Sylvie aime Maurice: aimer

Les personnages de Sylvie (Florence Longpré) et de... (photo Jules Bédard, fournie par la licorne)

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Les personnages de Sylvie (Florence Longpré) et de Maurice (Mathieu Lepage) ont des étoiles dans les yeux et la tête souvent ailleurs.

photo Jules Bédard, fournie par la licorne

La PresseMario Cloutier 3/5

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Mario Cloutier

Sylvie aime Maurice est une comédie attachante, une belle deuxième production du tandem formé par Florence Longpré et Nicolas Michon.

Est-ce que l'amour est différent, est-ce que l'on aime différemment selon l'état de notre cerveau, de notre humeur ou de notre attention? NON, répondent Sylvie et Maurice.

Les personnages principaux de la nouvelle pièce de Florence Longpré et Nicolas Michon ont des étoiles dans les yeux et la tête souvent ailleurs. Leur trouble de la personnalité ne les empêche cependant pas de travailler et de vivre seuls. Et d'avoir un coeur comme tout le monde.

Leur rencontre changera leur vie comme le fait une relation amoureuse. Impatiente, Sylvie n'a aucune confiance en elle. Parfois violent, Maurice récite des poèmes pour se calmer. Envers et contre tous, ils vivront ensemble, s'aimeront, se disputeront et...

Une histoire banale, si ce n'était de leur «différence» et de leur drôle de façon de parler, de réfléchir et de réagir. Avec leur vision «poétique» du monde et du quotidien, ils sont simplement beaux et attachants. 

Le metteur en scène Nicolas Michon a eu la très bonne idée d'entourer ce couple peu ordinaire d'un choeur et d'un coryphée formés de gens de tous âges et de toutes origines. Sylvie aime Maurice est la pièce de la diversité.

Cette stratégie vient ponctuer la pièce avec de la musique et des chansons drôles ou touchantes. Elle appuie parfaitement l'excellente interprétation de Florence Longpré et de Mathieu Lepage dans les rôles principaux. Le choeur s'avère très beau avec les magnifiques voix de Fabiola Aladin et Frédérike Bédard.

Seuls bémols: la scène tout en longueur qui donne le torticolis et le texte récité par le coryphée, pertinent lorsqu'il est court, répétitif lorsqu'il s'étire inutilement.

Mais l'essentiel reste ici, dans notre époque trouble, un fort bienvenu message d'ouverture, une leçon d'inclusion. Il n'y a rien dans cette pièce émouvante qui n'aurait pas pu arriver à n'importe qui d'entre nous. C'est ça, aimer.

***1/2

Sylvie aime Maurice 

De Florence Longpré et Nicolas Michon 

Mise en scène de Nicolas Michon

À La Licorne jusqu'au 25 mars




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