Nufonia Must Fall: le projet fortuit de Kid Koala

Kid Koala... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Kid Koala

Photo Marco Campanozzi, La Presse

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Un robot solitaire obsédé par la musique en pince pour une employée de bureau pour laquelle il voudra composer des chansons d'amour. Voilà en une phrase le sujet du spectacle multidisciplinaire Nufonia Must Fall du DJ, musicien, producteur, compositeur et auteur de BD à ses heures Kid Koala, qu'on pourra voir à la Cinquième Salle de la Place des Arts à compter de vendredi.

Nufonia Must Fall est un film créé en direct par des marionnettistes pendant que sur la même scène, le quatuor à cordes Afiara et Kid Koala jouent la musique composée par le DJ montréalais. Le public peut suivre au grand écran l'histoire d'amour entre le robot et Malorie qui se déroule dans un avenir indéterminé, tout en observant en direct les créateurs du film disséminés sur la scène.

Inspiré de la BD du même nom qu'a publiée Kid Koala en 2003, Nufonia Must Fall est né d'une série de rencontres fortuites avec des créateurs qui ne se connaissaient pas. En un tout petit mois, il y a trois ans de cela, Koala - Eric San pour les intimes - a croisé sur son chemin le scénographe américain K.K. Barrett, bras droit des cinéastes Spike Jonze et Sofia Coppola, le marionnettiste montréalais Félix Boisvert et le musicien Adrian Fung de l'Afiara String Quartet. Rapidement, il a eu l'idée de monter avec eux un film-spectacle différent.

«K.K. est venu voir mon spectacle Vinyl Vaudeville à Los Angeles, il a vraiment aimé ça et a exprimé le désir qu'on fasse quelque chose ensemble. Je lui ai envoyé ma BD en ne pensant pas qu'il l'utiliserait, mais il a suggéré qu'on en fasse un film dont je pourrais jouer la musique sur scène avec le quatuor. Finalement, on a décidé de faire ce film en direct: c'est beaucoup plus dangereux et amusant.»

Kid Koala est un grand romantique qui a grandi avec les films de Chaplin, d'où le choix du noir et blanc pour sa BD et son film-spectacle. Il s'est reconnu dans la vision de Barrett, dont l'objectif primordial est de provoquer des moments forts en émotion.

«Plutôt que de faire de mon livre un spectacle de quatre heures, K.K. a sélectionné des scènes pour en faire quelque chose qui tiendrait en une heure. Pour lui, la technique passe au second plan. Si une scène n'a pas de justification émotionnelle, il la coupe. Les spectateurs pleurent en regardant les marionnettes. Ils savent que c'est du plastique, mais ils embarquent dans l'histoire.»

Créé au festival Luminato de Toronto en 2014, Nufonia Must Fall a fait le tour du monde et poursuivra son chemin aux États-Unis, en Asie et en Amérique du Sud au cours des mois qui viennent.

Six représentations à la Cinquième Salle de la Place des Arts, du 2 au 5 septembre

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