Circus Oz: les magiciens d'Oz

L'acrobate Stevee Mills sur la planche sautoir.... (PHOTO FOURNIE PAR LA TOHU)

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L'acrobate Stevee Mills sur la planche sautoir.

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Malgré ses 35 ans, le premier cirque contemporain d'Australie, Circus Oz, arrive à Montréal pour la première fois pour y présenter son spectacle familial From the Ground Up. Notre journaliste Jean Siag en parle avec le directeur de tournée de la compagnie, Ed Boyle.

Circus Oz est l'une des premières compagnies de cirque contemporain du monde et elle n'est jamais venue à Montréal. Comment expliquez-vous ça?

Je ne sais pas. Je ne pense pas qu'on a été invités avant [rires]. En vérité, nous sommes une petite compagnie de cirque parmi d'autres, même si nous existons depuis longtemps. Nous ne présentons qu'un seul spectacle à la fois, qui tourne pendant environ deux ans avant qu'on ne lance le suivant. Ç'a donc été difficile de trouver le bon timing pour venir à Montréal. Il faut vendre notre spectacle avant qu'il ne soit créé, ce qui n'est pas toujours facile.

On vous décrit comme un cirque «drôle, irrévérencieux et spectaculaire». Vous définissez-vous ainsi?

Oui, je crois que ça résume bien la philosophie de la troupe. Mais nous croyons beaucoup à ce que les individus peuvent amener au groupe. Nos interprètes n'ont pas de personnages à proprement parler. Ils jouent leur propre rôle, même s'ils grossissent leurs traits. En ce sens, on est plus proches de l'esthétique d'une troupe comme Les 7 doigts de la main que de celle du Cirque du Soleil. Nos spectacles sont bien sûr acrobatiques, mais on déconne beaucoup sur scène aussi. On est là pour avoir du plaisir.

Parlons de From the Ground Up, que vous avez créé il y a deux ans à Melbourne. De quoi est-il question dans ce spectacle?

L'imagerie de ce spectacle nous a été inspirée par les photographies en noir et blanc de Charles Ebbets, qui a représenté les travailleurs de la construction des années 30 dans des poses très décontractées, en train de manger leur lunch, par exemple, alors qu'ils se trouvaient juchés très haut dans les airs sur des poutres métalliques. Il y a un lien entre ces travailleurs, qui ont passé leur vie à construire des gratte-ciel dans des conditions dangereuses, et le travail de l'artiste de cirque. Une immense poutre métallique est donc au centre de la scénographie, et nous y faisons des numéros de trapèze, de funambule, de jonglerie, etc.

Il y a plusieurs acrobates sur scène, mais il y a aussi, paraît-il, un magicien parmi les 13 interprètes...

Oui, c'est le meilleur des pires magiciens ou le pire des meilleurs magiciens. Rien n'arrive au moment où ça doit arriver. Parfois, son numéro échoue, parfois, il est réussi. C'est de l'humour typiquement australien. Ce personnage apporte un côté un peu décalé au spectacle, même s'il y a des acrobaties de très haute voltige. L'idée est de faire valoir la personnalité de chacun des interprètes. Nous avons également deux acrobates autochtones, qui donnent une autre couleur au spectacle. On s'est demandés ce qu'il restait de la culture aborigène si on regardait en dessous des gratte-ciel... C'est un volet du spectacle qui montre toute la diversité de l'Australie.

Il y a toujours de la musique live dans vos spectacles. C'est une des caractéristiques de votre compagnie?

Absolument. Ça fait partie de la signature de Circus Oz. Dans ce spectacle, il y a trois musiciens qui forment un petit groupe rock. Ils interprètent leurs propres compositions: du rock, du dubstep, du jazz, du ska, c'est très varié. Le band participe aux numéros, il n'est pas juste planté là sur scène. Et les 12 ou 13 acrobates jouent eux aussi d'un instrument de musique à un moment ou à un autre du spectacle. En fait, tous les acrobates ont un rôle de soutien. Il y a une dynamique de groupe qui est très intéressante.

Parlez-moi d'Antoine Carabinier, du Cirque Alfonse. Il remplace l'un de vos acrobates. Pourquoi l'avoir choisi?

Le directeur artistique, Mike Finch, a rencontré Antoine il y a quelques années à Melbourne. Lorsqu'un de nos acrobates s'est blessé, on s'est mis à la recherche d'un artiste qui pourrait le remplacer pour notre tournée nord-américaine. Le fait qu'Antoine soit Canadien nous facilite un peu la vie d'un point de vue administratif, mais il avait bien sûr toutes les qualités que nous recherchions. C'est un artiste polyvalent; il fait notamment de la planche sautoir, de la roue Cyr, du trapèze, de la jonglerie. Antoine a surtout une énergie et une personnalité vraiment intéressantes sur scène. C'est la première fois que nous travaillons avec un non-Australien, et j'avoue que ça se passe très bien!

À la TOHU du 27 février au 9 mars.




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