Dylan dit que la mort de vedettes l'a beaucoup affecté

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Associated Press
NEW YORK

Bob Dylan s'est confié sur sa musique et ses compositions à l'écrivain et ancien producteur télévisuel Bill Flanagan.

Au cours d'une entrevue questions-réponses publiée sur son site internet, mercredi, Dylan a reconnu que la mort de plusieurs grandes vedettes, dont Muhammed Ali et Merle Haggard, l'avait touché de plein fouet.

«Nous étions comme des frères. Nous vivions dans la même rue. L'espace qu'ils remplissaient est maintenant vide. Je me sens seul sans eux», a-t-il déclaré.

Une source anonyme proche de l'organisation de Bob Dylan a raconté que le chanteur voulait faire une entrevue pour son site internet. Flanagan, un ancien producteur à la chaîne MTV, a accepté de la conduire. «Il n'a pas d'argent ou la moindre compensation en arrière de tout cela», a-t-elle affirmé.

Flanagan lui a entre autres demandé les raisons pour lesquelles il aimait placer les chansons qui ne correspondaient pas au reste d'un album sur la première plage, citant l'exemple de Rainy Day Women, John Wesley Harding, Girl from the North Country, All the Tired Horses ou Tweedle Dee & Tweedle Dum.

«Tweedle Dee & Tweedle Dum n'est pas une chanson bizarre. Je pensais à l'époque qu'elle était plutôt normale. Je le pense encore aujourd'hui, s'est-il défendu. Quant aux autres, plus je me demandais quoi faire avec elles, moins elles semblaient pouvoir se placer quelque part. Je les plaçais en début d'album pour m'en débarrasser. Je ne suis pas aussi sûr pour Rainy Day Women, car elle annonce ce qui va venir.»

Il se montre un peu sévère avec ses collègues. «Il y a plusieurs grands chanteurs qui écrivent des morceaux faibles. Un grand nombre d'auteurs-compositeurs ne savent pas chanter (...). Si on peut écrire ses propres chansons, c'est l'idéal, mais personne ne vous blâmera si en on le fait pas. Barbra Streisand et Tom Jones n'en écrivaient pas.»

Flanagan a demandé à Dylan les raisons pour lesquelles Elvis Presley ne s'était pas présenté à une session d'enregistrement du chanteur folk et de George Harrison. Dylan a rétorqué: «il est venu, c'est nous qui ne l'étions pas.»

Il a aussi parlé de Frank Sinatra. «Je sais qu'il appréciait Forever Young. Il me l'a dit. Il était comique. Nous étions sur sa terrasse, un soir, et il m'a lancé en pointant vers les étoiles: "toi et moi, mon pote, on a les yeux bleus, nous sommes là. Ces types-là, ils sont en bas".»

Âgé de 75 ans, le chanteur s'est dit admiratif d'Amy Winehouse, une chanteuse décédée à la suite d'abus d'alcool à l'âge de 27 ans.

«Elle était la dernière artiste vraiment personnelle», a-t-il affirmé.

Bob Dylan, qui doit publier Triplicate, un nouvel album triple composé de reprises du répertoire américain, le 31 mars, admire aussi les récents albums d'Iggy Pop, Imelda May, Valerie June et des Stereophonics.

«Ces chansons ont été écrites pour l'homme de la rue, monsieur et madame Tout-le-Monde. Ce sont des admirateurs de Bob Dylan, ou peut-être pas», a-t-il répondu à son interlocuteur qui lui demandait si l'album allait plaire à ses fans.

L'hommage rendu à Ray Charles par Willie Nelson et Wynton Marsalis en 2011, Hew We Go Again: Celebrating the Genius of Ray Charles, auquel a participé la chanteuse Norah Jones, lui a aussi plu.

Bob Dylan sera au Centre Bell, le 30 juin.




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