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Chris Hadfield se prépare au lancement de son album

Celui qui a fait partie de différents groupes... (Photo archives La Presse canadienne)

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Celui qui a fait partie de différents groupes pendant quelque 25 ans avait décidé avant sa mission à bord de la Station spatiale internationale, en 2012, qu'il voulait essayer d'enregistrer de la musique dans l'espace.

Photo archives La Presse canadienne

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Nick Patch
La Presse Canadienne
Toronto

Deux mois avant son lancement, Chris Hadfield peut dire sans se tromper que son premier album aura un petit quelque chose d'universel.

Space Sessions: Songs from a Tin Can sera lancé le 9 octobre, et deviendra le premier album enregistré au moins en partie à l'extérieur de la planète.

La collection de 11 chansons - incluant sa célèbre reprise du succès Space Oddity de David Bowie - ne vise pas à faire de Hadfield une grande vedette musicale. C'est plutôt une nouvelle étape de la mission de l'astronaute à la retraite visant à transmettre son amour du voyage spatial au public.

En entrevue avec La Presse Canadienne, jeudi, Chris Hadfield a indiqué qu'il était aussi ravi par ce projet que par les photographies qu'il a prises ou toute autre description verbale de son expérience.

Celui qui a fait partie de différents groupes pendant quelque 25 ans avait décidé avant sa mission à bord de la Station spatiale internationale, en 2012, qu'il voulait essayer d'enregistrer de la musique dans l'espace. Il ne s'attendait cependant pas à faire face à des difficultés astronomiques pour réaliser son projet.

La gravité, ou plutôt son absence, a été la principale coupable. Pour enregistrer une chanson, il a d'abord fixé un iPad au mur avec du Velcro et a utilisé son micro pour capter le son. Éventuellement, il a déterminé que le meilleur endroit pour enregistrer était dans la petite capsule où il dormait, avec un micro branché à son iPad qui flottait devant lui. Il a été heureux d'avoir pris avec lui une guitare acoustique compacte, parce qu'un plus grand modèle n'aurait sans doute pas réussi à entrer dans sa capsule.

Réussir à jouer de cette guitare a toutefois été un autre défi.

«Jouer de la guitare dans une navette est difficile, parce qu'il n'y a rien pour stabiliser la guitare, a-t-il expliqué. La guitare vous glisse presque toujours des mains. Si vous êtes guitariste, c'est comme jouer en vous tenant sur votre tête.»

«Le producteur qui m'aidait, Paul Mills, m'a dit »ton jeu de guitare est un peu brouillon«, a-t-il ajouté en riant. J'ai répondu: »Ah oui? Tu essaieras de venir ici et de jouer de la guitare.»

Sa voix était aussi différente, explique-t-il, parce que les sinus ne se drainent pas mécaniquement comme ils le font sur Terre.

«Il n'y a pas de gravité pour faire sortir les fluides de votre tête, a-t-il spécifié. Vous avez donc toujours la tête congestionnée, la langue et les cordes vocales enflées.»

Les enregistrements dans l'espace sont malgré tout devenus la base de Space Session. De retour sur Terre, Hadfield a retravaillé les chansons avec le producteur Robbie Lackritz et une équipe de musiciens professionnels.

Lorsqu'on lui demande de décrire le son de l'album, l'ex-astronaute dresse une liste d'influences principalement canadiennes: Gordon Lightfoot, Leonard Cohen, Ian & Sylvia, Great Big Sea et The Kingston Trio.

Chris Hadfield avait apporté certaines des chansons avec lui dans la navette pour les terminer en orbite, tandis que d'autres ont été composées entièrement dans l'espace. Il a collaboré avec son frère Dave et a coécrit Beyond the Terra avec son fils, Evan.

Bien sûr, l'endroit où il se trouvait s'est révélé une grande source d'inspiration.

Window of my Mind a été écrite après qu'il eut parcouru l'étendue du Canada en quelques minutes seulement, tandis que Space Lullaby décrit comment l'astronaute tentait de se rapprocher de ses trois enfants.

Lorsqu'on lui parle de Feet Up, Hadfield se remémore les rigueurs du décollage et ses premières sensations en apesanteur.

Après 166 jours dans l'espace, cette sensation n'a jamais perdu de son attrait. Hadfield en parle comme «un tour de magie qui ne se termine jamais».

Il a récemment réécouté «Feet Up» et, d'une certaine façon, la chanson l'a ramené dans l'espace.

«Elle m'a mis un sourire aux lèvres, a-t-il confié. Tout ce que cette musique signifie pour moi, la manière dont elle a été créée et ce qu'elle représente dans ma vie. Pour moi, c'était une belle partie de l'expérience.»

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