Stephan Eicher: l'homme-orchestre s'amuse

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Stephan Eicher était en concert samedi soir au Théâtre Maisonneuve.

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Tel un enfant dans un magasin de jouets, Stephan Eicher s'amusait comme un fou, samedi soir, au Théâtre Maisonneuve. Son nouveau spectacle, Die Automaten, n'est à nul autre pareil. Magicien au milieu d'un fascinant jardin d'automates musicaux, le chanteur s'est fait homme-orchestre aux commandes de ces curieux musiciens mécaniques. De quoi en mettre plein la vue pour ce spectacle-clôture de Montréal en lumière.

Il n'était pas venu à Montréal depuis longtemps, et son retour est une réussite. Seul sur scène au milieu de ces instruments qui jouent sans musiciens, il alterne chansons intimistes et épatants numéros accompagnés par ses robots poétiques.

Le dispositif est impressionnant sans être lourd, avec l'aspect naïf d'un cabinet de curiosités. On peut voir et entendre un xylophone et un glockenspiel suspendus, un grand orgue avec sa façade de tuyaux translucides, des cymbales et leurs baguettes qui bougent sans mains, et quoi encore? Tout cela s'illumine. Au milieu de cette quincaillerie, Stephan Eicher demeure spontané, drôle, magnétique et irrésistible. Il nous fera redécouvrir ses plus belles chansons - et quelques nouvelles - sous ce jour différent et original.

Pour entrer en matière, il chante d'abord Si tu veux que je chante et Donne-moi une seconde, uniquement avec sa guitare, avant de nous faire découvrir son étrange assortiment d'automates.

La mise en scène de spectacles de chansons est un art délicat. Lorsqu'on en fait trop, elle risque d'écraser l'artiste, et lorsqu'on la prend à la légère, elle donne une impression d'amateurisme. Le défi pour l'artiste consiste à évoluer dans cette mise en scène en donnant l'impression que tout est naturel et spontané, et ce, même si tout a été savamment étudié. C'est dans cette zone idéale que se situe la réussite du spectacle d'Eicher, car le charisme du chanteur et sa maîtrise du métier sont tels qu'il n'est pas dominé un seul instant par les gadgets qui l'entourent. Le respect d'un certain équilibre y contribue: après quelques chansons faisant participer ses machines, il revient toujours à sa guitare et à ses anecdotes en toute simplicité, toujours humain et intelligent. On entendra Déjeuner en paix, Two People in a Room, Rivière, Tu ne me dois rien et bien d'autres, mais on aurait pu continuer longtemps sans se lasser, en cette froide Nuit blanche.

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