OSM: grand retour chez Decca avec L'Aiglon

Entouré d'acteurs vêtus d'uniformes napoléoniens, Kent Nagano a... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Entouré d'acteurs vêtus d'uniformes napoléoniens, Kent Nagano a annoncé hier l'enregistrement de l'opéra L'Aiglon en mars prochain.

Photo Robert Skinner, La Presse

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Mario Cloutier

Kent Nagano et l'Orchestre symphonique de Montréal préparent leur retour au sein de la prestigieuse étiquette Decca. L'OSM est en négociation avec la maison de disques dans le but d'immortaliser l'opéra L'Aiglon d'Ibert et Honegger, une oeuvre méconnue dont un seul autre enregistrement existe.

C'est en nourrissant L'Aiglon que l'OSM tente d'ouvrir le bec de la grande maison de disques britannique Decca. Ce serait une première collaboration entre les deux institutions, depuis la signature d'un contrat exclusif dans les années 80 par l'OSM, alors dirigé par Charles Dutoit.

«C'est le bon moment, a indiqué hier le directeur musical de l'orchestre, Kent Nagano. Un seul enregistrement a été réalisé, dans les années 50. Cette oeuvre représente un intérêt pour les jeunes avec ses thèmes universels et intemporels: la dépression, les déceptions, les relations parents-enfants et les rêves de jeunesse.»

L'affaire n'est toutefois pas conclue avec Decca, comme le note l'OSM, dans son communiqué, en soulignant que l'enregistrement «constituerait un projet de disque avec Decca».

N'empêche que l'ambiance est à la fête à l'orchestre puisque cette adaptation musicale de la pièce d'Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac) sera présentée en première nord-américaine les 17, 19 et 21 mars avec les voix, notamment, d'Étienne Dupuis, Marianne Fiset et Kimy McLaren, qui en ont présenté quelques extraits hier à la presse.

Autre rareté, l'oeuvre, racontant le destin tragique du fils de Napoléon Bonaparte, a été écrite à quatre mains par les compositeurs Arthur Honegger et Jacques Ibert.

«Entre les années 20 et la Deuxième Guerre mondiale, c'était une époque très spéciale à Paris, dit d'ailleurs Kent Nagano pour expliquer le peu d'échos qu'a eu L'Aiglon jusqu'ici. L'esthétique culturelle était en train de changer et Ibert et Honegger l'ont bien capturé. C'est une musique qui n'est pas bruyante ni spectaculaire, mais évoque la tristesse d'une époque révolue tout en célébrant une nouvelle joie créative.»

Pour souligner l'importance de ce moment phare de sa saison, l'OSM a décidé de plonger dans l'époque napoléonienne en collaboration avec le Quartier des spectacles, qui projettera à l'extérieur de la PdA la création en direct de tableaux inspirés de l'opéra.

Des causeries préconcert auront lieu aussi chaque soir de représentation. Enfin, une vingtaine de spécialistes de la reconstitution historique de la garde napoléonienne circuleront parmi les spectateurs à la Maison symphonique lors de la grande première.

«C'est très important de célébrer la langue française et son côté unique, a déclaré Kent Nagano, dans un français de plus en plus mélodique, afin d'expliquer son choix artistique. C'est une langue élégante, pas dans le sens que dicte l'argent, mais par sa façon d'être, son esthétique, son attitude. Et c'est une brillante composition d'Ibert et d'Honegger.»

Il est à noter que la présentation se fera donc sans surtitres.

L'Aiglon - Le fils de Napoléon, à la Maison symphonique les 17, 19 et 21 mars.

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