence paisible, le premier one-woman-show de Katherine Levac n'a pourtant rien d'anodin. C'est même une des propositions les plus rafraîchissantes qu'on ait vues depuis un bon moment.

Tout sourit à Katherine Levac. Cinq ans après être sortie de l'École nationale de l'humour, la jeune femme de 28 ans présente son premier spectacle et peut se targuer d'avoir déjà inscrit à son CV des projets télé comme SNL Québec ou Like-moi! La révélation de l'année 2015 au gala Les Olivier est, de son propre aveu, une vraie première de classe.

À peine débarquée sur scène, Katherine Levac a l'esprit vif et habite totalement l'immense scène du Théâtre Maisonneuve. Le ton est tout de suite donné: pour son premier spectacle, l'humoriste délaisse les personnages qui l'ont fait connaître. Paidge Beaulieu et Rebecca-Sophie laissent entièrement place au récit de la vie de Katherine Levac qui pose un regard incisif sur la société qui l'entoure et sur sa génération: les Y.

Tout en racontant au public des souvenirs de sa jeunesse, comme les camps de pastorale auxquels elle a participé, Katherine Levac se permet des observations toujours très drôles sur la religion et sa vie en Ontario avec une maîtrise totale du sarcasme.

«Les écoles de rang, c'est comme Les filles de Caleb. Mais on couchait pas avec notre professeur.»

Sans jamais laisser de temps morts dans ses textes coécrits avec David Beaucage et Thomas Levac, et sélectionnés par Marc Brunet, l'humoriste passe aisément du coq à l'âne, chantant même une chanson sur les dames de 64 ans. «J'ai tellement de choses à vous dire», lance-t-elle avant de pousser la note pour porter un regard très sarcastique sur les boomers.

C'est sa capacité à dire les choses sans filtre, à travers de petites choses de la vie à première vue anodines, qui fait le charme de Katherine Levac. L'air de rien, elle n'hésite pas à aborder des problématiques aussi variées que les défaillances du système de santé, la place des femmes dans la société ou la protection de la langue française.

Katherine Levac apporte un peu d'air frais dans le monde de l'humour, autant grâce à son regard d'Ontarienne sur les Québécois, tout simplement irrésistible, que par celui d'une jeune Y sur sa propre génération.

Les amateurs d'humour anglophone seront ravis par Velours. Katherine Levac est d'ailleurs quelque part entre le style de Louis C.K. et celui de Sarah Silverman, avec une petite touche d'absurde qui la distingue.

Vous l'aurez compris, le premier spectacle de Katherine Levac est une carte de visite des plus réussies qui surpasse nos attentes. Une performance rafraîchissante d'originalité avec laquelle Katherine Levac place la barre bien haut pour les humoristes de sa génération sur le point de se lancer sur scène.

* * * *

Velours. En tournée au Québec et en Ontario.




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