Joe Cocker meurt à 70 ans

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Joe Cocker en spectacle à Montréal, le 9 juillet 2009.

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Shaun TANDON
Agence France-Presse
NEW YORK

Le légendaire rockeur britannique Joe Cocker, dont la carrière s'étend sur plus de quatre décennies et qui a notamment interprété une reprise de With a little help from my friends des Beatles, est décédé à l'âge de 70 ans.

Originaire de Sheffield, une ville industrielle du nord de l'Angleterre, Joe Cocker est décédé dimanche soir aux États-Unis. Il était «sans aucun doute le plus grand chanteur de rock/soul jamais produit par le Royaume-Uni», a commenté son agent Barrie Marshall dans un communiqué.

«Un incroyable talent, une vraie vedette, mais aussi un homme bon et humble qui adorait se produire sur scène», a ajouté M. Marshall qui n'a pas révélé la cause du décès du chanteur.

Sa maison de disques Sony Music a révélé que le chanteur souffrait d'un cancer du poumon.

Et selon le Yorkshire Post, le journal local d'où venait Joe Cocker, il est décédé dans l'État américain du Colorado, où il vivait depuis plus de vingt ans, au milieu de la nature, avec son épouse Pam.

Il avait acquis sa notoriété dès la fin des années 1960 grâce à sa reprise de With a little help from my friends des Beatles, morceau qu'il avait interprété de sa voix rauque lors du festival de Woodstock en août 1969.

Dans un tweet, Ringo Starr, l'ancien batteur des «Fab Four», a d'ailleurs rendu hommage à son compatriote. «Adieu et que Dieu bénisse Joe Cocker, de la part d'un de ses amis. Peace and Love», a-t-il écrit.

Paul McCartney, l'ancien bassiste des Beatles, a fait part de sa «tristesse» dans un communiqué.

«C'était un adorable gars du nord que j'aimais beaucoup, j'adorais sa façon de chanter. J'étais aux anges quand il a décidé de chanter une reprise de With a little help from my friends», a déclaré Sir Paul.

«Nous t'avons toujours aimé et tu nous manqueras à jamais», a écrit de son côté Steven Tyler, le chanteur d'Aerosmith, sur Twitter.

Drogues et alcool

Parmi ses plus grands tubes, on compte You are so beautiful, Unchain my heart, une reprise du classique de Ray Charles, Night Calls, mais aussi Up where we belong, un duo avec Jennifer Warnes qui avait fait partie de la bande originale du film An Officer and A Gentleman. La chanson avait remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale en 1983.

Autre tube portée par un film: You can leave your hat on, entendu dans Nine ½ Weeks avec Mickey Rourke et Kim Basinger en 1986.

Mais Joe Cocker n'avait pas grand chose du glamour qui entoure généralement les vedettes du rock: souvent débraillé, une éternelle barbe de trois jours, le crâne prématurément dégarni, il n'a jamais défrayé la chronique par ses frasques, à l'inverse d'un Mick Jagger, par exemple.

Pour autant, Joe Cocker avait aussi sa part d'ombre. Récemment, il revenait dans les quelques interviews qu'il accordait sur les folles années 70 qui l'avaient vu «plonger la tête la première» dans la drogue et l'alcool.

«Au début des années 70, la drogue et l'alcool se sont invités. Souvent, lorsqu'on est jeune et qu'on ne s'en fait, on ne se rend pas compte combien il est difficile de reprendre le dessus, une fois qu'on a plongé», racontait-il à la radio américaine NPR en 2012.

Curieusement, ni son talent, ni son succès ne lui ont permis d'être accueilli au Panthéon des vedettes, le Rock and Roll Hall of Fame, ce dont le chanteur Billy Joel s'était ému en septembre dernier pendant un concert à New York.

Joe Cocker laisse derrière lui sa femme, Pam Cocker, une belle-fille et deux petits-enfants. La famille a prévu des obsèques privées.

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