Robert Charlebois, toujours là pour la musique

Robert Charlebois aime-t-il la musique classique? «Je dirais... (Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

Agrandir

Robert Charlebois aime-t-il la musique classique? «Je dirais plutôt que je suis un éclectique», répond-il.

Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Caroline Rodgers
La Presse

«Quand la musique est belle, que ce soit du rock, du jazz ou du classique, je suis toujours là.»

C'est en ces termes que Robert Charlebois, porte-parole 2017 du Concours musical international de Montréal (CMIM), explique sa participation à ce rendez-vous annuel très attendu des mélomanes. Cette année, le CMIM, qui fête ses 15 ans, se déroulera du 2 au 12 mai et sera consacré au piano.

«Peut-on dire que j'aime la musique classique? Je dirais plutôt que je suis un éclectique. Je suis fou de Chopin et de Beethoven, je peux dire que j'aime les écrits de Mozart, ses lettres, mais sa musique ne m'émeut pas, sauf le Requiem, et je trouve que Bach est éblouissant, mais froid. J'adore Tchaïkovski, c'est spectaculaire, angoissé. Je crois qu'il n'y aura plus jamais de génies comme ces compositeurs, parce que nous vivons dans une ère de distraction, de dispersement. Les Mozart et Chopin consacraient toute leur vie à leur art. Ils n'étaient pas distraits par la publicité, les médias, les talk-shows.» 

« Des oeuvres géniales comme celles qu'on a connues avant l'arrivée des médias électroniques, on n'en verra plus.»

Le premier contact de Robert Charlebois avec le piano a eu lieu chez son oncle, un riche chocolatier qui avait épousé une Anglaise et qui vivait à Westmount. Il avait 5 ans.

«Je viens d'un milieu plus modeste, mais chez ma tante Doris, il y avait un piano à queue. Quand j'arrivais chez elle, j'allais tout de suite vers l'instrument. J'étais fasciné et je me faisais peur avec les notes graves.»

Quelques années plus tard, on l'envoie au pensionnat, où il commence à étudier l'instrument avec une religieuse.

«Elle m'enseignait du Mozart, mais je transformais tout en honky-tonk.»

Pour lui, la guitare est la reine des instruments, et le piano en est le roi.

«Le classique et la pop ont beaucoup de choses en commun, mais moi, je ne me considérerai jamais comme un pianiste. Je suis un pianiste d'accompagnement qui peut piocher fort et faire de l'esbroufe. Quand tu contrôles un piano, tu peux mieux comprendre un orchestre.»

«Avec une compétition comme celle-là, on a des virtuoses qui se dépassent, entre autres parce que le public est là.»

Programmation

Cette année, 24 jeunes pianistes de 15 pays se disputeront 125 000 $ en prix. La première épreuve et la demi-finale se dérouleront du 2 au 7 mai, à la salle Bourgie. La finale aura lieu à la Maison symphonique les 9 et 10 mai, avec l'Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction du chef allemand Claus Peter Flor. Juste avant le concours, le 26 avril, on présentera le concert Pianos en liberté, une soirée d'improvisation qui permettra la création d'une oeuvre de François Dompierre, avec I Musici et deux pianistes improvisateurs français, Bruno Fontaine et Jean-François Zygel.

Au concert gala du 12 mai, on entendra non seulement le lauréat de 2017, mais aussi des lauréats des années antérieures, soit la soprano Measha Brueggergosman, le pianiste Serhiy Salov et le violoniste Benjamin Beilman.

Les épreuves et le gala seront diffusés en direct sur le site du CMIM et offerts sur demande sur sa chaîne YouTube. De plus, les finales et le gala seront diffusés en direct et offerts pour trois mois sur medici.tv.




publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer