Vance Joy: tout pour plaire

«Je suis surpris par l'enthousiasme et l'accueil que...

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«Je suis surpris par l'enthousiasme et l'accueil que j'ai au Canada. Surtout à Montréal et au Québec. Je joue devant des foules aussi grandes et bruyantes qu'en Australie. C'est un sentiment incroyable. Naturellement, j'ai envie de m'investir ici», explique Vance Joy.

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Le décor chic et contemporain de l'hôtel où a lieu l'entrevue contraste avec son look d'Australien décontracté. Alors que notre photographe prend place, il fredonne une mélodie qu'il enregistre avec son téléphone.

La grandeur et le naturel de Vance Joy attirent l'attention quand on le rencontre. Il a beau être une star pop en devenir, l'ancien étudiant en droit et joueur de football semi-professionnel demeure terre à terre.

Il est heureux d'interrompre sa tournée d'amphithéâtres en première partie de Taylor Swift pour se produire au Festival d'été de Québec ce soir, sur la scène du parc de la Francophonie.

Vance Joy repassait par Montréal avant-hier après un spectacle au Métropolis en octobre dernier, et quelques mois après avoir attiré une foule beaucoup plus imposante que prévu pour la (trop) petite Scène des arbres du festival Osheaga.

«Je suis surpris par l'enthousiasme et l'accueil que j'ai au Canada. Surtout à Montréal et au Québec. Je joue devant des foules aussi grandes et bruyantes qu'en Australie. C'est un sentiment incroyable. Naturellement, j'ai envie de m'investir ici.»

Avant-hier, Vance Joy s'est produit devant 16 000 personnes au Centre Bell avant Taylor Swift. Il avait l'attention de la foule. Il a notamment offert une reprise de Stay With Me de Sam Smith, son récent extrait Georgia et son tube Riptide.

La petite histoire

Vance Joy - James Keogh, de son vrai nom - a grandi en banlieue de Melbourne. «Mon père tenait beaucoup à ce que j'apprenne la musique. J'ai appris le piano à 6 ou 7 ans. Je n'étais pas bon pour lire la musique, mais j'ai développé mon oreille. Je pouvais reproduire des mélodies comme le thème de Mission: Impossible», raconte-t-il.

Pour son 14e anniversaire, son père lui a offert une guitare. «Je jouais des chansons des Red Hot Chili Peppers, de Nirvana et de Metallica. Puis, j'ai commencé à écrire mes propres chansons à l'âge de 16 ans. C'était moyen.»

Dans les années qui ont suivi, James Keogh ne considérait pas la musique comme une voie professionnelle. Il a étudié en droit et mené une carrière de footballeur semi-professionnel au sein des Lions de Coburg, qui font partie de la Victorian Football League. «Je finissais toujours par procrastiner avec ma guitare.»

En 2009, il accouche d'une première chanson qui s'avère convenable à ses yeux. «C'est en fait la chanson Winds of Change sur mon album», précise-t-il.

Parallèlement à ses études, l'artiste commence à participer à des soirées open mic et à donner des spectacles dans des cafés le dimanche matin. C'est à cette période qu'il se met sérieusement - mais inconsciemment - à la musique. Il enregistre un EP, qui contient une certaine pièce nommée Riptide.

Le reste appartient à l'histoire de ce tube mis en ligne en mai 2012 avant de s'écouler à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde. Cet accueil a permis à Vance Joy de signer un contrat de plusieurs albums (chose rarissime en 2015) avec Atlantic Records, filiale de la major Warner.

Vance Joy a également pu travailler avec le réalisateur Ryan Hadlock. Si le nom de ce dernier est associé aux Lumineers, ce n'est pas cette collaboration qui a convaincu Vance Joy de lui confier la réalisation de son premier album, Dream Your Life Away, sorti en septembre dernier.

«Je le connaissais sans le savoir. J'aimais beaucoup les albums du chanteur britannique Johnny Flynn et j'ai appris en arrivant dans son bureau que c'est lui qui les a réalisés. Ryan est bon pour ajouter de la chaleur aux chansons. Et il a un magnifique studio à la périphérie de Seattle; il est aménagé dans une ancienne ferme et il est rempli d'instruments.

«J'ai aimé la partie de l'enregistrement de l'album où Ryan a expérimenté. Pour la chanson Wasted Time, il a ajouté des arrangements de clavier inattendus. Il a fait la même chose ailleurs avec une machine à écho. J'aime quand j'amène une chanson à telle distance et qu'on la rend plus loin.»

Rester les pieds sur terre

Vance Joy a déjà quelques compositions en réserve pour son deuxième album. Mais il assurera la première partie de Taylor Swift jusqu'à la fin de l'année, avant une mini-tournée australienne.

Quand Vance Joy craint d'être égocentrique dans ses choix, il pense aux conseils que lui donneraient ses amis. Et comme auteur-compositeur, il rappelle l'importance «de se mettre au défi».

N'est-il pas un bel exemple de musicien terre à terre qui a tout pour plaire sans se complaire?

Après avoir assuré la première partie de Taylor Swift au Centre Bell, avant-hier, Vance Joy se produit ce soir au Festival d'été de Québec sur la scène du parc de la Francophonie.

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