Now And On Earth: détruire pour mieux rebâtir

Le groupe Now And On Earth.... (Photo: fournie par le groupe)

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Parmi les clichés du monde de la musique, il y a la «pression du deuxième album». L'histoire classique: après le succès relatif d'un premier disque, un artiste retourne en studio et se sent accablé par la pression de devoir répondre aux attentes nouvellement créées.

Les gars de Skip the Foreplay, une curiosité de la scène metalcore apparue à Montréal il y a trois ans, n'avaient pas l'intention de vivre cet archétype. Comme ils avaient envie d'emprunter une nouvelle direction musicale avec leur deuxième effort, ils ont carrément sabordé leur groupe pour repartir à zéro sous un nouveau nom, Now And On Earth.

Leurs affaires allaient pourtant assez bien, merci. Recruté par Epitaph - label dirigé par Brett Gurewitz, guitariste de Bad Religion -, Skip the Foreplay a fait des tournées aux États-Unis, au Canada et au Japon, en plus de participer à la caravane estivale du Warped Tour. Avec son intriguant mélange d'échantillonnages électro, de double-pédale et de hurlements, la formation a vite trouvé sa niche dans l'une des innombrables alcôves de la musique lourde.

«Tout s'est passé très rapidement, raconte le guitariste Mathieu Maltais. Quand on a signé avec Epitaph, ça faisait six mois qu'on jouait de la musique ensemble.»

L'impasse est apparue lorsqu'est venu le temps de réfléchir à la suite des choses. «Le projet a pris une tournure différente, explique Maltais. On a vieilli, nos influences ont changé. On voulait explorer autre chose.» Le changement de cap est devenu d'autant plus nécessaire que des membres du groupe ont décidé de quitter le navire.

«L'expérience de Skip the Foreplay n'était pas une erreur, on a eu beaucoup de plaisir. Mais aujourd'hui, on sait ce qu'on veut et où on s'en va.»

Repartir de zéro

Le nom du nouveau projet, Now And On Earth, est tiré du titre du premier roman publié par l'auteur Jim Thompson, un récit autobiographique pessimiste et sombre qui raconte la vie d'un travailleur d'usine d'aviation pendant la Seconde Guerre mondiale. «On trouvait que ça collait bien à ce qu'on voulait faire», indique Mathieu Maltais.

Le résultat de cette refonte est Blacked Out, un disque lancé cette semaine qui mise sur des guitares agressives, explosives, des mélodies puissantes et des textes noirs, colériques. On y parle de relations amoureuses qui éclatent, de dépression, de dépendance... Rien de très joyeux, donc, surtout en comparaison avec l'esthétique de fête perpétuelle que véhiculait Skip the Foreplay.

La rupture est tellement frappante, en fait, que le groupe a dû convaincre les gens d'Epitaph du bien-fondé de leur démarche avant qu'ils n'acceptent de poursuivre la collaboration.

«Il a fallu regagner leur confiance et repartir de zéro avec eux. On a enregistré une chanson, on la leur a envoyée, et c'est après qu'ils ont décidé de nous donner le budget pour l'album complet.»

Cette fois, les gars de Now And On Earth ont le sentiment d'avoir trouvé leur véritable identité. «On a mis beaucoup d'effort dans les textes, dans leur intensité, dit Mathieu Maltais. Ce sont les paroles qui ont donné le ton.»

La méthode semble fonctionner, puisque le groupe a déjà accumulé du matériel en vue d'un deuxième album. «C'est le signe que, musicalement, nous sommes à la bonne place.»

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METALCORE. Blacked Out. Now And On Earth. Epitaph.

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